Sandman volume 4 de Neil Gaiman

Ce quatrième recueil s'ouvre sur deux histoires sans lien avec l'arc principal à savoir La peur de choir, récit assez convenu sur les affres du créateur et Le parlement des freux un récit à tiroir, très bien mené revenant sur quelques personnages déjà croisé, avec pas mal d'humour.
Ensuite vient Le Chant d'Orphée, explicitant un récit précédant et livrant une interprétation horrifique du mythe d'Orphée. Un très bon moment et un prologue habile pour l'arc Vie Brèves. Dans ce dernier, alors que le Rêve se laisse aller suite à un énième chagrin amoureux, Délire se met en tête de retrouver leur frère disparu depuis plusieurs siècles. Devant le refus catégorique du Désir et du Désespoir, elle se présente devant Morphée qui accepte pour se changer les idées et convaincu que cette quête est vaine.
Mais on ne cherche pas la Destruction impunément, ils constateront que le sort s'acharne sur tous les immortels en mesure de les renseigner...
Sandman jettera l'éponge un temps, avant de se faire tancer par sa soeur aînée puis secouer par le Destin, joie des relations familiales entre Infinis.
Et le récit de rebondir vers une conclusion subtile et riches en interprétations (à explorer dans les bonus de fin de tome). Cette quatrième intégrale ne déçoit pas, l'imagination foisonnante et la culture étendue de Gaiman maintenant la qualité de la série.

