30 décembre 2011

Le mystérieux Docteur Cornélius de Gustave Le Rouge, Episodes 1 et 2

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Le Mystérieux Docteur Cornélius en tant quesérie TV m'a fasciné gamin, ayant découvert il y a quelques temps la réédition de cette série, je me suis laissé tenté.

Au programme de ce premier tome, les deux premiers épisodes.

Le docteur Cornélius Kramm n'avait guère plus de trente-six ans, mais son crâne énorme et entièrement chauve, ses larges lunettes d'or et son visage maigre et rasé le faisaient paraître beaucoup plus vieux. Ses traints étaient réguliers, et il donnait, à première vue, l'impression d'un homme puissamment intelligent mais ses lèvres minces, ses yeux inquiets et fureteurs, derrière les verres de cristal jaune des lunettes, causaient un indicible malaise. Il s'exprimait avec une lenteur et une sécheresse glaciales.

Les deux hommes ne se saluèrent pas. Maintenant qu'ils étaient sans témoins, les politesses banales n'étaient pas de mise.

1 - L'énigme du "Creek Sanglant"

A Jorgell City, ville nouvelle américaine, édifiée par le milliardaire éponyme. En froid avec son fils Baruch, le différent se creusera suite à la tentative de vol d'une pierre précieuse par ce dernier. Doté de quelques talents se lancera alors dans le crime, usant des frères Kramm , Cornélius et Fritz comme de bienveillants receleurs.

2 - Le Manoir aux Diamants

Le chimiste reprit avec effort :

- C'est cette malheureuse coquetterie qui m'a fait me lancer à corps perdu dans la synthèse des gemmes.

Et il s'écria, le regard brillant d'un sombre enthousiasme :

- Je veux les dépouiller de tout leur prestige, ces misérables cailloux, je veux qu'on pave les chenils et les étables avec des rubis, et que nul n'ait la sottise de préférer un diamant, si beau soit-il, à une goutte de rosée brillant dans le calice d'une fleur ! Quel saphir vaut un bleuet dans les blés, quelle améthyste un brin de violette exhalant sa suave odeur sous la mousse ? En haine des pierres, je me suis mis à aimer éperdument les fleurs, et c'est là, sans doute, l'une des causes de mon amitié pour le botaniste Bondonnat.

Cornélius a permis à Baruch démasqué de fuir en France. Là après une agression, il est recueilli et coopté par M de Maubreuil un savant français, ignorant le passé criminel de Baruch, et en passe de réussir à créer des pierres précieuses synthétiques à volonté. Rapidement la tentation criminel reprendra Baruch et le mènera définitivement dans les rets de Cornélius et de son frère.

- Eh bien, non ! s'écria tout à coup Cornélius dont la face squelettique grimaça une sorte de sourire. Ce n'est pas à moi qu'il appartient d'être votre juge... Et non seulement je ne vous livrerai pas, mais je vous donnerai asile et vous associerai à des entreprises grandioses !

Ce premier contact avec Gustave Le Rouge est très plaisant, d'autant plus que le format feuilleton de ses récits est très prenant et la narration fluide sans temps mort. L'ambiance positive pré Première Guerre Mondiale est raffraichissante (la science et la technologie pourraient faire le bonheur de l'humanité) malgré l'accumulation de crimes. Ces deux histoires font visiblement office de prologue et j'ai hâte de lire la suite. Un excellent divertissement.

 

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28 décembre 2011

Burndive de Karin Lowachee

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Suite attendue de Warchild, Burndive nous plonge à nouveau dans le futur du Concentra Terre mais avec une ambiance tout autre, plus lente, pleine de spleen et d'attente...

Ryan Azarcon est un jeune homme plein d'avenir, héritier d'une famille bien implantée dans les médias... et du Capitaine Cairo Azarcon.

Voyant peu son père, une fois tous les quatre ans, il mène une vie insouciante d'étudiant aisé jusqu'à ce qu'il assiste à un attentat à la bombe sur Terre... Secoué, de retour sur Austro, sa station spatiale natale, il traîne sa déprime en se droguant et se laissant aller.  Le spleen tourne au cauchemar quand lors d'une soirée, un sniper tente de faire un carton sur lui. L'enfer se déchaîne dès son incarcération temporaire avec les autres fêtards traumatisés.

