20 novembre 2009
La Brigade Chimérique Tome 1 à 3 de Lehman, Colin, Gess et Bessoneau


La première guerre mondiale a donné naissance à toute une population de
super héros, surgis de l'horreur des tranchées et des premières
expériences sur le radium.
Ils se sont définis des zones d'influence en Europe et intriguent les uns avec les autres en cette fin des années 30.
Mabuse a fait basse sur une bonne part de l'Europe Centrale, le régime communistes de Nous Autres règne sur la Russie, Le Nyctalope protège Paris tandis que Irène Curie et Frédéric Joliot poursuivent l'oeuvre de Marie Curie, en Espagne La Phalange écrase la république, à Prague le Golem prophétise...
Chaque tome comporte deux épisodes pour un total de douze, prologue et épilogue inclus.
Ses six premiers présentent les différents protagonistes et l'univers très particulier mis en place par Lehman et Colin, une Europe uchronique très sombre à l'ambiance proche de l'histoire réelle. Des évènements anecdotiques seront résolus tandis que nous faisons connaissance avec la Brigade Chimérique, ex garde prétorienne de feu Marie Curie. Dans l'ombre des alliances se nouent et chacun avance ses pions pour atteindre des objectifs occultes.
On a hâte d'en savoir plus !
Je ne suis pas très amateur du trait de Bess mais la mise en couleur de Céline Bessoneau est très réussie. Le scénario de Serge Lehman et de Fabrice Colin est une réussite. On adhère rapidement, les références à la fois érudites et accessibles, Jung par exemple...
Bref La Brigade Chimérique est une indéniable réussite, véhiculant une ambiance de salons parisiens des années trente. Sombre, captivante et bien menée. A suivre !
Il en a parlé : Fantasy au petit déjeuner.
19 novembre 2009
Figurines de La Bataille du col du crâne
Cela doit bien faire 20 ans que les figurines de Games Workshop / Citadels m'intriguent ou me narguent. Faute de moyens financiers, de talents, de patience et de toutes formes d'intérêt pour le modélisme je n'ai jamais passé le cap.
Suite à un petit moment de lassitude informatique et un à gros Skaven, en couverture d'un magazine,en librairie, qui m'a fait de l'oeil. J'ai finalement succombé, plein de bonnes résolutions : ne pas peindre les dites figurines et les assembler pour pratiquer le jeu.
J'ai donc acheter la boite de base de Warhammer Battle (attiré par le côté baroque de l'humour et repoussé par l'ambiance monotone et fasciste de Warhammer 40 000). Las, il m'a bien fallu constater que les figurines non peintes ne rendent pas grand chose, par ailleurs la boite contenait de la peinture (mais pas de rouge et de blanc) et mon épouse, modéliste dans l'âme, me tannait pour jouer du pinceau.
J'ai donc développé cette semaine, une technique de peinture sur figurine dite "effet macro" (ou plus honnêtement "à l'arrache"). Le but étant d'obtenir un effet d'ensemble coloré rapidement.
A noter que le nombre de figurines fournies dans cette boite de base me semble assez intéressant par rapport à la moyenne des prix pratiqués dans la gamme.
Pour les décors, j'ai déjà mis la main sur une colline d'un très bon rapport qualité prix qui se combinera fort bien avec les éléments qui accompagnait les figurines.
Dès que j'aurai terminé la lecture des règles, je me lancerai en solitaire ou contre un honorable ami et effectuerai ici des comptes rendus de parties scénarisés (genre la bataille de la colline en boite d'oeuf ou la crête des pots de confitures vides).
18 novembre 2009
Le sommet des dieux Tome 2 de Taniguchi et Yumemakura

Poursuite de l'enquête de Fukamachi. Pour mettre la main sur l'appareil photo putatif de Mallory, il faut trouver Habu, pour le trouver il faut le comprendre et pour ce faire il faut aussi comprendre Hase...
Le côté obsessif de cette enquête devient de plus en plus évident, Fukamachi cherchant à fuir les démons qui le hantent depuis l'accident dans l'Himalaya.
Côté réminiscences et témoignages, le récit de deux expéditions d'Habu évoqués précédemment est effectué : les Grandes Jorasses et l'Everest. Deux expéditions mettant en lumière la part positive d'Habu malgré sa soif d'absolu. Enfin la légende très solaire d'Hase est nuancée en mettant en lumière quelques points d'ombres qui le rapproche d'Habu.
Un récit toujours aussi magnifique avec des récits d'escalades prenant et spectaculaires. La folie habitant les deux héros de cette histoire prend corps. Une sage très prenante...
