31 janvier 2012

Le chant du barde de Poul Anderson

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Convaincu par l'article de Xavier Mauméjean dans le Bifrost n°61, j'ai acquis Le chant du barde peu de temps après et il sommeillait depuis dans ma pile jusqu'à ce que Guillaume ne m'incite à l'en sortir. Au programme neuf nouvelles ou novella, souvent récompensées d'un Hugo et/ou d'un Nébula, sélectionnées par Jean-Daniel Brèque, avec comme constante le désir d'autodétermination quant au destin de l'humanité de Poul Anderson.

Sam Hall, nous plonge dans une USA futuriste en proie à une tentation fascisante façon 1984 grâce à un super calculateur à la Multivac d'Asimov, Matilda.

- Etudiez l'histoire. Après avoir perdu la Troisième Guerre Mondiale, nous avons dû militariser le pays pour gagner la Quatrième et, ensuite, en vue d'assurer notre sécurité, il nous a fallu devenir les gardiens de la race humaine toute entière. Le peuple l'exigeait.

Le peuple, pensa Thornberg, n'a apprécié la liberté qu'après l'avoir perdue. Il s'est toujours montré disposé à vendre son patrimoine... Ou bien est-ce simplement que, mal entraîné à penser, il n'a su ni voir clair dans la démagogie ni se représenter les conséquences finales de ses voeux ?

Ingénieur chargé des opération de Matilda, Thornberg par esprit de résistance va créer un criminel insaississable, bientôt recherché par toutes les forces de sécurité et bientôt porte étendard de la rébellion...

Un superbe texte qui n'a pas pris une ride malgré l'obsolescence des descriptions du matériel informatique.

 

Vient ensuite Jupiter et les centaures, un texte qui a probablement fortement influencé l'écriture d'Avatar, bien que la nouvelle soit bien plus inventive et intelligente. Pour explorer Jupiter, la science humaine a donné le jour à un être adapté aux conditions (supposées au moment de l'écriture de la nouvelle) de Jupiter. Ce dernier sera piloter télépathiquement par un humain depuis une station orbitale. Le pilote actuel est un paraplégique doté d'une volonté inflexible qui peu à peu s'identifie à sa marionnette. Un ingénieur spécialisé dans le matériel télépathique venu résoudre les défaillances récentes de l'équipement va être confronté au destin hors du commun que son collègue se forge inconsciemment.

Néanmoins... Moi, l'infirme, je ressens toute la fatigue, la colère, les blessures, les déceptions de cette machine biologique étonnante que nous appelons Joe. Les autres ne comprennent pas. Quand une tempête d'ammoniac lui écorche l'épiderme, c'est moi qui saigne.

Une réussite indéniable, un excellent moment.

 

Avec Long cours, lointain descendants d'une expédition humaine échoué sur la lune d'une géante gazeuse, une poignée d'explorateurs de la renaissance tente sous la houlette d'un capitaine à la forte personnalité de boucler un tour du monde. Et ce malgré les superstitions quant au fait de passer "sous" la géante gazeuse omniprésente dans le ciel. En croisant une autre peuplade humaine, isolée dans un archipel, mais en retard du point de vue technologique, ils seront confrontés à la source de bien des légendes.... Les insulaires ayant recueillis un voyageur stellaire qui s'est écrasé suite à un incident quelques années auparavant, des légendes prennent corps et l'horizon brusquement s'élargit... L'ambiance et les enjeux changent progressivement, le tout narré de manière très prenante. Superbe !


Pas de trêve avec les rois ! imagine une Amérique post apocalyptique, passé largement dans une phase de reconquête avec les technologies du début du XXeme siècle et un système social semi féodal.

Si seulement nous possédions les ressources suffisantes ! Quelques misérables voies ferrées, un nombre ridicule d'automobiles, une poignée d'avions, des convois de ravitaillement traînés par des mulets - voilà tout ce dont nous disposons . Avec de tels moyens, quelle peut être notre mobilité, je vous le demande ! Et pourtant, j'enrage quand je pense que nous pourrions réaliser ce qui existait aux temps anciens. Rien ne nous manque, ni les livres, ni les connaissances.

