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Les lectures d'Efelle
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4 octobre 2007

Le grand dieu Pan d’Arthur Machen

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« Mais ses pensées devenaient confuses. Les hêtres s’étaient transformés en houx : çà et là une vigne serpentait de branche en branche, déployant ses pampres ou la pourpre des grappes, et le feuillage arpenté d’un olivier sauvage contrastaient parfois avec les houx obscurs. Clarke, dans les replis de son rêve, avait conscience que cette route l’avait mené de la maison paternelle à une contrée inconnue, et il en admirait l’étrangeté, quand soudain, effaçant l’été, ces parfums et ces murmures, un silence infini sembla tomber sur toutes choses : les bois se turent, et, pendant un lambeau de la durée, quelque chose qui n’était ni l’homme ni la bête, ni la vie ni la mort , mais toutes choses mêlées, l’apparence mouvante de toutes choses. Quelques secondes, et, tandis que le corps et l’âme semblaient près de se dissoudre, une voix pleura : « Allons, sortons d’ici. » Alors ce fut comme l’ombre de l’ombre par derrière les étoiles, comme l’obscurité éternelle. »

La lecture de La Pyramide de Feu m’avait motivé à acquérir ce livre mais je dois reconnaître que si cette histoire d’influence d’une puissance indicible se trouvant aux frontières de la perception humaine n’est pas inintéressante, le style très elliptique et allusif déçoit quelque peu. Tout n’est qu’enquête entre gentlemen horrifiés par ce qu’ils découvrent sans qu’on saches vraiment de ce dont il s’agit.

Pas désagréable, ni téléphoné juste un peu trop abstrait peut être quand on a beaucoup lu de Lovecraft.

« Mon cher Villiers, j’ai réfléchi à l’affaire dont vous m’avez entretenu l’autre nuit, et mon avis est celui-ci : jetez le portrait au feu ; chassez l’histoire de votre mémoire ; ne lui accordez jamais une autre pensée, Villiers, ou vous vous en repentirez. Vous allez supposer, sans nul doute, que je suis en possession de quelque information secrète, et jusqu’à certain point cela est vrai. Mais je ne sais que peu de chose ; et je suis comme un voyageur qui s’est penché sur un abîme, et a reculé terrifié. Ce que je sais est assez étrange et assez horrible ; mais par-delà ma connaissance, il y a des profondeurs et des horreurs plus horribles encore, plus incroyables que tous les contes d’hiver dits au coin du feu. J’ai résolu, et rien n’ébranlera cette résolution, de ne pas chercher à en savoir un iota de plus ; et si vous tenez à votre bonheur, vous ferez de même. »


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