Les Terres de Sienn d'Istin, Pona, Gomes et Stambecco
Sadwin est un roi déchut, son royaume nain et tous les siens ont été anéantis. Bien décidé à faire renaître ce dernier de ses cendres, il est en quête de l'ossuaire de Yarlig, les restes du mage le plus puissant de tous les temps. Une puissance à même de faire des miracles... Rien n'arrêtera cet impitoyable mercenaire.
Laam est une demi elfe rouée, inlassablement elle vend son camarade le troll Frozen de villages en villages pour que le sacrifice de ce dernier apporte la prospérité... Bien évidemment tout aussi inlassablement, elle ne manque pas de le délivrer sans se préoccuper des conséquences. Enfin Frozen est un troll alcoolique et mélancolique, le dernier de son espèce, jouet et otage de Laam. Leur trajectoire obliquera brusquement quant un hasard les mettra sur la trace du sanctuaire de Yarlig...

Et c'est ainsi que démarre une histoire qui recycle et transforme celle du western de Sergio Leone, Le bon, la brute et le truand.
Et si l'ambiance et les rebondissements suivent globalement le film, les deux scénaristes ont pris soin d'apporter quelque touches de leur cru dans ce monde agonisant, ravagé par la guerre. Notamment avec la figure d'Absynthe, ex prostituée manchote et apprenti magicienne qui joue sa propre partition...

Si le personnage de Sadwin, réincarnation de Sentenza, est pétris de noirceur et de rancoeur, c'est celui de Laam qui reste le plus travaillé. Loin de l'opiniatreté à survivre et à se venger de Tucco, la demi elfe apparaît comme un personnage plus fragile et tourmentée, tout en restant redoutable. Quant à Frozen, il est le seul à ne pas sembler avoir de sang sur les mains et n'être pas rongé par le cynisme.
D'épreuves en confrontations, les deux groupes chemineront vers un dénouement original qui n'emprunte rien à Sergio Leone. Un bon moment, bien distrayant et une série B efficace.