15 novembre 2009
La forge de Vulcain de Roger Leloup

Seconde aventure vinéenne de Yoko Tsuno et sans doute l'une des meilleures...
On y constatera aussi son amour pour les engins volants humains ou extra-terrestres sans sombrer toutefois dans les excès de la fin de la série.
Par les actualités Yoko apprend qu'une exploitation pétrolière off-shore est confrontée à des difficultés inattendues au large de la Martinique, se heurtant à une matière inconnue à ce jour. Concluant à une présence des Vinéens dans le secteur, elle décide de sauter sur l'occasion pour reprendre contact.
Sur place, elle constate que la situation de l'exploitation s'est considérablement dégradée et réussit à se rendre utile dans le sauvetage d'un vinéen en détresse. Ce premier contact humain - vinéen ne se présente pas sous les meilleures auspices d'autant plus que les dirigeants de ces derniers semblent particulièrement tendus.
Invitée dans les profondeurs de la terre, Yoko sera confrontée à des vinéens aux bords de la guerre civile et lancés dans des projets titanesques du fait de l'intensification des essais nucléaires souterrains humains. Par ailleurs, Khâny semble avoir besoin d'elle tant pour son statut de terrienne que par son absence de fichage au sein du système de sécurité vinéen.
Dans cet album, les vinéens paraissent moins sympathiques : encore plus sécuritaires que précédement et surtout plus bellicistes. Dès que la tension monte, le moindre engin ou outil est converti en arme... Yoko devra faire des pieds et des mains pour éviter que la situation ne dégénère en conflit armée voire en mini apocalypse.
L'action est menée tambour battant dès la deuxième page de l'album et la tension ne redescend que par les interventions comiques de Pol. Prenant, doté d'une intrigue solide, mêlant action et concept scientifique, La forge de Vulcain est sans aucun doute le meilleur album mettant en scène les vinéens, et un incontournable de la BD SF.
L’usage des armes d’Iain M. Banks

Il était une fois, bien loin d’ici, de l’autre côté du puits
de gravité, une terre magique où il n’existait ni rois, ni lois, ni argent, ni
propriété, mais où chacun vivait en prince, où les gens étaient très bien
élevés et ne manquaient de rien. Ces gens vivaient en paix, mais ils
s’ennuyaient ferme, car le paradis peut faire cet effet au bout d’un
moment ; ils se lancèrent donc dans les bonnes œuvres. Disons qu’ils se
mirent à rendre visite aux gens plus défavorisés. Et toujours ils s’efforçaient
d’apporter avec eux ce qu’ils considéraient comme le bien le plus
précieux : la connaissance, l’information. Une information aussi étendue
que possible car ces gens avaient une étrange particularité : ils
méprisaient les rangs, les grades, et détestaient les rois…comme tout ce qui
relève de la hiérarchie…
Retour à la Culture… Sma en est une représentante atypique
dans la mesure où elle œuvre pour Contact en tant que diplomate, cherchant à
mettre fin à nombre de conflits en dehors de la Culture. Elle est
appelée en urgence, lorsque les Mentats de Contact identifient une crise
interplanétaire imminente dans un amas stellaire. Sma ne peut rien, il leur faut un politique indigène de
talent, à la retraite. Le seul individu capable de le convaincre de reprendre du
service est un ex agent de la Culture : Zakalwe. Ce dernier n’est pas un natif de la Culture, cet homme,
recruté par Sma, a néanmoins fait le coup de feu un peu partout dans l’univers
au service de Contact. Etant lui aussi à la retraite, Sma semble la personne la
plus appropriée pour le remettre en selle. Seul soucis on a perdu la trace de
Zakalwe… mais heureusement celui-ci semble se prendre pour un Mentat de
Contact…
Sma, cet… homme… a complètement merdé la dernière
fois ; nous avons perdu cinq ou six millions d’individu dans cette
histoire, et tout ça parce qu’il n’a pas voulu sortir du Palais d’Hiver pour
arranger les choses. Si je te montrais certaines des scènes d’horreur qui se
sont déroulés là-bas, tes cheveux en blanchiraient d’un seul coup. Et
maintenant, c’est ici qu’il est sur le point de déclencher une catastrophe
majeure. Depuis qu’il lui est arrivé ce qui lui est arrivé sur Fohls – depuis
qu’il essaie de jouer les humanistes, ce type est une véritable catastrophe ambulante.