Une meute de gîte. Inutile d'essayer de faire croire à Ryan qu'un de ces minables s'intéressait à la politique. Tous, il les connaissait. Né dans une autre famille, il aurait été aussi ignorant qu'eux, et fier de l'être.

Il se colla les bras sur les oreilles, baissa la tête. Ailleurs, des jeunots pleurnichaient, gémissaient sur leurs copains, copines qui avaient quitté les lieux les pieds devants. Peur, colère, alcool et drogues alimentaient ces cris. Là, on ne parlait pas de quelques ouvriers déchiquetés durant l'heure creuse. Un sniper, dans un des clubs les plus en vue d'Austro, avait visé des fêtards pleins aux as.

L'avait visé, lui. Tous les autres, c'était des dommages collatéraux.

On secouait le grillage pour attirer son attention.

Des singes cinglés, avides de sang.

Tandis que Ryan s'effondre moralement, Cairo Azarcon réagit et quitte la table des négociations de paix qu'il avait entamé avec le Warboy et les Strits, pour rejoindre sa famille. L'univers se focalise sur les Azarcon

Où qu'aille le capitaine, il semblait avoir sa propre traîne cométaire qui, au passage, emportait sa famille.

Tout cela donnait mal à la tête à Ryan. Il se réfugiait dans sa chambre, verrouillait sa porte, grattait sa guitare jusqu'à en avoir mal aux doigts et pensait à l'Argent qu'il n'avait plus. Il tombait endormi n'importe quand, souvent tout habillé. Ce cirque dura douze cycles complets, puis Sid vint le secouer le réveilla.


Les commanditaires de l'attentat se révèleront être des pirates, désirant venger la mort de Falcone, Cairo Azarcon ne laissera alors aucun choix à Ryan, il l'embarque malgré lui et contre l'avis de sa mère à bord du Macédoine. Sid, le garde du corps de Ryan et amant de sa mère sera aussi du voyage...

Commence alors pour Ryan un cheminement qui l'amènera à changer de point de vue quant à la guerre, le Warboy ou Jos Musey, même si les débuts seront quelque peu brusque, du fait de la grande gueule de Ryan.

Il se retourna soudain. Musey ne cilla pas. Ryan se plaça nez à nez avec lui. "Tu n'as pas le droit ! Toi, et ton copain tueur, le Warboy. Je sais comment survivre, j'ai vu..." Assez. Stop ! "... assez de trucs. Je n'ai pas besoin des conseils d'un strit. !

- Sympathisant. Si tu tiens à coller des étiquettes, choisis au moins les bonnes. Ton père est un mutin. Toi un chieur. Moi un symp. C'est en ordre dans ta tête, comme ça ?

Au final le bilan est mitigé malgré les rebondissements en fin de récit, Burndive apparaît comme un roman de transition, présentant la situation terrienne et celle de la famille Azarcon. Le rythme est assez lent et le spleen de Ryan n'est pas aussi prenant que la situation schizophrénique de Jos dans Warchild. Quoi qu'il en soit ce roman se laisse lire et provoque une forte attente concernant le tome à venir, Cagebird, surtout pour le personnage torturé de Yuri. Un bon moment sans plus.

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23 décembre 2011

Prospero brûle de Dan Abnett

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- Ça n'est pas un secret que nous savions autrefois faire des choses que nous ne savons plus faire, dit Hawser ; des exploits de technologie, et de construction, des miracles de la physique. Nous avons oublié comment réaliser certaines choses que nos ancêtres considéraient comme rudimentaires il y a cinq mille ans. Ce n'est rien, cinq mille ans. C'était un âge d'or, et regardez-nous maintenant, en train de fouiller parmi les cendres pour parvenir à rassembler les pièces. Chacun sait que l'Ere des Luttes a été un âge sombre durant lequel l'Humanité a perdu des trésors innombrables. Mais en réalité, ser, seriez-vous capable de dire précisément ce que nous avons perdu ?

