04 février 2012

Le Chat du Rabbin de Joann Sfar

 

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Étrangement, il y a des buzz qui m'entourent mais pour lesquels je ne craque pas pendant des années... C'est le cas avec le Chat du Rabbin de Joann Sfar, j'en entends parler depuis la parution du premier tome mais c'est seulement avec ce billet de Calenwen que j'ai franchit le pas. Sans doute un reste de méfiance vis à vis des médias, il me fallait un avis plus proche de moi.

 

Plongeons donc dans l'Alger des années 30 au sein d'une famille juive via cette intégrale comprenant les cinq premiers tomes

 

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La Bar-Mitsva, le premier tome m'a paru assez dense et j'ai pris le temps de le lire. Dans cet opus, le Chat du Rabbin dévore le perroquet et devient doué de la parole. Passé la surprise tant de l'animal que de ses maîtres, le chat se pose la question de sa religion et finit par exiger de faire sa Bar-Mitsva, l'occasion de nombreux passes d'armes rhétoriques assez amusantes. Au final, une démonstration des nombreuses formes de l'intolérances religieuses. Une BD assez agréable avec une fin ironique très bien vue.

 

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Dans Le Malka des lions, le Rabbin doit se soumettre à une dictée imposée par le gouvernement français pour être officialisé dans ses fonctions religieuses... Angoissé le chat se démène pour son maître au point d'en perdre son don de parole. Parallèlement, on rencontrera le cousin du Rabbin l'aventurier Malka et son lion, le Cheikh Sfar, lié au Rabbin Sfar, ainsi que d'un jeune rabbin fraichement débarqué de métropole. Un bon moment en partie lié aux prises de positions radicales et amusantes de Malka, différentes de celles du paisible rabbin.

 

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Zlabya c'est donc marié et  va rencontrer sa belle famille avec son époux, son père et le chat. Au cours de L'Exode, le rabbin se montrera angoissé, intraitable sur des points religieux au point de se retrouvé seul dans les rues de Paris un vendredi soir. L'occasion de connaitre le doute, de rencontrer son neveu Raymond, monté tenter sa chance dans la chanson et mettre de l'eau dans son vin. Un excellent moment.

 

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Retour en Algérie avec Le Paradis terrestre, le chat attache ses pas à ceux de Malka et du lion. Une errance mélancolique montre sous un jour nouveau l'aventurier et sa légende. Un excellent moment sur un rythme très posé à la façon d'Hugo Pratt.

 

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Changement d'ambiance avec Jérusalem d'Afrique qui m'a rappelé là aussi un peu Hugo Pratt. La mari de Zlabya trouve dans une caisse de livre de textes religieux venus de Russie, un artiste juif, cherchant à fuir son pays natal pour l'Ethiopie, en quête d'une cité mythique. Une fois quelques difficultés relationnelles et des problèmes de communications résolus (via le chat pour ses derniers), le Rabbin, le Cheikh, un russe blanc, le jeune imigré et le chat se lance sur les traces d'une éventuelle Jérusalem d'Afrique. L'occasion de venir à bout des préjugés de certains et de filer un coup de pied en passant à Tintin au Congo. Là encore, un récit sur la tolérance et un excellent moment.

 

Le trait de Joann Sfar n'a pas ma préférence (quelques planches m'ont enchanté quand même) mais comme j'avais déjà eu l'occasion de le constater, ses talents de scénaristes sont plus que suffisants pour faire oublier les dessins. Le Chat du Rabbin est une épopée attachante, à noter que le premier tome n'est pas le meilleur et que la série se bonifie au fil des tomes. Un excellent moment.

Posté par efelle à 21:11 - - Commentaires [11] - Rétroliens [0]


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