Alors qu'une nouvelle guerre de Sécession a lieu suite à une tentative de coup d'état, les loyalistes découvriront la présence d'entités extérieures sur leur sol, bien attentionnées... sur le très long terme. Un texte agréable assez crépusculaire.

 

Dans Le Partage de la chair, l'empire galactique humain s'est effondré. Les premières sociétés à s'être redréssées ont repris le chemin des étoiles et parcoure l'espace à la recherche des colonies humaines perdues. Alors qu'en contact avec une société primitive sur une planète hostile à la vie humaine, l'épouse d'un des chercheurs est confronté à l'assassinat de son mari et la consommation rituelle de nombre de ses organes. Issue elle même d'une culture implacable, elle se lancera sur la voie de la vengeance mais aussi celle de la compréhension de cette culture. Un excellent texte bien mené.


Hommage à Philip K Dick avec Destins en chaîne, un texte qui relève de l'exercice de style. Plusieurs histoires en une dans un récit labyrinthique au possible. Un texte réussi mais pas aussi acrocheur que les précédents, peut être à cause des dernières mises en situation amusantes mais pas crédibles.

 

La Reine de l'Air et des Ténèbres confronte un détective privé au mystère des enlevèments d'enfants au frontière d'une colonie humaine sur une planète en cours de colonisation. Aux frontières de la civilisation humaines, des archétypes et mythes ancestraux resurgissent. Les colons isolés tissant des pactes avec le peuple féérique... Un détective rationnel s'attachera à ce mystère et la discrète guerre menée contre les colons. Encore un excellent texte...

Le Chant du Barde met le mythe d'Orphée à la sauce science fictive avec un des références culturelles assez recherchées. N'ayant pas toutes les clés j'ai eu du mal à rentrer dans le texte avant d'être emporté grâce à la seconde moitié du texte. En ce qui me concerne un bon texte en demi teinte, il me manquait quelques clés pour pleinement l'apprécier.

Le Jeu de Saturne met en scène une communauté de scientifique au terme d'un voyage de huit ans vers les confins du système solaire. Le jeu de rôle utile pour tromper l'ennui se révèle ravageur quand il prend le pas sur la réalité lors d'une exploration de Japet. Un besoin d'évason devenue une habitude et finalement un danger quand les décors grandioses du satellite ressembent trop à ceux imaginé pour des aventures de fantasy romantiques... Joli texte bien narré, un bon moment.

Au final un excellent recueil, très varié dans ses ambiances, qui rend justice au talent de Poul Anderson.  Un incontournable à lire de toute urgence.

 

Une lecture commune avec le Traqueur Stellaire.

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17 janvier 2012

Sur des mers plus ignorées... de Tim Powers

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Une douzaine de pirates étaient montés à bord et d'autres enjambaient la rambarde ; les marins encore en vie avaient lâché leurs armes. Chandagnac aussi lâcha la sienne et recula lentement vers tribord, regardant les pirates avec un grand étonnement. lls étaient gais, leurs yeux et leurs dents jaunes brillaient dans des figures qui, si, n'était leur animation, auraient eu l'air d'acajou poli. Quelque-uns chantaient encore. Ils étaient habillés commes des enfants qu'on aurait interrompus alors qu'ils étaient occupés à piller les coffres d'un costumier de théâtre. En dépit de leurs pistolets et de leurs sabres visiblement usagés, de leur visage et de leurs membres balafrés, ils parurent, aux yeux de Chandagnac, aussi innocemment sauvages que des rapaces, comparés à la cruauté froidement méthodique de Hurwood et de Friend.

John Chandagnac est un jeune homme qui espère prendre un nouveau départ à la Jamaïque quand le navire qui l'emmène est attaqué par un petit groupe de pirates. L'attaque est d'autant plus rondement mené que deux des plus éminents passagers sont de mèche avec les flibustiers et disposent de moyens surnaturels... Poussé par un sentiment d'injustice et d'héroisme mal placé, Jack blesse le Phil Davies le chef des pirates après l'affrontement. Ce dernier lui laisse alors deux options : la mort ou l'enrôlement dans leurs rangs...