Kasper Hawser est un brillant archéologue, principal architecte du Conservatoire, chargé d'explorer le passé de l'Humanité. Quand son organisation est sur le point d'être absorbée par l'administration impériale, il claque de frustration et se lance dans un nouveau projet : étudier les Astartes en général et particulièrement les bestial Space Wolves.

Après de nombreuses tentatives de contacts infructueuses, il sera finalement admis sur la planète mère de la 6e Légion de manière fracassante après une curieuse tentative d'humour d'érudit. Malmené par les autochtones superstitieux, sauvé par un implacable astarte, il aura le curieux privilège d'être gardé plusieurs décennies en hibernation après avoir été reconstruit et rajeunit. A son éveil, commencera alors un long apprentissage des usages et coutumes des redoutables guerriers, plus philosophes et rusés que leur réputation ne le laissait croire.

Mais la peur le tiraillait et refusait de lâcher prise, continuait de peser sur ses épaules comme une fourrure. Quoi qu'ils pouvaient être, les Loups ne montraient absolument pas la moindre trace de sentiment. Ils arbitraient leurs décisions, le juste ou le faux, en paraissant à chaque fois décider sur un coup de tête, même s'il devait plus probablement s'agir des instincts foudroyants de guerriers à la physiologie accélérée. Il n'était au mieux à leurs yeux qu'une curiosité. Les efforts qu'ils avaient consacrés à lui sauver la vie devaient avoir été considérables. Pour eux, dont les existences étaient à mi-chemin de l'immortalité, cela avait pu n'être simplement qu'un moyen de tromper l'ennui d'un hiver interminable.

Bien que ne sachant pas ce qu'on attend de lui, Hawser qui s'est renommé lui même, Ahmad Ibn Rustah, s'intègre parmi les Loups, trouve la place qu'on lui a réservé. Sans pour autant arriver à dissiper les mystères qui l'entourent lui même et hantent ses rêves de manière récurrente.

- Même la connaissance a ses limites. Il arrive un point où elle devient dangereuse.

Quoi qu'il en soit les intrigues de l'Hérésie d'Horus avancent et viendra le moment où les Space Wolves devront se confronter aux Thousands Sons...

Avec Prospero brûle, Dan Abnett livre un excellent roman de licence, complétant et eclipsant Un millier de fils de Graham McNeill. L'approche via un simple mortel, pion dans un jeu qui le dépasse, est extrêmement efficace. Hawser / Ibn Rustah construit via une succession de flash backs est très attachant, de même que les quelques astartes qui s'attacheront à son histoire, notamment Heoroth Long-croc. Avec ses deux histoires complémentaires et entremêlées ce roman est une excellente surprise, sans doute le meilleur roman de l'Hérésie d'Horus que j'ai lu à ce jour. Un bon moment.

Il m'a donné envie de le lire : Le Traqueur Stellaire.

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22 décembre 2011

[Chaîne] Ma lettre de dernière minute au Père Noël

Cher papa Noël, cette année je n'ai pas été très sage mais j'ai beaucoup pensé à toi et à tous les gens que tu dois satisfaire dans cet univers ou un autre.

Après toute ces années épuisantes il me semble que tu as bien mérité quelques vacances. C'est donc avec plaisir que je t'annonce qu'une bande de potes travaille dur pour te soulager de ton immense fardeau.

D'ailleurs pourquoi n'en profiterai tu pour faire un tour à Vegas ?  je connais un super casino qui n'attend plus que toi.

 

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18 décembre 2011

Cyclades - Compte rendu ludique du 17 décembre

Cyclades

Hier soir, Darth So So, Groquik, Viper et moi même nous somme réunis pour tester Cyclades à quatre joueurs. Viper découvrait le jeu mais il s'est très rapidement adapté. Cette partie a été placée sous le signe d'Arès et de la destruction. Darth So So s'est vu privée d'une île neutre dont elle s'était emparée. Tandis que de mon côté, je lançais des attaques maritimes tout azimut et une campagne de harcèlement via les créatures mythologiques.

