Bifrost n°65

Numéro consacré à Christian Léourier, un auteur méconnu mais récemment réédité. Si le nom ne me disait rien, je connaissais une petite part de son oeuvre ayant lu l'Arbre Miroir au collège. Bonne surprise donc de voir cet auteur mis en avant et d'en apprendre plus à son sujet.
Du côté des nouvelles, le bilan est mitigé :
- L'avenir du marché des souvenirs de Nina Kirirki Hoffman m'a laissé quelque peu sur ma faim. La chute abrupte m'ayant quelque peu déçu, le sentiment diffus que cela aurait pu être plus long de quelques pages ;
- La Source de Christian Léourier nous emmène dans l'univers Lanmeur, un texte apre, cruel et très efficace. Sans doute la meilleure nouvelle de ce Bifrost ;
- L'Eclaireur de Thierry Di Rollo est à l'image de Bankgreen (le roman), définitivement pas pour moi malgré la musique de Di Rollo. Je n'accroche pas à cet univers ;
- Essai à froid d'Eric Brown confirme le bien que je pensais de cet auteur lu dans le Bifrost n°63. Un excellent moment, très bien vu.
Comme d'habitude, le cahier critique est bien fourni et donne envie (misère...).
Pour le dossier Christian Léourier, dommage que la plupart de ces romans ne soient plus disponibles, je n'aurai pas dit non à un guide de lecture. Par contre l'interview est passionnante et pallie en partie à l'absence de tour d'horizon. Il faudra que je lise le cycle de Lanmeur, Bifrost achevant la tache du Traqueur Stellaire sur ce point.
L'article de Roland Lehoucq, Catastrophe et apocalypse réussit à être aussi amusant qu'accessible, un bon moment qui met à mal un certain cinéma pop corn. Passionnant, comme d'habitude.
Enfin viennent les razzies qui cette fois m'ont fait ricaner, je dois filer un mauvais coton.
Au final un bon numéro sans être le meilleur de la rédaction.
Les avis de : Traqueur Stellaire, Tigger Lilly, Anudar, A.C. de Haenne.
