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Petit constat personnel : il n'y a pas à tergiverser si je veux lire un Bifrost, il faut que je l'aborde comme un roman en ne lisant rien d'autres en parallèle. Le magazine est étoffé et il me faut un bon paquet d'heures pour en faire le tour.

 

Au programme de ce numéro 64 : Jérôme Noirez ! Dieu ! (avec Catherine Dufour dans le même panthéon)

Les trois nouvelles sont de très bonnes tenues, pour Le Malak de Peter Watts et Un port de pêche de Xavier Mauméjean, les fins sont un peu convenues mais les ambiances très réussies emportent l'adhésion et leur lecture est un plaisir. Faire des algues de Jérôme Noirez est à l'image de l'auteur, riche, surprenant et prenant, on arrive à la conclusion avec un petit ouf de soulagement, du très bon Noirez bien déjanté et captivant.

Le cahier critique qui suis est comme d'habitude bien fourni, j'ai pris quelques notes pour les mois plus calmes en matière de sorties.

L'interview de Jérôme Noirez est le gros morceau du dossier, passionnante on y découvre un auteur très attachant. La présentation de ses oeuvres est amputée de Féérie pour les ténèbres au motif de réédition prochaine, on est dans l'autopromotion du Bélial un peu trop insistante dans la mesure où celle ci était aussi annoncée dans l'interview. Un peu agacé et frustré pour le coup, faudra attendre 2012 pour en lire plus dessus. Pour le reste, la présentation des autres oeuvres est vien faite, il faut que je sorte rapidement Le diapason des mots et des misères de ma pile, il y dort depuis trop longtemps.

Enfin, le numéro se conclu avec un article passionnant de Roland Lehoucq sur les rayons de la mort, érudi, bien foutu et passionnant.

Le mot de la fin se trouve dans les Paroles de Nornes avec pour l'essentiel une présentation exhaustive des prix Hugo, Locus et Elbakin.net (pas convaincu par le palmarès de ce dernier).

Un excellent numéro.