Groquik semblait avoir le dessus grâce à son stock de prêtres quand Darth So So, après plusieurs tours avec Apollon a tenté un coup de poker avec Arès et un raid sur ma métropole avec une légère infériorité numérique. Un peu de bol au dé et elle emporte la victoire.

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Il n'y a pas photos c'est à partir de quatre joueurs que le jeu prend toute sa dimension en étant plus dynamique. Les options sont plus importantes, définir le leadership n'est pas évident. A noter que cette partie a été très disputée, les premières métropoles ayant fait leur apparition quasiment dans le même tour (même si pas obtenu de la même manière).

 

Darth So So préférant se retirer sur une victoire (et un week-end travaillé). Nous remettons le couvert à trois. Le placement initial nous parait immédiatement plus agressif en comparaison de celui à quatre joueurs. Groquik se lance dans une campagne maritime à outrance avant de se faire effacer six navires par un appel au kraken de ma part. Viper privilégie Arès et s'empare d'une de mes îles de départ (la plus vaste mais sans revenu). La partie suis son cours, Groquik réusissant à rebâtir sa flotte tandis que Viper profite de ses vastes îles pour bâtir tranquillement. Il remportera finalement la victoire après s'être assurer l'aide de Pégase et effectuer une invasion aérienne de la métropole de Groquik.

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L'expèrience a joué, ces deux parties ont été beaucoup plus rythmées que la première et les dernières subtilité du jeu ont été assimilées. Je pense que nous ne bouderons plus Méduse ou le Minotaure... Cyclades est appelé à devenir un classique sur notre table.

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15 décembre 2011

Il est parmi nous de Norman Spinrad

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Il avait tout craché comme s'il était sur scène. Seulement, ce n'était pas vraiment drôle. Il avait froncé ses épais sourcils et quelque chose qui ressemblait à une authentique colère flambait dans ses yeux bleus.

Ou alors, une authentique folie, songea Jimmy. Soit c'était ça, soit ce type ne savait tout simplement  pas comment se mettre sur pause. Dans un cas comme dans l'autre, pas la peine d'insister. Il ne manquait pas d'expérience en matière de gus prétendant descendre tout droit du bateau de l'Atlantide ou être le cousin martien, danseur de claquettes, de Busby Berkeley. La vraie question n'était pas de savoir s'ils étaient frappadingues ou seulement déterminés à vous faire marcher, mais si leur numéro était vendable. Et, le cas échéant, s'ils ne traînaient pas des contrats antérieurs.

Texas Jimmy Balaban est un agent de second ordre d'Hollywood. Alors qu'il tente d'emmener sa dernière conquête new-yorkaise, loin des regards indiscrets du détective de son épouse, il croise la route de Ralf. Un comique débutant peu drôle mais dans lequel il détecte du potentiel. En effet, Ralf sur scène comme à la ville prétend venir d'un futur sinistré et passe son temps à invectiver le public, responsable de tous les maux de son époque.

Jimmy prend en main, Ralf, un peu perturbé par le numéro permanent de celui-ci, embauche Amanda Robin, une actrice coach new age, pour lui inculquer des notions de comédie et se constitue un pool d'auteurs chargés de trouver des blagues. Parmi eux Dexter Lampkin, un auteur de science fiction qui vit au crochet d'Hollywood en tant que scénariste. Ce dernier quelque peu frustré par son existence, noie son ennui dans le fandom...

Dexter avala la fin d'une prétendue vodka-orange et se fraya un chemin à travers la foule pour en obtenir une autre.

La triste vérité était qu'il fréquentait ce genre d'endroit pour la même raison qu'à peu près n'importe quel auteur de SF : pour flatter son ego. Les écrivains de science-fiction ne pouvaient pas résister davantage au matos pur qui s'offrait ici qu'un junkie à de la poudre. De tous les auteurs de sa connaissance, Dexter aurait eu du mal à en trouver ne fût-ce qu'un seul qui évitât absolument les conventions - ni Spinrad, qui les accusait de la plupart des maux littéraires du genre, ni Ellison, qui flagellait sans pitié les fans de sa langue aussi aiguisée qu'un rasoir, ni même Malzberg, qui avait écrit plusieurs satires aussi vicieuses que sincères sur le sujet.