En admettant qu’on réussisse à le retrouver et à l’emmener jusqu’à Voerenhutz,
je me demande avec inquiétude quel chaos il va bien pouvoir semer là-bas. Cet
homme porte
Le récit est organisé en deux trames alternée, la première quasi linéaire suis les pérégrinations de Sma puis de Zakalwe. Tandis que la seconde centrée sur des réminiscences de Zakalwe fonctionne à rebours, les évènements passés surgissant étant de plus en plus lointain et témoignant d’un malaise profond.
- Oui, je sais. Vous m’avez sauvé
Un texte maîtrisé et bien pensé mais pas particulièrement plaisant à lire, sa construction m’a paru trop alambiquée et certaines réminiscences trop hermétiques pour emporter pleinement l’adhésion. Un roman intéressant mais pas passionnant.
08 novembre 2009
Monnayé de Terry Pratchett

Tu viens d’ouvrir la porte à un vieux chat qui a perdu la
notion de contourner les obstacles, se dit-il tandis qu’il remontait
Oui, mais le travail malhonnête a failli me faire pendre ! protesta-t-il.
Et alors ? Une pendaison, ça ne prend que deux minutes. Une commission de la caisse de retraite, ça prend toute une vie !
Moite Von Lipwig a réformé la Poste de fond en comble, elle fonctionne désormais sans accroc tandis que lui-même s’embourgeoise. Sa fiancée, émancipatrice de golems, étant loin pour une grosse affaire, il s’ennuie. Passant le temps en s’introduisant par effraction dans ses propres locaux… Heureusement Vétérini veille !
- Un banquier ? Moi ?
- Oui, monsieur Lipwig.
- Mais je ne sais pas diriger une banque !
- Tant mieux. Pas d’idées préconçues.
- J’ai dévalisé des banques !
- Epatant ! Il vous suffit de raisonner dans l’autre sens, répliqua un seigneur Vétérini à la figure épanouie. L’argent doit rester à l’intérieur.
Et voilà, Lipwig qui replonge dans le milieu de requins du capitalisme suite aux manigances d’une veuve rouée, d’un tyran bienveillant et d’un chien affectueux. A la tête d’une organisation poussiéreuse qu’il ne comprend pas et face à des adversaires puissants, Moite va encore une fois foncer tête baissée et produire une petite révolution dans les mentalités.
- Si vous étiez naufragée sur une île déserte, qu’est-ce que vous préféreriez ? Un sac de patates ou un sac d’or ?
- Oui, mais Ankh-Morpok n’est pas une île déserte !
- Et ça prouve que l’or n’a que la valeur qu’on veut bien lui accorder, non ? Ce n’est qu’un rêve. Mais une patate, ça vaut toujours une patate, n’importe où. Une noix de beurre et une pincée de sel, et vous avez un repas, n’importe où. Enterrez de l’or et vous craindrez pour toujours les voleurs. Enterrez une patate, et, à la bonne saison, il se peut que vous touchiez un dividende de mille pour cent.
- Vous n’allez tout de même pas me faire croire que vous comptez nous instaurer l’étalon patate, dites ? » lança sèchement Sacharissa.
Moite sourit « Non, pas du tout. Mais, dans quelques jours, je vais distribuer de l’argent. L’argent n’aime pas rester immobile, vous savez. Il aime sortir et se faire de nouveaux amis. »
Le recoin du cerveau de Moite qui s’efforçait de suivre sa langue songea : Dommage que je ne puisse pas prendre ça par écrit, je ne suis pas sûr de pouvoir tout me rappeler.
Bien que moins touffu que Timbré, ce roman est bien rempli, jonglant avec le caractère turbulent de Moite, les intrigues alambiquées de Vétérini, la condition des golems, des cas de démence et de stupidité dans la haute société, un chien, les enquêtes du guet, des comptables, des Igors, des génies à moitié fou, un fantôme nécromant, des sex toys, un risque de guerre et des comptables…
Bien mené, prenant, Monnayé est indéniablement une grande réussite se
hissant sans problème parmi les meilleurs tomes de
04 novembre 2009
Kim de Rudyard Kipling

La lecture Des puissances de l’invisible de Tim Powers m’a amené à ce roman et je ne le regrette pas…
A présent que, selon le langage pittoresque de Mahbub, il avait troublé la citerne de la curiosité à l’aide du bâton de la précaution, Kim tombait à propos, véritable envoyé du Ciel ; et, aussi prompt de décision que léger de scrupules, Mahbub Ali, habitué à mettre à profit toutes les sautes du vent de l’occasion, se servit de Kim sur-le-champ.