La soirée passa, pour le cuisinier nouvellement promu, comme une longue période floue ponctuée d'impressions plus nettes mais fugitives : il lui arriva même de patauger dans le ressac pour participer à une danse compliquée où la musique s'accompagnait en contrepoint du bruit des vagues s'écrasant sur la plage, et du vent tiède agitant les palmes. Plus tard, il courut sur une bande de sable, entre la mer et la jungle, contourna les feux en chuchotant inlassablement John Chandagnac, car il avait peur, avec son nouveau nom, d'oublier le vrai, dans ce monde de crime, de rhum et de petites îles tropicales.

C'est alors qu'il découvrira la démence profonde de Friend et Hurwood, férus d'occultisme, le dernier nourrissant des projets sinistres à l'encontre de sa propre fille, ainsi que leur association avec un individu plus redoutable que Davies, Barbe-Noire. Le pirate légendaire, expert en vaudou associé à l'entité Baron Samedi, a son propre agenda et déplacera tout ce petit monde comme sur un échiquier. Commence alors une aventure sans temps morts, pleine de rebondissements et de batailles navales sur fond de magie agonisante et de vaudou, des Caraïbes aux marécages hantés de la Floride.

Avec ce roman, Tim Powers se plonge dans l'ambiance de la piraterie, utilisant et détournant les faits historiques pour y introduire des éléments fantastiques avec brio, notamment concernant la relation entre Stede Bonnet et Barbe-Noire. L'argument fantastique est patiemment mis en place et bien exploité. Un récit  d'aventure mené tambour battant, assez classique mais prenant et plaisant. Un bon moment.

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11 janvier 2012

Les jours étranges de Nostradamus de Jean-Philippe Depotte

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Médecin lyonnais se réclamant des méthodes d'Ambroise Paré, protestant proche de Calvin, Philibert Sarrazin se fait piéger à Paris dans une affaire de dissection clandestine.

Un monde disparaît, un autre le remplace. D'habitude, ce genre d'idée amusait Philibert. Et souvent, il s'égarait dans sa philosophie de bricoleur : la vie, le monde, les petits mystères de la réalité. Comme on oublie vite, par exemple, le confort quotidien d'un foyer que l'on a quitté ! Et ce n'est pas seulement l'âme mais le corps entier qui oublie la chaleur d'un salon, le goût d'un bon repas, le contact de la peau d'une femme. C'est comme si on était un autre ou, plutôt, comme si, en changeant de monde, on se changeait aussi soi-même, ce que l'on est et ce que l'on a été. Voilà à quoi pensait Philibert, un sac de jute sur la tête, alors qu'il traversait Paris.

Amené devant un mystérieux gentilhomme, accompagné d'un janissaire des plus exotiques, Philibert est soumis à un chantage... Le tribunal ou accepté d'aller à Salon de Provence, pour approcher Michel de Nostredame dit Nostradamus dont l'influence grandit. Pourquoi lui ? Tout simplement pour leur amitié passé mais surtout parce leurs épouses respectives sont soeurs.

Comprenez-vous comme vous pourriez m'aider à rétablir un équilibre à la tête de notre royaume ? Dieu a voulu qu'un roi règne sur la France. Pas sa femme, ni sa clique de magiciens. Allez trouver ce Nostradamus, Sarrazin, et faites-lui cracher ses secrets. Est-il huguenot, hérétique, sorcier ou les trois à la fois ? D'où tire-t-il sa science ? Vous dites ne plus le connaître, attendez donc de l'avoir retrouvé avant de décider s'il vaut la peine que vous vous sacrifiiez pour lui.

Philibert tergiverse, tentant de résister au chantage... Il sera sauvé par l'accident de joute du roi Henri II. Envoyé sur place du fait de l'absence de médecin digne de ce nom, il soulagera le roi et retrouvera sa liberté. De retour à Lyon, il constatera rapidement que la conjuration contre Nostradamus est capable de l'atteindre aussi là-bas. Après avoir envoyé ses enfants à Genève auprès de Calvin, leur parrain, il se mettra en route vers Salon avec son épouse Louise.