Baladé entre divers talk shows minables par Balaban, Ralf finit par attirer l'attention d'un producteur aux dents longues. Le personnage l'intéresse, il propose de lui offrir une émission (au rabais)... Balaban saute sur l'occasion débauche Dexter, qui a écrit un roman qui colle à la bio putative de Ralf, ainsi qu'Amanda pour le coacher.  Les débuts sont difficiles mais l'émission trouve son rythme pendant un temps...

Chaque époque a l'avatar qu'elle mérite, lui avait dit Hadashi.

Et c'était bel et bien le Dieu de colère de la Bande de Macaques que le numéro animalier de Dexter Lampkin convoquerait désormais - Shiva le Destructeur portant le masque de Hanuman.

Mais cet avatar ne pourrait pas inverser la tendance. Notre époque n'avait pas les moyens de s'offrit l'avatar qu'elle méritait.

Alors, pour que l'émission ne fût pas remplacée par des cafards et des moisissures, il lui fallait l'avatar dont elle avait besoin.

Pour être sauvée l'émission sera littéralement prise en main par Dexter et Amanda, l'un porté par la frustration de son chef d'oeuvre non reconnu, l'autre par sa vision new age onirique... Tiraillée entre ses deux influences, Ralf évoluera et échappera au contrôle de Jimmy pour se lancer sur une voie messianique...

Pendant ce temps à New York, une jeune droguée entamera une descente aux enfers qui la mettra sur le chemin de Ralf...

Avec ce pavé, Spinrad envoie un énorme clin d'oeil au petit monde de la SF américaine, des conventions plus ou moins moisies à la tentation scientologue. Égratignant au passage tant les fans que les auteurs complaisants avec ce milieu déjanté. L'histoire de Ralf, échappé d'un futur dystopique est intéressante mais noyée dans un texte bien trop long et redondant, notamment concernant l'opposition entre Amanda et Dexter. Sans parler des nombreuses coquilles qui émaillent la première moitié de l'édition grand format.

Au final, Il est parmi nous est un roman dense, aux thématiques intéressantes, porteur d'une critique au vitriol des sociétés de consommation, mais peu digeste, dommage.

Les avis de Nébal et Lhisbei.

Une lecture commune avec le Traqueur Stellaire.

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10 décembre 2011

Compte rendu sur les 8emes rencontres de l'imaginaire

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Samedi 10 décembre 10h15 : arrivée à Sèvres, je suis bien en avance, je crois que je vais bouquiner en attendant l'ouverture du salon...

10h25 : Ca grimpe et c'était pas à côté de la station de métro... Bon et bien, m'y voilà. Ce n'est pas encore ouvert mais j'en profite pour faire un tour à l'exposition de Nicolas Fructus (et profite de l'interview qu'il donnait) puis l'exposition sur l'uchronie...

10h35 C'est ouvert ! J'effectue un premier tour histoire de voir du côté des auteurs qui est là ou annoncé.

Au terme de ce tour, je croise Tigger Lilly et Endea puis Lhisbei (jury du prix de l'uchronie ActuSF, on ne l'aura vu que très peu, lâcheuse !) et enfin Martlet et M Lhisbei.

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Arrive ensuite la remise du prix ActuSF de l'Uchronie, l'occasion de retrouver d'autres blogueurs, notamment Isil puis Brize et le Docteur Mabuse aperçu au loin.

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Jérôme Vincent et Eric B. Henriet ?

Avec Isil, nous serons quelque peu coincés entre ce décor et quelques malpolis pro de la photo ou du reportage amateur.

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Ayant feuilleté Dr. Grordbort présente : Victoire, je reste dubitatif sur cette expérience. Par contre, Roland C. Wagner mérite amplement son prix pour Rêves de Gloire.

