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Les lectures d'Efelle
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11 août 2012

Stormbringer de Michael Moorcock

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Stormbinger (1977)

Les sorciers de Pang Tang ont réussis à invoquer les puissances du Chaos, la guerre de conquête qu'ils lançent prend rapidement des allures d'Apocalypse, d'Armaggedon, de Ragnarok... Bref la fin du monde est en marche. Elric se trouve parmi les puissants qui s'y opposent mais le combat semble désespérer. Heureusement des serviteurs du Destin vont sortir de leur sommeil pour confier quelque tâches pour contrer Pang Tang et le Chaos.

Une fois, ils virent au loin un spectacle d'épouvante : une foule démoniaque et déchaînée détruisant un village disposé autour d'un château qui était lui-même en flammes, tandis qu'à l'horizon une montagne crachait le feu et la fumée. Les pillards avaient forme humaine, mais c'étaient des créatures dégénérées, qui buvaient le sang avec la même facilité qu'ils le versaient. Ils étaient commandés, bien qu'il ne prît pas part à leur orgie, par un cadavre orné d'atours éclatants, coiffé d'un casque d'or et brandissant une épée de feu, à califourchon sur le squelette animé d'un cheval.

L'histoire est assez brutale et guidé Elric accomplit une à une les tâches qui lui sont fixés, accumulant les succès sans pouvoir toutefois empêcher le monde d'être englouti par le Chaos. Entre deux séquences bourrines, Elric connait le doute mais néanmoins avance en bon petit soldat...

- Cette responsabilité me pèse... Le Dieu Mort parlait des hommes et aussi des dieux commme de simples ombres, jouant un petit spectacle de marionnettes avant que le rideau se lève vraiment sur l'histoire de la Terre et que les hommes prennent leur destin en main. Ensuite, Sepiriz me dit que je dois combattre le Chaos et aider à détruire le monde que je connais, sans quoi l'Histoire et le Grand Dessein du Destin ne se réaliseront pas. Par conséquent, je dois passer par des épreuves déchirantes afin d'accomplir ma destinée, je dois combattre les hommes et les dieux sans jamais connaitre la paix de l'esprit, et je dois causer la mort de notre Ere pour qu'un jour des hommes qui ne connaîtront rien à la magie ni aux sphères supérieures puissent évoluer dans un monde où le Chaos n'aura plus accès et où la justice sera devenue une réalité et non un vague concept dans l'esprit des philosophes.

Fin du cycle, Moorcock se défoule dans les scène d'action mais ne m'a pas convaincu. Grâce à son épée, Elric triomphe de tout et collectes les objets utiles à la mission suivante. Un peu basique tout ça... Reste les états du héros, un ou deux moments dramatique et surtout un joli final. Une page se tourne avec ce roman assez moyen.

 

Elric à la Fin des Temps (1984)

Bien que prenant place pour Elric en début de cycle, cette nouvelle a été placée en épilogue car l'aventurier est projeté à la Fin des Temps, un univers baroque objet d'un autre cycle... Alors qu'une agent est dépêchée pour le recueillir et le ramener dans son époque, Elric se méprend et vois dans l'attirail de la jeune femme et surtout son véhicule, une manifestation du Chaos. Pour lui pas de doute, il est dans un des domaines du Chaos est un de ses Seigneurs se joue de lui...

Les autochtones, par contre, sont bien attentionnés et surtout serviable, notamment Werther de Goethe qui discerne un destin tragique en Elric. Un pair en somme... Alors que ses puissants vont divertir Elric en lui offrant des aventures et des quêtes lui rappelant son quotidien, la jeune femme se démène parmi les cadres de son organisation pour trouver une solution et remettre Elric dans son époque.

Une nouvelle très amusante, Moorcock tourne en dérision son héros, exposant ses préjugés et névroses. Un excellent moment plein d'originalité.

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