Précédé par la peste, le couple entrera dans Salon pour soulager la population catholique locale, seule à ne pas avoir fuit. Pour se faire accepter, Philibert chantre de la foi protestante, se retrouvera à devoir jouer le catholique... L'occasion de remettre en perspective les postures des huguenots locaux croisés en route.

Prenez l'autorité, le dogmatisme, la logique froide et inhumaine. Et comme ce marionnettiste du champ de foire, faites-en une boule et collez-lui deux yeux. Vous obtiendrez d'Estissac. La vertu mal comprise, la Bible à la lettre, le rejet physique du papisme, à souffrir de la tête en passant devant l'église. Et cette voix aigre, trop aride et trop étroite, douloureuse à cracher, comme un calcul rénal. Comment peut-on à ce point être la caricature même de ce que l'on est ? C'est pour cela que le vicomte des huguenots était leur maître à tous et qu'ils l'avaient choisi.

A la fin de l'épidémie, Philibert sans avoir réussi à renouer à Nostredame, ce trouve pris du côté des catholiques dans la lutte de pouvoir opposant les notables. Pris dans la tourmente, il aura du mal à garder son objectif en tête d'autant plus que les évènements dégénèrent à un rythme effréné...

Vers la fin de la nuit, les cabans défilèrent dans les rues en sonnant du tambour et du clairon, la violence du bruit pour entretenir la terreur. Philibert n'avait pas deviné que Villermin serait capable de cela. Ou alors, ce devait être  quelque chose que tous les catholiques gardaient en eux. La certitude qu'un jour, l'hérésie de la Réforme se terminerait dans un bain de sang. L'aboutissement de la logique de leur bon droit. La superstition ne peut engendrer que la haine et l'irrationnalité. C'est pour cela que lui, il avait choisi d'être protestant.

Dans la tourmente des prémisses des guerres de religion, Nostradamus apparaît peu mais est néanmoins omniprésent dans les esprits et le roman. Philibert est troublé par la science douteuse de son ancien ami, Louise s'interroge sur la mort mystèrieuse de sa soeur, la population de Salon tant catholique que protestante fascinée par ses prédictions floues le vénère... Malmené par les évènements de plus en plus chaotique, Philibert oscillera entre fascination et haine et ce jusqu'à la confrontation finale.

Très maîtrisé, ce roman est agréable dès que l'on s'est fait à la bigoterie de l'époque.  Jean-Philippe Depotte jongle avec de multiples thématiques (avancée de la médecine, Réforme, chasse aux sorcières, luttes de pouvoirs) avant de clôturer très efficacement son intrigue principale, omniprésente dans le récit mais de manière discrète. Ce second roman de Depotte s'avère un très bon moment bien construit et prenant. Un auteur à suivre...

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03 janvier 2012

Bifrost n°63

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Avec un petit semestre de retard, je me penche sur ce numéro de Bifrost Spécial Frank Herbert qui avait eu l'audace d'arriver après notre départ en vacances...

Quatres nouvelles sont au sommaire :

- Semence de Frank Herbert, récit désenchanté de la colonisation d'une autre planète. Le narrateur simple pêcheur opiniatre m'a bien accroché de même que la conclusion du récit ;

- Changement d'ambiance avec Le Clin d'oeil du héron de Jean-Claude Dunyach, une histoire assez plaisante d'enchantement au sein d'Amsterdam ;

- Exorciser ses fantômes d'Eric Brown, space opera doux opera présente un retour au source difficile. Sans doute la meilleure nouvelle de ce numéro ;

- Mort d'une ville de Frank Herbert, conclu l'Interstyles de manière peu concluante. La notion de médecin de ville ne m'a pas convaincu de même que la ville figée présentée.

 

J'avais quand même lu le cahier critique cet été, j'y ai refait un petit tour histoire de voir s'il n'y aurait pas quelques pépites oubliées. Faudra que j'en ressortent quelques unes de ma pile...