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Tandis qu'une partie de notre petite bande de blogueurs se rend à la conférence sur le Steampunk, j'effectue un petit crochet pour aller faire dédicacer mon exemplaire de Serpentine auprès de Mélanie Fazi et discuter avec elle cinq minutes à propos de Kadath.

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Je fonce ensuite à l'Escale et me joint à Isil, Brize et Martlet pour la conférence d'Etienne Barillier sur le Steampunk. Une heure très agréablement passée qui me convainc d'acquérir son livre sur le sujet. Par contre, horreur j'apprend qu'Isil et Brize n'ont pas lues La ligue des gentlemen extraordinaires (chroniques des deux intégrales ici et ). De même pour la Brigade Chimérique ( chroniques ici et là) en ce qui concerne Isil, ben alors...

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Il est alors temps e rejoindre tout le monde et d'aller déjeuner, soit Guillaume Stellaire et Astrid, Férocias, Calenwen, Spocky, et bien d'autres,  j'avoue que j'ai un perdu le compte vu notre nombre et la taille de la table...

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 Le service est un peu débordé par notre nombre mais l'ambiance est bonne et nous papotons jusqu'à quasiment 14h30.... Oups !

Retour au salon, on se disperse, chacun fait son tour à la librairie, on se retrouve par petits groupe de manière épisodique pour discuter... Je tente d'obtenir une dédicace de Manchu mais arrive peu de temps avant sa pause.

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Sûrement suite à son prix, Roland C. Wagner semble assez occupé...

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Je me joint alors à Guillaume pour aller voir Xavier Mauméjean... J'étais trop chargé ce matin, je n'ai donc rien à lui faire dédicacer mais l'échange est agréable. Nous effectuerons ensuite un petit saut vers le stand du Belial.

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Ensuite je retourne auprès de Manchu et prend ma place dans la file, je suis le troisième (mais le premier à 4 BD à faire dédicacer).

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Après une heure et demie d'attente (et l'annonce que je serai la dernière dédicace de la journée) j'obtiens ce superbe dessin.

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Un grand merci à tous les blogueurs qui sont venus discuter avec moi ou me dire au revoir pendant cette longue attente, à savoir Guillaume, Astrid, Brize, Isil, Férocias et tous les autres que j'oublie...

17h25 : Déjà !  Il est temps d'évacuer... 1h35 pour rentrer à la maison, Sèvres c'est loin quand même.

Bilan des courses raisonnable pour une fois.

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A l'année prochaine ?

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08 décembre 2011

La Voie du Cygne de Laurent Kloetzer

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Dvern, quelques années avant Mémoire Vagabonde, Carline, fille adoptive de l'universitaire Jeophras Denio vient d'être embastillée...  Le savant perd toute considération pour sa dernière tentative avortée de machine volante et vole à la rescousse, du moins essaie...

La tour ressemblait maintenant à une bouteille mal fondue, tenue à l'écart dans l'échoppe d'un verrier. Solidement ancrée dans le sol, puissante et menaçante comme un vieux soldat hargneux défiguré par les batailles. Ce n'était pas par hasard que les princes de Dvern avaient fait de cet endroit leur prison politique, l'endroit où échouaient les favoris disgraciés et les poètes irrévérencieux, les républicains et les sodomites. Et debout face à elle, Jeophras se sentit affreusement impuissant.

Introduit par un ami, il se heurtera au souverain le prince Melki, et son frère jumeau, Jaran, maître de la Petite Dvern, le quartier sulfureux de la cité. Son comportement fracassant lui vaudra quelques ennuis et coups mais attirera l'attention de Jaran qui le conduira dans son domaine.