Kim, orphelin britannique élevé en Inde par la dernière maîtresse de son défunt père est un gamin vif, intelligent et débrouillard qui a très tôt compris l’avantage de savoir passer tant pour un européen que pour un hindou de basse caste… Toujours à traîner, en quête de nouveauté, il se lie avec un lama tibétain en pèlerinage quand une de ses connaissances, un maquignon afghan, Mahbub, se sert de lui pour transmettre un message.
La seule différence étant qu’en lieu et place d’une intrigue amoureuse, il s’agit cette fois du fruit des travaux d’un réseau d’espionnage britannique au sein de royautés potentiellement rebelles.
Le gamin manipulant le lama avec brio réussit à orienté les pas de ce dernier vers la destination du message qu’il transporte. En chemin toutefois, après quelques péripéties l’adolescent à la langue bien pendue et le vieux prêtre se lieront d’une amitié très profonde… Quelques temps plus tard, l’ex régiment du père de Kim croisera leur route et la tendance à l’indiscrétion du gamin lui vaudra une séparation d’avec le moine et un retour forcé au sein de la communauté britannique d’Inde.
- Ils vont faire de moi un sahib – c’est ce qu’ils pensent. Je reviendrai après-demain. Ne t’afflige pas.
- De quelle espèce ? Un homme comme celui-ci, ou celui-là ? (Il désigna le père Victor.) Un comme ceux que j’ai vu ce soir – comme ces hommes qui portent des sabres et marchent pesamment ?
- Peut-être.
- Cela n’est pas bien. Ces hommes-là suivent le désir et trouvent le vide. Il ne faut pas que tu sois comme eux.
- Le prêtre d’Umballa a dit que mon Etoile annonçait la guerre, insinua Kim. Je vais demander à ces fous… mais cela n’en vaut pas la peine. Je m’échapperai cette nuit, car, avant tout, je voulais voir des choses nouvelles.
Rétif à l’éducation classique, il devra à la présence bienveillante de Mahbub d’être introduit auprès du responsable britannique du réseau d’espionnage. Après quelques tractations et avoir accepté de cesser de fuguer du collège, Kim sera initié au Grand Jeu…
Après trois années d’études et quelques rencontres hautes en couleurs, Kim, presqu’à l’âge d’homme, obtiendra le droit de reprendre la route avec le lama bienveillant. C’est alors, qu’au cours de ce premier congé , qu’il plongera dans le Grand Jeu malgré lui et prouvera sa valeur…
«Retourne, ou on va te prendre ta place ! Ne crains rien pour l’ouvrage, frère – pas plus que pour ma vie. Tu m’as donné le temps de respirer, et Strickland sahib m’a fait reprendre pied. Nous pourrons encore travailler ensemble au Jeu. Adieu ! »
Kim se hâta vers son compartiment ; gonflé d’orgueil,
n’en croyant pas ses yeux, mais un peu agacé de n’avoir pas la clef des secrets
dont il se sentait entouré.
Plus qu’un récit d’aventure ou d’espionnage, Kim est une fresque de l’Inde de Kipling. Son amour de sa diversité transparait dans le texte, ainsi que son sens de l’humour ironique. Les échanges entre musulmans, hindouistes et bouddhistes étant assez amusants. Bien que résolument pro empire britannique, le texte n’est pas manichéen et tourne souvent en dérision les européens qui ne comprennent pas l’orient. Au-delà de tout ceci, se trouve aussi le récit d’une solide amitié entre deux êtres que tout séparait : le vieux moine tibétain et le gamin des rues insolant. Plusieurs intrigues mêlées et une solide galerie de personnages hauts en couleurs achèvent de faire de ce roman un excellent moment.
01 novembre 2009
Ludiquement comptable - samedi 31 octobre
Ce samedi nous nous sommes retrouvés en ordre dispersé pour se lancer dans les plus casse tête des jeux en notre possession, histoire de changer des jeux plus chaotiques (Citadelles par exemple).
Yann (en rouge) étant arrivé le premier nous nous sommes lancés dans une partie de Taluva qu'il remporte de manière propre et nette.
Laurent arrivant peu de temps après la fin de cette première partie, nous en avons effectuons une seconde en sa compagnie. Partie rythmée par des prises de risques insensées de Sophie (en brun) que j'ai quasiment systématiquement sanctionnées. Laurent (en jaune) a vite pigé le système mais Yann remporte encore une belle victoire.
A ma demande nous nous lançons ensuite dans Caylus, malheureusement cela faisait plus d'un an que nous n'y avions pas joué... Petite confusion de ma part et de celle de Laurent, ne permettant pas la sortie du bâtiment permettant d'ériger des habitations (cerclé en rouge sur la photo), Yann (en jaune) rattrape le tir et nous fait à tous une belle entourloupe en jouant sur le couple bailli - prévot, s'assurant ainsi une avance écrasante.