Le dossier Herbert s'annonce des plus solides. Approche de l'homme par Charles Moreau puis Philippe Hupp, de manière plus personnelle. Viens ensuite un texte d'Herbert lui même sur les thèmes développés dans Dune puis une solide analyse, modèle d'érudition, du cycle de Dune de Frank Herbert (les duneries de son fils et Kevin J. Anderson ne seront que brièvement cités). Ugo Bellagamba pour sa part décortique le film de Lynch et met en avant ses qualités. Le guide de lecture herbertien fait le tour de l'essentiel des livres hors Dune d'Herbert, il y a de quoi faire... Faudra que je m'intéresse au Preneur d'âmes.

Enfin la scientifiction s'intéresse rapidement à l'histoire de l'alchimie avant d'évoquer l'Epice puis les distilles de Dune. Comme d'habitude un article passionnant.

Bref un excellent numéro qui mérite amplement le détour.

 

Les avis de Tigger Lilly, Anudar, Traqueur Stellaire, Lhisbei, Pitivier.

 

Un retard comblé dans le cadre du Défi Frank Herbert d'Anudar.

 

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01 janvier 2012

2012 en avant...

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2011 aura été pour moi sous le signe du post apocalyptisme, tant par ma participation au Challenge Fins du Monde (reconduit cette année) que par une activité frénétique sur Fallout 3 et Fallout New Vegas. Si le premier est correct, le second est inoubliable et continuera de m'accompagner cette année avec Disgaea 4, d'où le Prinny en avatar sur Gravatar.

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Passons maintenant au bilan de l'opération Kill Pal à l'initiative de Lhisbei.

Bien que 2011 n'est pas été glorieuse en terme de lecture, 60 livres ont été lus.

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 Un rude coup porté à la Pile à Lire mine de rien...

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 D'ailleurs elle semble beaucoup moins imposante...

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Il n'en reste pas moins qu'elle compte encore 147 éléments... Les achats ont tout de même été nombreux, que ce soit pour garder le moral, dans l'optique du Prix Planète SF ou de ma présence aux Dystopiales.

 

Bref, la PAL se maintient à flot.

