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Spécial Stephen Baxter, je craignais le pire car le temps passant j'avais amplifié les défauts remarqués lors de ma lecture de Temps. Roman dont les personnages et une partie des mécaniques m'avait laissé dubitatif... La preuve que le temps et la mémoire nous joue des tours, je ne voyais plus que les défauts et avais énormément noirçi le tableau. Ce numéro m'aura permis de jeter un oeil neuf sur l'auteur.

Interstyles propose cinq nouvelles dont deux de Baxter. L'invasion de Vénus remet l'humain à sa place dans l'univers de manière efficace et convaincante. Par ailleurs cette fois ci, les personnages de Baxter, visiblement à l'aise dans le forme courte, sont convainquants. Un excellent texte, bien percutant.

La tête raclant la lune de Catherine Dufour, reprend l'univers d'Un temps chaud et lourd comme une paire de seins. Inversion des valeurs et ambiance ultra noire, le cocktail fonctionne toujours même si on a une sensation de déjà vu dans la première partie de la nouvelle. Un très bon texte quoi qu'il en soit.

Avec Aleph-zéro, Olivier Caruso livre un texte très efficace et un véritable personnage punk. Mécanique quantique, univers parallèles et univers imaginaire, sur fond de rencontre entre deux anciens élèves du même lycée. La nostalgie et la mémoire peuvent jouer des tours. Excellent et délicieusement ironique. Un sans faute.

Xavier Mauméjean joue avec l'homme chauve-souris dans Les mémos Wayne. Efficace, plaisant mais pas inoubliable, on reste un peu sur sa fin.

Enfin retour à Stephen Baxter avec Diagrammes du vide. Récit de jeunesse, assez aride dans lequel il est assez difficile de rentrer. L'idée sous jacente est puissante par contre. Un bilan mitigé donc, le traitement n'étant pas à la hauteur du concept.

 

Le cahier critique qui suis est dans la veine habituelle, coups de coeurs et coups de griffes, les avis sont étayés. Paroles de Libraire présente la librairie Soleil Vert, une entreprise audacieuse...

Arrive le dossier consacré à Baxter, l'entretien est sympathique mais c'est le texte Enfants de la singularité urbaine qui emporte l'adhésion, Baxter dévoilant une nouvelle facette de lui même : sa passion de l'histoire. Cette dernière couplée à celle sur l'évolution et un travail de documentation impressionnant, lui permet de raconter l'histoire de son bled natal pour se définir. Un mot : superbe ! Avec L'univers Xeelees, Emmanuel Tollé partage très efficacement sa passion pour l'auteur et le cycle, le gant est relevé je lirai Singularité. Vient enfin, la critique des autres romans de Baxter : un ensemble nuancé qui ne cherche pas à dissimuler les défauts de l'auteur.

Scientification de Roland Lehoucq et J. Sébastien Steyer signale la fin du magazine. Au programme cette fois ci Les menaces invisibles, des radiations aux virus en passant par les bactéries. Excellent travail de vulgarisation, on adhére sans réserves.

Finalement arrive Paroles de Nornes et Dans les poches, quelques informations sur les parutions récentes.

Le n°70 se révèle un excellent cru, qui donne envie de découvrir ou de donner une seconde chance à Stephen Baxter. Mission accomplie, un numéro qui eclipse sans peine le n°69 et rejoint le panthéon des meilleurs au côté du n°68.

 

 

 

Les nouvelles de ce recueil ont été lues dans le cadre du challenge "Je lis des nouvelles et des novellas".

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