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La sorcière dormante de Michael Moorcock (1977)

Nouveau recueil en trois parties ayant pour fil rouge le sorcier Theleb K'aarna.

Dans Le Tourment du Dernier Seigneur, Elric est sommairement débauché par Myshella, la maîtresse du Château Kaneloon, pour la sauver des manigances du sorcier. Une histoire pas désagréable mais pas spécialement marquante, la narration n'emportant pas totalement l'adhésion tant la quête semble facile.

Nadsokor, cité des Mendiants, était infâme parmi tous les Jeunes Royaumes. Nadsokor se trouvait à proximité du cours du Varkalk, le fleuve féroce, non loin du Royaume d'Org et de l'effrayante Forêt de Troos. Elle exsudait une puanteur que l'on percevait sur des milles à la ronde et rares étaient les visiteurs qui s'y hasardaient.

Dans le second récit, Piège pour un Prince Pâle, Elric est attiré efficacement dans la cité des Mendiants ioù le seigneur local l'attend de pied ferme avec un certain sorcier. Encore un récit sympathique mais néanmoins gâché par un deus ex machina pas trés heureux, avec l'intervention d'un seigneur de la Loi.  Sans parler de l'invocation finale qui revient juste à temps au héros pour défaire l'armée de Theleb K'aarna. Bref une aventure qui commençait bien mais se termine paresseusement.

Enfin dans Trois héros pour un seul dessein, Elric est tourmenté malgré son séjour à Tanelorn. Alors qu'il s'aventure dans le désert, Elric est contacté par Myshella pour contrer une nouvelle fois, Theleb K'aarna qui a obtenu l'aide des puissances du Chaos pour faire tomber Tanelorn et ce grâce à une machine infernale, laissé là lors d'une ère précédente par un peuple disparu. Elric monte à l'assaut et en voulant détruire l'artefact se retrouve projeté ailleurs. Un ailleurs où Corum l'attend de pied ferme pour s'en prendre, de concert avec Erekosë, à une nouvelle menace contre l'univers...

Et puis, tout à coup, il lança sa monture au galop en tirant son épée runique de son fourreau. Il tira les rênes et la jument dorée se cabra en lançant ses sabots vers le ciel pâle tandis que son cavalier ne cessait de hurler, d'une voix remplie d'amertume, de fureur et de chagrin :

- Maudit ! Maudit ! Maudit !

Mais ceux qui l'entendirent - et parmi eux se trouvaient certains des dieux auquel il s'adressait - savaient bien que seul Elric de Melniboné était vraiment maudit.

Un recueil qui peine à convaincre, si Moorcock met en place des ambiances marquantes en début de récit, il bascule rapidement dans des aventures formatées, peu mémorables, malgré quelques moments de bravoures ou des poses sur l'horizon réussies.

Un gros bof.