Anderson Poul Le chant du barde
Bacqué  Raphaëlle Le dernier mort de Mitterrand
Ballard J. G. Empire du Soleil
Ballard J. G. Le monde englouti / Sécheresse
Barillier  Etienne Steampunk, l'esthétique rétro futur
Barker Clive Le royaume des devins
Basttistini Olivier Chartet Pascal Alexandre le Grand
Bellagamba Ugo Thomas Day Le double corps du roi
Berry Jedediah Manuel à l'usage des apprentis détectives
Bertière Simone Mazarin, le maître du jeu
Bester Alfred L'homme démoli / Terminus les étoiles
Bordage Pierre Orchéron
Boulle Pierre Etrange planète (recueil omnibus)
Bousquet Charlotte Arachnae
Bousquet Charlotte Cytheria
Boyington Pappy Tête brûlée, ma véritable histoire
Brown Fredric Une étoile m'a dit
Brussolo Serge Le dragon du roi squelette
Burke James Lee Dans la brûme électrique
Burnett Swann Thomas La trilogie du Minotaure
Carroll Lewis Les aventures d'Alices au pays des merveilles / La traversée du miroir et ce qu'Alice trouve de l'autre côté
Chabon  Michael Les extraordinaires aventures de Kavalier et Klay
Chabon  Michael Les princes vagabonds
Chalandon Sorj Mon traître
Chalandon Sorj Retour à Killybegs
Chaliand Gérard Anthologie mondiale de la stratégie
Chaliand Gérard Les empires nomades de la Mongolie au Danube
Chiang Ted La tour de Babylone
Colin Fabrice Winterheim
Collectif   Kadath, le guide de la cité inconnue
Colson et Régnier   Miyazaki Hayao
Conrad   Au cœur des ténèbres
Cook  Glen La compagnie noire
Cook  Glen La rose blanche
Cook  Glen Le château noir
Coutau Bégarie Hervé Traité de stratégie
Day Thomas L'instinct de l'équarisseur
De Villepin Domonique La chute ou l'empire de la solitude 1807 - 1814
Depotte Jean Philippe Les jours étranges de Nostradamus
Donaldson Stephen R. Lord Foul's Bane
Donaldson Stephen R. The Illerath War
Donaldson Stephen R. The power that preserve
Doyle Conan Sherlock Holmes Intégrale 1 et 2
Durham David Anthony Acacia I La guerre du Mein
Eco Umberto Le cimetière de Prague
Eddings David The diamond throne
Eddings David The ruby knight
Eddings David The sapphire rose
Egan Greg Isolation
Ellroy James L.A. Confidential
Esslemont Ian C. Night of knives
Fazi Mélanie Arlis des forains
Fernandez Dominique Où les eaux se partagent
Gaborit  Mathieu Bohême
Gaborit  Mathieu Les royaumes crépusculaires - Intégrale
Geha Thomas Le Sabre de Sang
Geha Thomas Le Sabre de Sang 2
Gentle Mary La dispersion des ténèbres
Gentle Mary La guerrière oubliée
Gentle Mary La puissance de Carthage
Gentle Mary Les machines sauvages
Gibson William Identification des schémas
Gidon Laurent Djeeb le chanceur
Heinlein Robert A. Vendredi
Hessel Stéphane Indignez vous ! 
Hornby Nick La bonté mode d'emploi
Huyghart Barry Huit honorables magiciens
Irvine  Alexander C. Le soleil du nouveau monde
Irvine  Alexander C. The Narrows
Jordan Robert Crossroads of twilight
Jordan Robert Knife of dream
Jordan Robert New Spring
K Arkady Killing Kate Knight
Kellog Marjorie B. The Dragon Quarter 1
Kellog Marjorie B. The Dragon Quarter 2
Kerr Philip La trilogie berlinoise
Ludlum  Robert Trilogie La mémoire dans la peau
Maalouf Amin Le périple de Baldassare
MacDonald Ian Le fleuve des dieux
MacPherson James M. La guerre de Sécession
McCarthy Cormac No country for old men
McDonald Ian Desolation Road
McMaster Bujold Lois Brother in arms
McMaster Bujold Lois Young Miles
Miéville China The City & The City
Montanari Richard  Funérailles
Moorcock Michael La légende d'Hawkmoon
Moorcock Michael Le cycle d'Elric
Moorcock Michael Mother London
Moorcock Michael Tout Corum
Murakami Haruki La fin des temps
Noirez Jérôme Le diapason des mots et des misères
Pérez Reverte Arturo Cadix, ou la diagonale du fou
Pérez Reverte Arturo La peau du tambour
Peyramaure Michel Le roman des croisades
Powers  Tim Itinéraires Nocturnes
Powers  Tim Le poids de son regard
Powers  Tim Sur des mers plus ignorées
Pratchett Terry Le cinquième éléphant
Pratchett Terry Procrastination
Priest Christopher L'archipel du rêve
Priest Christopher Une femme sans histoire
Richardot Philippe Les grands empires histoires et géopolitiques
Roth  Philippe Le complot contre l'Amérique
Ruaud André François Des ombres sous la pluie
Russo Richard Paul La nef des fous
Ryûnosuke Akutagawa Rashômon et autres contes
Shakespeare William Macbeth
Shakespeare William Othello
Sheckley Robert Arena
Shepard Lucius La fin de la vie
Shepard Lucius La vie en temps de guerre
Shepard Lucius Le bout du monde
Shepard Lucius Sous des cieux étrangers
Shepard Lucius Thanatopolis
Silverberg Robert Gilgamesh, roi d'Ourouk
Simak Clifford D. Tous les pièges de la Terre
Simak Clifford D. Voisins d'ailleurs
Spinrad Norman En direct
Spinrad Norman Oussama
Stephenson Neal Cryptonomicon 1 Le code Enigma
Stephenson Neal Cryptonomicon 2 Le réseau Kinakuta
Stephenson Neal Cryptonomicon 3 Golgotha
Stephenson Neal L'âge de diamant
Stephenson Neal Le Samouraï virtuel
Strougatski Arkadi et Boris Il est difficile d'être un dieu
Strougatski Arkadi et Boris Stalker
Summer Mark La tour du diable
Summer Mark Le train du diable
Takami Koushun Battle Royale
Tolkien  J.R.R. The fellowship of the ring
Tolkien  J.R.R. The return of the king
Tolkien  J.R.R. The two towers
Tolstoï   Les Cosaques
Tuttle Lisa Compagnon de nuit
Vance Jack Suldrun's Garden
Vance Jack The green pearl & Maduc
Wagner  Roland C. Babaluma
Wagner  Roland C. Pax Americana
Watts Peter Rifteurs
Whale  Laurent Les pilleurs d'âmes
Winslow Don La griffe du chien
Wolfe  Gene Epiphany of the long sun
Wolfe  Gene La cinquième tête du Cerbère
Wolfe  Gene L'île du docteur Mort
Wolfe  Gene Litany of the long sun
Wolfe  Gene L'ombre du bourreau - Intégrale 1 et 2
Wyndham John Le village des damnés

