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Bien que ce Bifrost n°73 soit dédié à Lovecraft, les nouvelles présentées ne sont pas majoritairement rattachée au thème de l'horreur cosmique... Forbach de Thomas Day est bien dans la veine, son texte est plaisant mais moins percutant que ces dernières productions. Changement brutal de registre avec Une épouvantable odeur de lavande de Claude Ecken qui lorgne du côté du polar psychologique, sympathique. Géomorpho de Céline Zufferey nous mène sur la piste d'un zonard dans un cadre cyberpunk, un médiocre queutard qui perira par là où il a pêché, amusant sans plus. Enfin retour à une forme d'épouvante avec Les Détails d'un China Miéville en forme.

Après le cahier critique vient un Paroles de Libraire longtemps attendu en ce qui me concerne, un entretien qui résonne avec l'édito d'ailleurs...

Vient enfin le dossier qui est très conséquent, retour sur la vie de Lovecraft et contre quelques idées reçues à son sujet. Petit détour ensuite avec les précurseurs et influence, notamment Poe et Machen. Si le détour par le Mythe m'a paru anecdotique, l'analyse de la technique d'écriture par Laurent Kloetzer est des plus sympathiques. Viennent ensuite un résumé de la critique française (ou les traductions d'essais) de Lovecraft en France avant un tour d'horizon du merchandising autour du Necronimicon et autres ouvrages assimilés. Enfin le dossier ce termine avec un petit guide de lecture d'ouvrage du maître ou d'autres auteurs inspirés par l'oeuvre.

Scientifiction de Roland Lehoucq passe Pacific Rim à sa moulinette, en réussissant à porter le débat sur le trafic qui fait rage dans le domaine de la paléontologie. Parolede Nornes revient sur l'état de santé de Lucius Shepard et le Prix des lecteurs de Bifrost : Christian Léourier rules ! La revue se termine sur la rubrique des sorties en poches, porteuses de quelques idées d'achat.

Au final un numéro des plus satisfaisants qui ouvre bien l'année.