21 juillet 2008
Le voyage en Italie de Cosey

Arthur Druey et Ian Fraschetti, deux amis d’enfance, deux vétérans du Vietnam. Art mal dans sa peau sombre dans la boisson et les idées farfelues presque suicidaires, pour Ian tout semble bien allé en apparence…
A l’occasion du pèlerinage annuel chez la famille Fraschetti en Italie, Art est invité à prendre la place de la mère d’Ian, suite au désistement de cette dernière.
L’occasion de revoir Shirley, une amie commune, un ancien
amour qui a émigrée là bas.La surprise sera de taille quand ils s’apercevront que
Shirley est toujours aussi équivoque et qu’elle leur présentera
la jeune Keo, réfugiée
cambodgienne sans attache qui rêve des Etats-Unis.
Un magnifique récit doux amer.
16 juillet 2008
A la recherche de Peter Pan de Cosey

Un village du Valais proche de la frontière italienne,
menacé par l’avancée du glacier.
Un écrivain anglais vient y chercher l’inspiration tout en
marchant sur les traces de son frère, compositeur mort à l’hôtel local des
années auparavant.
Un vieux faussaire traqué en vain par les gendarmes, un
mystérieux pianiste nocturne, une jeune femme insaisissable. Melvin Z Woodworth
cherche autant l’inspiration qu’à
retrouver quelque chose de frère… Un peu de Peter Pan qu’il relit au cours de
son séjour.
Un récit agréable et envoûtant, dans un décor hors du temps loin de ce début du XXeme siècle… Première rencontre avec Cosey et je dois reconnaître qu’il y a une sorte de magie dans ce récit lent où le silence est omniprésent.
01 juin 2008
La ligue des gentlemen extraordinaires d’Alan Moore et Kevin O’Neill
Intégrale 2

Le décors est planté, l’intrigue annoncée dans la première
partie : la guerre des mondes commence ! Après un clin d’œil à Edgard Rice
Burroughs, les sales bêtes débarquent en Angleterre.
C’est avec une certaine ironie que l’intrigue originale de
Wells suit son cours tandis que Moore approfondi ses personnages et les
relations qu’ils tissent entre eux.
Nerveuse, passionnante, cette seconde intégrale se dévore
d’autant plus vite que le trait d’O’Neill passe mieux. Mention spéciale aux
portraits crayonnés qui clôturent le volume.
Du bon Moore, du très bon même.
29 mai 2008
La ligue des gentlemen extraordinaires d’Alan Moore et Kevin O’Neill
Intégrale 1

1898 Un certain M Bond, agent du gouvernement, mandaté par
son supérieur, le mystérieux M, engage Wilhelmina Murray. Sa mission consiste à
réunir une poignée de personnes hors normes afin de contrer les agissements
d’un dangereux mafieux asiatique. Ce dernier se terre dans Londres qu’il menace
depuis qu’il s’est emparé de cavorite. Etrange substance permettant de faire
voler n’importe quoi.
Alan Moore s’amuse à réunir une bonne partie des héros de la littérature fantastique du XIXeme siècle pour stopper ce personnage diabolique. Les références à Poe, Stocker,
Stevenson, Verne, Doyle, Wilde abondent, les personnages s’entrecroisent.
L’intrigue est bien menée, tout ce petit monde n’est pas digne
de confiance et se regarde de travers fréquemment, quand ce ne sont pas les
travers de certains qui deviennent problématiques.
Les dessins collent bien à l’ambiance steampunk, les
constructions sont souvent démesurées. Je ne suis pas fan du trait de Kevin
O’Neill mais ses personnages sont agréablement expressifs.
Beaucoup d’actions, de rebondissements et d’humour.
Un excellent moment, sans toutefois égaler Watchmen, incontournable pour les amateurs d'Adèle Blanc Sec.
25 mai 2008
Empire de Mark Waid et Barry Kitson
Vu le temps que je passe à lire des bandes dessinées, il est
temps d’ouvrir cet espace à ce média.
Commençons par Empire que j’ai acquis très récemment sur les
conseils de Gromovar (Quoi de neuf sur ma pile).

Je ne suis pas un grand amateur de comics en général et j’ai
abordé le genre par la bande à savoir les œuvres d’Alan Moore… Je dois
reconnaître que je suis passé à côté de beaucoup de choses en me cantonnant à
la BD franco-belge, alors hop au boulot.
Empire donc se présente comme un drame shakespearien dans un monde où les forces du mal l’ont emportés. Golgoth, super héros maléfique, a conquis la quasi-totalité du monde et vaincu Endymion, version locale de Superman, défenseur de l’Amérique.
Que reste t il à faire quand la quasi-totalité de la planète
vous appartient et qu’il ne reste que quelques micro états non alignés et une
poignée de rebelles en déroute ? Golgoth est contraint à une course en avant sans
interruption afin d’éviter de voir surgir un ennemi imprévu, aucune pause n’est
possible, une fuite en avant sans espoir. Devant lui tout est soumis ou
détruit.
Le tyran s’est entouré d’un aréopage sinistre, qu’il tient
dans sa paume grâce à une drogue à forte addiction augmentant de manière
surhumaine les capacités physiques.
Pourtant trahisons et
conflits d’intérêt se produisent et Golgoth est contraint de faire le ménage
dans ses rangs de manière radicale : Evil feed upon itself !
Empire est violent, cru, dur, cynique et s’adresse sans nul doute à
un public adulte.
Un voyage sans concession au cœur de l’enfer, face à
l’Empire il n’y a aucun espoir. Les acteurs de ce drame sont tous des crapules
de la pire espèce et quelque soit la manière dont se termine la pièce, il n’y a
espoir à avoir. Une vision de l’apocalypse en couleurs éclatantes.









