07 février 2009
Top Ten, The Forty-Niners d’Alan Moore, Gene Ha, Todd Klein et Art Lyon

Changement d’équipe pour cette prequel de Top 10, l’ambiance graphique change du tout au tout et semble lorgner, à mon avis, du côté de la BD francobelge.
Le scénario se focalise essentiellement sur Steven Traynor, que l’on croise dans la série d’origine et Leni Muller, personnage propre à cette époque. L’intrigue a pour décors Néopolis à ces débuts quand les vétérans « anormaux » de la Seconde Guerre Mondiale sont parqués dans cette ville flambant neuve.
Les problématiques sont les mêmes que dans la série originale : acceptation de la différence tant sur les questions d’apparences que d’orientations sexuelles. Par contre le nombre plus restreint de personnages rend la narration moins compliquée, il n’y a que deux enquêtes simultanées.
Découverte de la ville, balbutiement de la police et pègres très puissantes… L’intrigue est plaisante et cette BD se dévore encore plus vite que les tomes précédents.
Une excellente lecture avec beaucoup moins de surenchère que dans la série initiale. Du Moore en grande forme sans pour autant atteindre le niveau de Watchmen ou V for Vendetta.
10 janvier 2009
Top Ten (livre 2) d’Alan Moore, Gene Ha et Zander Cannon

Après les premiers chapitres sombre et amusant, place à la dimension tragique et ironique…
Les deux enquêtes les plus tortueuses voient arriver leur dénouement, de manière surprenante. Alan Moore maîtrise totalement son univers et à un indéniable sens de la narration. Du côté du dessin, même si je n’accroche pas particulièrement au trait, les clins d’œil insérés ici et là sont assez amusants (j’ai repéré un toon, Astérix et Obélix, un Beatles).
Un univers toujours aussi déjanté, un scénario bien ficelé, une ode à la tolérance : que demander de plus ?
02 janvier 2009
Top Ten (livre 1) d’Alan Moore, Gene Ha et Zander Cannon

Sur une terre où super héros et méchants ont proliférés durant la seconde guerre mondiale, il a été décidé de leur dédier une ville, au sein de celle-ci tout ce petit monde vie dans un univers à leur image. L’ensemble est quelque peu sinistre et le boulot de la police loin d’être de tout repos. Car en effet, si cette dernière reçoit de l’aide d’univers parallèle, les résidents d’autres planètes ou réalité pullulent.
Top Ten propose de suivre les aventures de cette police pas comme les autres. Si l’ambiance générale est assez sombre, l’humour est omniprésent tant quelques clins d’œil présent dans les dessins que dans le ton général.
Bref c’est drôle, inventif, surprenant et ne donne pas envie d’être un super héros
25 octobre 2008
V for Vendetta d’Alan Moore et David Lloyd

La troisième guerre mondiale a ruiné le monde, l’Angleterre semble s’en être sorti sans trop de casse à part l’avènement d’un gouvernement fasciste. Les homosexuels, les minorités ethniques et les opposants politiques putatifs ont été traqués, internés et supprimés après de nombreux sévices.
Evey est une gamine orpheline qui espère arrondir ses fin de mois en se prostituant. Dès sa première tentative de racolage, elle tombera entre les griffes de la brigade des mœurs qui compte bien la violer en réunion avant de l’abattre. Elle est sauvée par l’énigmatique et théâtral V.
Ce dernier dispose d’un immense repère contenant, notamment, nombre d’œuvres culturelles interdites (un ancien musée ? ) et mène une guérilla contre les symboles du pouvoir et les dignitaires du régime. A quoi travaille V ? Que cherche-t-il à inculquer à Evey ?
En parallèle on suis les réactions des différents membres
des organes du pouvoir en place, les ambitions des uns, les doutes des autres...
Une histoire sombre, extrêmement bien menée. Un discours sur le fascisme, les limites de l’anarchie, la destinée des peuples…
Un grand Moore qui souffre legèrement malgré tout d’absence d’explications quant à l’origine des moyens de V. Je le place juste derrière Watchmen dans mon panthéon personnel.
31 août 2008
Batman The Killing Joke par Alan Moore et Brian Bolland

Alors que Batman s'interroge sur ses relations avec le Joker, ce dernier réussit à s'évader de l'asile et entend démontrer par l'exemple qu'il suffit d'une sale journée pour rendre dément un individu stable. A cela sera greffé une série de flashbacks comptant a priori les origines du sinistre bouffon.
Si le scénario de Moore manque un peu d'inspiration, le trait de Bolland confère à l'ensemble un ton horrifique très réussi et efficace.
Un bon moment mais pas un grand scénario de Moore. Dans ses travaux mineurs je lui préfère Captain Britain, nettement plus inspiré.
01 juin 2008
La ligue des gentlemen extraordinaires d’Alan Moore et Kevin O’Neill
Intégrale 2

Le décors est planté, l’intrigue annoncée dans la première
partie : la guerre des mondes commence ! Après un clin d’œil à Edgard Rice
Burroughs, les sales bêtes débarquent en Angleterre.
C’est avec une certaine ironie que l’intrigue originale de
Wells suit son cours tandis que Moore approfondi ses personnages et les
relations qu’ils tissent entre eux.
Nerveuse, passionnante, cette seconde intégrale se dévore
d’autant plus vite que le trait d’O’Neill passe mieux. Mention spéciale aux
portraits crayonnés qui clôturent le volume.
Du bon Moore, du très bon même.
29 mai 2008
La ligue des gentlemen extraordinaires d’Alan Moore et Kevin O’Neill
Intégrale 1

1898 Un certain M Bond, agent du gouvernement, mandaté par
son supérieur, le mystérieux M, engage Wilhelmina Murray. Sa mission consiste à
réunir une poignée de personnes hors normes afin de contrer les agissements
d’un dangereux mafieux asiatique. Ce dernier se terre dans Londres qu’il menace
depuis qu’il s’est emparé de cavorite. Etrange substance permettant de faire
voler n’importe quoi.
Alan Moore s’amuse à réunir une bonne partie des héros de la littérature fantastique du XIXeme siècle pour stopper ce personnage diabolique. Les références à Poe, Stocker,
Stevenson, Verne, Doyle, Wilde abondent, les personnages s’entrecroisent.
L’intrigue est bien menée, tout ce petit monde n’est pas digne
de confiance et se regarde de travers fréquemment, quand ce ne sont pas les
travers de certains qui deviennent problématiques.
Les dessins collent bien à l’ambiance steampunk, les
constructions sont souvent démesurées. Je ne suis pas fan du trait de Kevin
O’Neill mais ses personnages sont agréablement expressifs.
Beaucoup d’actions, de rebondissements et d’humour.
Un excellent moment, sans toutefois égaler Watchmen, incontournable pour les amateurs d'Adèle Blanc Sec.









