img1231

Spécial Léo Henry, auteur atypique à la forte personnalité... Les nouvelles présentées ici sont dans cette veine, Le Cas Julien Declerq-Costa mélange fantastique et Men in Black à la française pour un résultat des plus sympathique mais le gros morceau reste Le Major dans la perpendiculaire, incursion uchronique dans le petit monde de la SF parisienne des années 60, un périple avec et autour de Boris Vian : une indéniable réussite baroque.

Avec Pantin, Olivier Caruso fait le fantastique bizarre, louchant vers le Brasil de Terry Gilliam, domage qu'il manque un petit quelque chose, pour approfondir l'univers et donner une cohérence interne au deux ambiances de la nouvelle. Contrepied total avec Dead Horse Point de Daryl Gregory, un texte très touchant et efficace, sur l'isolement des proches d'une scientifique imergée totalement dans ses théories sur la physique quantique, donnant lieu à des périodes catatonique de plus en plus longue. Là encore, le gros morceau de ce numéro.

Le cahier critique, toujours bien fournit, amène quelques nouvelles plumes tandis que Pierre Stolze se focalise sur les adaptations BD de Stefan Wul. Paroles de Libraire ouvre ses pages à la Librairie Charybde, un agréable moment sortant un peu du sentier battu des interviews des numéros précédents.

Vient ensuite le dossier sur Léo Henry avec une interview fleuve des plus captivantes. Ce qui n'est pas le cas avec le portrait réalisé par Alain Damasio qui finit par lasser sur la longueur, tout en mettant bien en exergue le style de Léo Henry. Déjà évoqué et présenté dans l'interview, Léo Henry revient sur son ami et co auteur des nouvelles autour de Yirminadingrad avec Ce qu'à écrit Jacques Mucchielli, touchant.

Enfin Gravity donne l'occasion à Roland Lehoucq de disserter sur la phyique orbitale dans Scientifiction.

Bref, un numéro atypique qui mérite le détour, histoire de sortir des sentiers battus. Bonne pioche.