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Les lectures d'Efelle
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10 août 2009

Le marchand de Venise de Shakespeare

Suivi de Beaucoup de bruit pour rien et Comme il vous plaira

 

 

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Par curiosité j’avais il y a quelques années de cela fait l’acquisition de ce livre pour découvrir Le marchand de Venise dont le thème me paraissait assez glauque. Pour ma peine et mon inculture me voici devant trois comédies assez légères.

 

Le Marchand de Venise 

Lancelot – Vraiment, donc, j’ai peur que vous ne soyez damnée et de père et de mère : ainsi, quand j’évite Scylla, votre père, je tombe en Charybde, votre mère. Allons, vous êtes perdue des deux côtés.

Jessica – Je serai sauvée par mon mari : il m’a faite chrétienne.

Lancelot – Vraiment, il n’en est que plus blâmable : nous étions déjà bien assez de chrétiens, juste assez pour pouvoir bien vivre les uns à côté des autres. Cette confection de chrétiens va hausser le prix du cochon : si nous devenons tous des mangeurs de porc, on ne pourra plus à aucun prix avoir une couenne sur le gril.

 

L’usurier juif Shylock accepte de prêter de l’argent à son contempteur Antonio, pour le bénéfice de Bassanio, ami de ce dernier mais sans crédit. Argent nécessaire pour mener à bien sa cour auprès d’une dame. Piqué par le mépris d’Antonio, Shylock accepte de prêter sans intérêt mais exige la remise d’une livre de chair de la part de son débiteur en cas de défaut de remboursement à la date dite.

Pendant ce temps là, un ami de Bassanio, trame l’enlèvement de Jessica, la fille de Shylock, pour l’épouser. Las, cette dernière n’oublie d’emporter quelques objets précieux lors de sa fuite avec son promis. Pendant ce temps là, les navires marchands d’Antonio font naufrage et le contraigne à la faillite. Shylock enragé par la fuite de sa fille, compte bien se venger sur la personne d’Antonio…

Le sujet est assez sombre mais l’ensemble vire assez vite à la comédie romantique, avec une intrigue secondaire amusante vers la fin. Plaisant et amusant.

 

Beaucoup de bruit pour rien 

Béatrice  – Eux, princes et comtes ! Vraiment, voilà une accusation princière ! Un magnifique comte ! Le beau comte confit ! Un galant fort sucré à coup sûr ! Oh ! Pour l’amour de lui, si j’étais un homme ! Si du moins, j’avais un ami qui voulût être un homme pour l’amour de moi !... Mais la virilité s’est fondue en courtoisies, la valeur en compliments, et les hommes ne sont plus que des langues, et des langues dorées, comme vous voyez ! Aujourd’hui, pour être aussi vaillant qu’Hercule, il suffit de dire un mensonge et de le jurer ! A force de désir je ne puis pas être homme, je mourrai donc femme à force de douleur. 

Quiproquo amoureux, tandis que l’amour de Claudio et Héro semble entendue, tout le monde s’emploie à mettre en couple Bénédict et Béatrice. Pendant ce temps là, le sombre Don Juan planifie la perte d’Héro.

Une histoire assez légère avec l’apparition d’agents du guet assez loufoques mais efficaces…

 

Comme il vous plaira 

Orlando – Je ne suis pas un manant, je suis le plus jeune fils de sire Roland des Bois : il était mon père, et trois fois manant est celui qui dit qu’un père a engendré des manants ! Si tu n’étais pas mon frère, je ne détacherais pas de te gorge cette main, que cette autre n’eût arraché ta langue pour avoir parlé ainsi : tu t’es outragé toi-même. 

Un duc en exil dans la forêt, son titre usurpé par son propre frère. Leurs deux filles liées d’amitié. Un frère ainé qui tyrannise son cadet. Tout se petit monde va se retrouver dans la forêt sans ce soucier trop de l’usurpateur qui les a mené là. Une comédie romantique avec quelques accents plus sombres. 

Des textes légers voire un peu naïfs dans leur dénouement, plaisant mais n’emportant pas totalement l’adhésion. J’apprécie plus les drames de Shakespeare (Richard III, Macbeth) que ses comédies.

 

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Commentaires
I
J'aime autant les comédies que les drames chez Shakespeare. "Beaucoup de bruit pour rien" fait partie de mes préférées pour ces fameux dialogues d'anthologie et pour les agents du guet en effet.
E
En effet ces échanges sont très plaisants.
E
Il y a dans "Beaucoup de bruit pour rien" des dialogues d'anthologie. Des duels verbaux entre Benedict et Beatrice qui me font toujours mourir de rire même 25 ans après la découverte du texte.
Les lectures d'Efelle
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