 

Au niveau BD, le challenge Fins du Monde m'a fourni l'occasion de relire Nausicaa de la Vallée du Vent et le Winter Time Travel, Watchmen. Pour les romans, je retiens :

- Richard III, Hamlet et Le roi Lear de Shakespeare, dans le cadre du challenge Elisabethain d'Isil ;

- Rêves de Gloire, le chef d'oeuvre de Roland C. Wagner ;

- Les Trois Royaumes, qui m'a permi de mettre un terme à mon obsession pour cette histoire. Merci à Groquik d'avoir subit mes comptes rendus hebdomadaires téléphoniques pendant un mois ;

- Roi du matin, reine du jour d'Ian McDonald a été une superbe aventure et sans nulle doute la meilleure lecture de l'année ;

- Wastburg de Cédric Ferrand qui envoie enfin le coup de pied de l'âne, à la BCF et la pseudo dark fantasy.

- Riverdream de George R. R. Martin qui m'avait initialement été recommandé par Gromovar.

 

Dans le registre très bonne surprise :

- le recueil Ainsi naissent les fantômes de Lisa Tuttle m'a biens secoué, je reviendrai sur l'oeuvre de la dame cette année ;

- Rouge gueule de bois de Léo Henry m'a bien ébouriffé ;

- Prospero brûle de Dan Abnett, qui démontre qu'un roman de licence peut être bon et aller au-delà de son cahier des charges. Un grand merci au Traqueur Stellaire pour m'avoir mis le pied à l'étrier.

 

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Au niveau des déceptions :

- Les pêcheurs du ciel de Tim Powers n'a pas été convainquant, alors qu'il  m'a enchanté avec A deux pas du  néant ;

- L'ombre de Toth de Michael Peinkofer qui est une bouse objective ;

- Bankgreen de Thierry Di Rollo, dont je suis visiblement passé à côté. Un auteur que je ne compte plus lire ;

- Vision Aveugle de Peter Watts qui s'égare un peu dans son premier roman.

 

Pour ce qui était de mes objectifs personnels, j'ai échoué à me faire une année Tim Powers, Lucius Shepard et Lunes d'Encre (10 livres lus, même pas un par mois), je les reprend donc à mon compte pour 2012. Bien entendu, je tenterai de suivre l'actualité intéressante pour le prix Planète SF.

L'expérience massive des lectures communes aura été une grande source de frustration, je dois avouer m'être senti prisonnier d'un programme trop chargé (ma faute) et quelque peu déçu par la poignée d'oubli et d'abandon des camarades blogueurs. Je lance donc ma RGPP, révision de ma politique envers le public. Bref, je m'en tiendrai cette année aux deux lectures communes déjà programmées.

Et voici un billet à rallonge qui se termine, il est temps de se tourner vers 2012 en espérant plein de parutions stimulantes et envoutantes. 

Alors allons y à fond et sans regarder en arrière.

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