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J'ai interrompu ma bouderie vis à vis de Bifrost pour ce numéro dédié à Pierre Pelot, auteur que je voulais mieux connaître. Si la nouvelle Pour une nuit m'a laissé sur le bord de la route, la déroute d'un écrivain en mal d'inspiration face à un visiteur dérangeant dans L'Amidéal m'a plus accroché. Néanmoins, c'est Greg Egan avec les Yeux de l'arc-en-ciel, une nouvelle SF accessible et extrêmement bien pensée, qui remporte la palme.

Le cahier critique bien qu'agréablement argumenté souffre toujours de son train de retard (notamment avec Les Nefs de Pangée paru en août 2015), dommage.

Le gros morceau est bien entendu dans le dossier sur Pierre Pelot, l'article fleuve Cinquante ans d'écriture de Claude Ecken, dresse une biographie d'un écrivain haut en couleurs, ayant beaucoup persévéré et évolué. L'entretien qui suit le complète efficacement. La revue de ses premiers romans sous pseudonyme, par Philippe Boulier et celle de ses romans noirs par Laurent Leleu donnent une bonne idée de l'oeuvre. La revue des autres oeuvres marquantes donne la touche finale,notamment avec C'est ainsi que les hommes vivent (chroniqué par Gromovar) qu'il va falloir que je lise.

Scientifiction, tenu par Frédéric Landragin, traite de manière efficace et accessible du langage et des traducteurs automatiques tant actuellement que dans la science fiction, un article intéressant et des plus sympathiques.

Suivent Paroles de Nornes et Dans les poches qui me coûteront l'acquistion de Jadis à très court terme...

Bref, un bon cru pour Bifrost.