15 août 2011

Notre-Dame-aux-Ecailles de Mélanie Fazi

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Si Serpentine m'avait bien accroché mais je dois reconnaitre que Notre-Dame-aux Ecailles m'a beaucoup plus touché et remué... Les ambiances de Mélanie Fazi m'ont permi de m'évader très efficacement de celles des transports en communs.

La cité travestie aborde Venise d'une manière sinistre et angoissante, la ville du bal masqué laisse place à une ambiance glauque d'eau saumâtre. Une cité bien décidée à ne pas se laisser dépouiller de ses souvenirs et ambiances. Pas le meilleur texte du recueil mais j'ai apprécié les descriptions à contre courant de la cité.

En forme de dragon aborde les affres de la création artistique de manière originale et touchante.

Langage de la peau met en scène de manière sensuelle, la rencontre de deux êtres isolés dans la foule humaine.

Le train de nuit décrit la fuite d'une jeune femme à bord d'un étrange train où l'oubli de son passé semble possible. L'ambiance est réussie mais je n'ai pas accroché à la fin.

Les cinq soirs du lion, évocation d'un familier et d'un traumatisme par une jeune sorcière moderne. Il m'a semblé sentir une forte influence de Lisa Tuttle dans ce récit assez plaisant.

La danse au bord du fleuve, sorcellerie animiste à l'ambiance sensuelle mais je n'ai pas accroché au revirement de la narratrice qui passe trop vite de la peur à l'émerveillement.

Villa Rosalie est une approche originale de la maison hantée, la fascination remplace la peur, sympathique.

Le noeud cajun nous plonge dans une amérique rurale, emprunte de mythe et de surperstition. L'ambiance est réussie, l'horreur progressive et le dénouement surprenant.

Notre-Dame-aux-Ecailles aborde le traumatisme du cancer en subtilité, un texte très agréable.

Mardi gras s'aventure dans la Nouvelle Orléans post Katrina. La carnaval est bien rendue de même que le spleen de la ville dévastée.

Noces d'écume, récit lovecraftien subtil, on se croirait à Innsmouth. Une jeune femme lutte pour trouver la solution au traumatisme qui a frappé son mari au cours d'une partie de pêche.

Fantômes d'épingles aborde le thème du deuil, l'oubli est il préférable au sentiment de perte ?

Un recueil très réussi que je ne peux que conseiller, les ambiance de Mélanie Fazi sont très réussies et elle est très à l'aise dans la forme courte. Un excellent moment.

 

Une lecture commune avec Cachou.

La chronique de Gromovar.

 

Posté par efelle à 08:30 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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Commentaires sur Notre-Dame-aux-Ecailles de Mélanie Fazi

    Oh, tu as été rapide ^_^. Je ne publierai pas mon avis avant 18h je pense.

    J'ai beaucoup aimé, mais je ne sais pas si c'est de la même manière que toi. En fait, peu ou pas d'histoires sont ressorties pour moi, il y en a quelques unes que je n'ai pas plus appréciées que ça, mais l'ambiance, par contre, m'a envoutée. Je ne saurais l'expliquer, c'est un peu l'effet que m'a fait Poppy Z. Brite, dans un genre un peu différent (mais pas tant que ça quand j'y pense). Il y a quelque chose dans l'écriture de Fazi qui fascine et emporte. Du coup, je suis contente d'avoir deux autres de ses livres déjà en "magasin" ^_^.

    Posté par Cachou, 15 août 2011 à 08:54 | | Répondre
  • Chronique très intéressante, merci.

    Posté par Guillaume44, 15 août 2011 à 09:58 | | Répondre
  • Une auteur à suivre de près pour ma part. Merci pour cette chronique !

    Posté par Lorhkan, 15 août 2011 à 21:12 | | Répondre
  • Bon faut vraiment que je le lise celui-là, s'il est encore mieux que Serpentine ^^

    Posté par Vert, 16 août 2011 à 10:59 | | Répondre
  • Belle chronique, je pense que c'est aussi le recueil que j'ai préféré de Mélanie Fazi (même si els deux sont sublimes, bien entendu). Le ttain de nuit doit être la nouvelle qui m'a le plus impressionné, même si je n'accroche pas plus que toi à la fin qui casse un peu l'ambiance.

    Posté par Kalev, 18 août 2011 à 14:04 | | Répondre
  • Miam ça donne envie!

    Posté par Maëlig, 18 août 2011 à 17:54 | | Répondre
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