02 mai 2010

Ravage de René Barjavel

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Après avoir abandonné l'espoir d'un roman de SF made in Afrique noire, je me suis rabattu sur un ce vieux truc arraché à un vide grenier. Le genre de bouquins que les profs de français vous infligent en espérant vous détourner des littératures mineures. C'est ce que je pensais, et je m'étais complétement fourvoyé. Le roman, écrit en 1943, aborde des sujets étonnament modernes : réchauffement climatique, rôle et déchéance de l'homme dans une société automatisée, pouvoirs oligarchiques... dans un style qui a bien vieilli. La futur imaginé n'a malheureusement pas trop divergé de la réalité de 2010. J'ai comparé avec "A la poursuite des Slans", paru en 1942, et que j'ai relu récemment. Le roman de Barjavel a beaucoup mieux résisté.

Au fil de la lecture, j'ai pensé à de nombreux personnages et histoires actuelles (Berlusconi, Bové, la Brigade Chimérique, manifestations paysannes...).

En dépit de quelques relents douteux ("noir mais néanmoins très intelligent", le rôle très traditionnel de la femme dans une société saine), c'est pour moi une heureuse découverte. Un auteur d'avenir dans ma PAL :)

Vcube

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17 avril 2010

Porteurs d'âmes, Pierre Bordage

arton814

EBB

Le défi d'Efelle a bien visé. Ma pile à lire, pourtant généreuse, ne contient qu'un ouvrage de SF française. Au moins le choix est-il vite fait, ce sera Porteurs d'âmes, un des derniers Bordage.

Parti de très loin dans l'espace-temps, les romans de Bordage se rapprochent asymptotiquement du présent. Porteurs d'âmes peut d'ailleurs être considéré comme un polar actuel, où la thématique SF sert plus de béquille ex machina que de colonne vertébrale. Trois personnages aux destins pas si parallèles vont se débattre dans une région parisienne contemporaine, dépeinte comme l'aboutissement d'un cauchemar libéralophobe. Un flic en fin de course, une prostituée libérienne en fuite et un étudiant jetset affrontent une société secrète et des serial killers organisés sur fond de racisme d'état, de cynisme, d'égoïsme généralisé et de darwinisme social.

Le roman se lit bien, la mécanique est bien huilée, les personnages sont attachants, quoique stéréotypés, très « bordagiens », le quinquagénaire misanthrope, la victime tiers mondiste... Le récit est prétexte à d'autres rencontres et à la description de personnages secondaires, souvent antipathiques, parfois émouvants.

Pour conclure, un bon roman, qui se lit d'une traite, mais qui manque d'originalité, surtout au vu de la production précédente de l'auteur.

EBB = Encore un Bon Bordage

Vcube

Posté par efelle à 10:18 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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