Cette nuit-là, en entrant dans les rues de la Petite Dvern, il avait cru rêver. Les facades peintes des maisons, les lampions de couleur accrochés partout dans les rues, les courtisans masqués qui y déambulaient, tout lui faisait croire qu'il avait quitté son époque pour retourner dans le passé décadent de l'Empire... Il avait croisé un étrange carnaval d'hommes et de femmes au corps peint, il avait entrevu les lustres de cristal et les tables de jeu du mystérieux hôtel du Kelt repu, il avait fini par s'aventurer dans un magnifique petit jardin où des courtisans vêtus dans une mode ancienne et surannée regardaient le curieux spectacle d'un homme en train de se pendre et d'agoniser sous leurs yeux. Il avait alors compris pourquoi la rumeur disait que cet endroit était devenu fou et que le prince Jaran Daï Nelles était un insensé dégénéré que l'on aurait mieux fait d'enfermer à l'asile des Frères Saint-Barnes.

Débauché par Jaran, en tant que limier, Jeophras, accompagné d'Alexis un soupirant de Carline, se voit offrir une chance de sauver Carline. Une aide dont elle aura bien besoin puisqu'elle se croit coupable du meurtre du prince Nerio de Lethys, lors d'une étrange partie de jeu de l'oie dans le palais de Jaran.

Jeophras eut un sourire tristre :

- Je ne suis pas limier, Votre Altesse... Je n'ai pas le pouvoir de faire une enquête...

- Qu'à cela ne tienne ! le meutre a lieu chez moi, n'est-ce pas ? C'est d'ailleurs une terrible faute de goût... Et je veux que la justice règne sur mon petit territoire. Je vous fais mon limier, monsieur Denio. Vous serez mon premier limier, le premier en date dans la Petite Dvern.

En disant cela, Jaran s'était rapproché de Jeophras et lui avait pris le bras. Avec sa voix si convaincante et son étrange regard, il faisait penser à un chat. Son comportement était extrêmement déroutant, Jeophras n'aurait su dire s'il se moquait de la mort de son cousin et de l'emprisonnement de Carline, ou au contraire s'il prenait toute cela au sérieux.

L'enquête se révèlera d'autant plus compliqué que les personnes impliqués sont tous membres de la famille princière ou courtisan de très haut rang... La présence de Carline, roturière émigrée, à une telle assemblée est d'autant plus étrange que les trois princes et leur cousines ont été élevés ensemble... L'intrigue semble prendre racine dans leur enfance tourmentée. Reste l'absurdité de cette soirée très arrosée, entre adultes, autour d'un jeu de l'oie. Jeophras prendra rapidemment conscience de la dimension symbolique du jeu mais se perdra dans  cette intrigue et passera du rôle d'enquêteur à celui de fugitif...

Tracée pour lui par Arenki Daï Nelles, des années plus tôt. L'ombre du sinistre prince de Dvern planait sur les actions de chacun... Le meurtre de Nerio était une conséquence de ses machinations, tout s'enchaînait. Jeophras avait-il eu le choix, quand Jaran Daï Nelles lui avait demandé d'enquêter pour lui ? Et pour ses recherches il n'avait fait que suivre un chemin, un chemin logique. Certes, il aurait pu comprendre certaines choses plus tôt et d'autres plus tard, mais c'était toujours le même chemin. Encore le labyrinthe. La spirale du jeu de l'oie étant elle-même un labyrinthe... Les bifurcations ne sont pas sur le chemin, ce sont les dés qui les imposent. Et maintenant, il marchait dans le labyrinthe souterrain, sous le labyrinthe de la ville, en chemin vers le labyrinthe du monstre... Mais le labyrinthe a toujours une sortie et il la trouverait. Il vaincrait le prince mort qui riait dans sa tombe.

Narration en deux temps, l'enquête de Jeophras et les flashbacks sur la jeunesse des princes, l'intrigue joue énormément et efficacement avec la symbolique du labyrinthe et des mythes grecs sur le sujet. L'ambiance renaissance de l'empire atlan est très agréable de même que l'étrange perversité de la Petite Dvern. Un excellent moment qui gagne encore plus à être lu après Mémoire Vagabonde...

A noter aussi que Réminiscence 2012, bien qu'oeuvre de SF, est un excellent complément à ces deux romans.

Bref cette relecture, près de douze ans après la première, a été une très bonne idée, merci à Lhisbei pour m'avoir lancé même si elle a renoncée à cette lecture commune (bouh !).

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