Laurent ayant amené Mykerinos, nous y avons initié Sophie. Partie assez étrange vu que j'ai déjoué la stratégie de Laurent (se placer second le plus souvent possible) au premier tour et que Yann a bénéficié d'un nombre hallucinant de Lady Violette.
Résultat des courses : Yann 53, Sophie 30, Efelle 22, Laurent 20...
Désolé pas de photo, je n'y ai pas pensé.
Après le repas pour lequel Jérôme nous a rejoint, nous avons enchaîné à cinq avec Condottiere. Partie où j'ai joué de manière implacable (mais notre oubli d'un point de règles m'a permis de tenir mes positions lors de la seconde manche) grâce à une excellente main de départ. Le vent a tourné dès que nous avons appliqué correctement les règles (le Condottiere change de main après une bataille nulle) et Laurent, Yann et finalement Jérôme se sont retrouvés en situation de balle de match. C'est finalement l'emploi de la combinaison Hiver et Clef de la ville qui me permet de remporter la victoire sur le dos de Yann.
Enfin Laurent (en rouge) et Yann (en blanc) m'ont initié à Sylla, un jeu très plaisant mais que nous ne maîtrisions pas totalement, Laurent a misé sur la construction et l'accroissement de ses revenus tandis que Yann embrassait une carrière politique en alignant nombres de sénateurs, de mon côté j'ai privilégié la gestion des évènements et une approche plus équilibrée.
Laurent démontrera que l'argent est le nerf de la guerre et s'envolera au score malgré une bévue en gestion d'évènements. De mon côté à défaut de victoire, je me suis retrouvé avec un léger pouvoir de nuisance coûtant la totalité des chrétiens présents (et minoritaire chez moi) et une longue crise parlementaire.
Jeu très plaisant, varié et plus léger que Caylus, il faudra y revenir.
Vu l'heure matinale, nous nous séparés et j'espère que tout le monde est bien rentré chez soi.
28 octobre 2009
L'Orgue du Diable de Roger Leloup

Deuxième aventure de Yoko Tsuno, lançant les aventures technologiques de l'héroïne.
Le trio est en train de faire un reportage au fil du Rhin quand il assiste à une chute dans le fleuve. La rescapée est une certaine Ingrid Hallberg, organiste déplorant le suicide de son père sur la rive proche. Très vite les évènements se précipitent et Yoko en voulant aider son prochain se retrouvent agressée à plusieurs reprise de manière assez violente.
De fil en aiguille, il apparait que le père d'Ingrid aurait travaillé à la restauration d'un orgue monstrueux. Reste à trouver le dit instrument et comprendre la raison de toutes ces agressions.
L'Orgue du Diable est un thriller très efficace et rythmé, le trio s'appuie massivement sur du matériel TV pour avancer ainsi que sur les compétences en arts martiaux et le côté casse-cou de Yoko. On ne s'ennuie pas un instant dans cette histoire qui révèlent beaucoup de surprises tout en jouant avec les codes du fantastique. Sans doute un des meilleurs tomes de la série.
L'empire des mille planètes de Mézières et Christin

Second album de Valérian et Laureline, ce tome ci trahit son âge. Le trait de Christin n'est pas aussi fouillé que par la suite et le récit à un petit côté rétro SF avec une ambiance se situant quelque part entre Jack Vance et Leigh Brackett. Ambiance agréable mais les personnages sont quelques peu inconsistants, surtout Laureline, ça personnalité rebelle n'apparaissant que dans l'album suivant Bienvenue sur Aflolol.
L'intrigue est assez simple, les deux agents sont envoyés sur Syrte, capitale d'un empire du bout de la galaxie, afin d'évaluer une civilisation qui n'a jamais connu l'influence terrienne.
Rapidement les deux héros vont se faire repérer et se retrouver à plusieurs reprises dans les griffes de la caste des connaisseurs, prêtres obscurantistes qui étendent leur influence méphitique dans tout l'empire.
Malgré un postulat de départ pas très folichon, le scénario prend son envol, les péripéties rappellent vraiment un roman de Vance (avec les facilités que cela suggère), et se révèle agréable mais malheureusement pas transcendant.
Un bon album mais qui trahit son âge, il date de 1971 (la période 1980 avec les deux doubles albums me parait beaucoup plus recommandable) et semble maintenant assez anecdotique. A réserver aux inconditionnels de la série.






















