La Licorne de Gabella et Jean
1565, l'Europe est le champ de bataille de deux organisations occultes. L'une le Temple d'Asclépios se compose de médecins, la plupart prétendumment mort, dépositaire du savoir des anciens quant à l'autre il semble s'agir d'une branche de l'église, mené par un chasseur extraordinaire...
Ambroise Paré est en train d'opérer quand un collègue défunt, vient agoniser dans ses bras... Le voilà embringuer dans cette aventure du côté du Temple qu'il raillait, à courir après des tapisseries fatales qui excitent des convoitises.
Au fil des pages et des rencontres avec d'autres figures normalement défunte à cette époque, Ambroise découvrira une espèce mythique, les Primordiaux, incarnation de créatures légendaires mais à l'aspect d'écorché. Ces créatures extraordinaires sont au coeur d'un complot fomenté pour changer la nature de l'humanité. Fini les humeurs et l'influence des astres remplacées par des "mykrobios".
Mais dans cette affaire personne ne joue franc jeu, plusieurs membres du complot éclésiastique jouent leur propres partitions, des Primordiaux se trouvent des deux côtés et ceux alliés au Temple ont servis au membre de ce dernier une version expurgée de l'histoire...
Ambroise Paré, Andrea Vésale, Michel de Nostre-Dame, de Vinci, le casting est impressionnant surtout que la série n'est pas avare en scènes d'action, voir ses veillards augmentés s'agiter est assez amusant, ça compense la noirceur de l'intrigue.
Baroque, déjanté, bien documenté (multipliant les clins d'oeil) et finalement cohérent, La Licorne est un récit nerveux et addictif qui remplit bien son office, un bon moment.




