Métal, jeux video et digression musicale...
L'ami Traqueur Stellaire continue sa tournée des groupes de Heavy Metal, LOUDER ! N'ayant plus d'argument je déplace quelque peu le sujet en le tirant vers les jeux vidéo.
Pour le moment deux seulement me viennent en tête :
Disgaea : Hour of Darkness (PS2)
Pas trop offensif pour du métal mais ça bouge et je suis un inconditionnel de cette série.
Final Fantasy X (PS2)
Cette intro a été une excellente surprise à l'époque tout comme la bande son assez marquante en générale. D'ailleurs, je ne résiste pas et vous propose deux morceaux plus paisibles mais tout aussi marquant.
Nausicaä de la vallée du vent (tome 4) de Hayo Miyazaki

Les horreurs des deux frères gouvernant les dorks se dévoilent... Après la manipulation des Omus, Mito à la recherche de Yupa découvre un nouveau projet sinistre.
Yupa de son côté en apprend plus sur l'être vétu de bleu des croyances des dorks auprès de ceux de la forêt...
Les mauvais présages se multipliant, une fois réuni, Mito, Yupa, Asbel et Kecha décident de partir sur les traces de Nausicaä. Pendant ce temps, Kushana bien décidé à sauver ses troupes risque le tout pour le tout en lançant une opération commando sur l'armée de ses frères, et ce malgré les prémisses du grand raz de marée, espérant s'emparer des avions nécessaire à l'évacuation des siens. De manière surprenante, c'est dans cet enfer qu'elle trouvera la paix intérieure...
Enfin de son côté, Nausicaä pénètre au coeur de l'empire dork et découvre un sanctuaire oublié de tous. L'occasion de découvrir quelques vérités cachées sur les dorks mais les évènements se précipiteront et elle devra faire face avec le jeune Chikuku, à un autre projet dément de Miralupa, frère cadet de l'empereur dork. L'occasion d'un nouvel affrontement psychique avec lui.
Bien que ravagé et agonisant, cet univers semble avoir assez de force pour se diriger tête baissée vers une nouvelle apocalypse ! Face à cette menace des êtres se dressent et ce dans les endroits les plus improbables, y compris dans l'état major dork. Miyazaki dresse ainsi une fresque résolument non manichéenne, désespérée et passionnante, renforcée par une galerie de personnage variée et haute en couleur. Un grand moment de BD !
Une relecture effectuée avec plaisir dans le cadre du Challenge Fins du Monde de Tigger Lilly.

Ainsi naissent les fantômes de Lisa Tuttle

A Lisa Tuttle, dont les livres m'ont appris que les plus effrayants des fantômes sont ceux qu'on porte en soi. Ils étaient toujours là, ces fantômes : entre les pages des textes que je découvrais en cherchant la matière qui composerait ce recueil. Dans l'ombre de ces personnages suspendus entre névrose ordinaire et folie, et dont on ne sait jamais trop s'ils nous effraient ou nous font pitié tant leurs failles sont humaines. Ils nous tendent un miroir pas toujours agréable à contempler, dérangeant et fascinant à la fois. Le monde, par petites touches, bascule dans l'horreur ; ainsi naissent les fantômes, dans le sillage d'un rêve éveillé, d'un amour contrarié ou d'un souvenir perdu. Dans le désir, la frustration, la jalousie, le réveil de pulsions pas très avouables - mais si communes, en fin de compte. Rien n'est ici plus dangereux qu'une femme amoureuse ou une victime devenue bourreau.
Extrait de la préface de Mélanie Fazi
Recueil de nouvelles de fantastiques, sélectionnées et traduites par Mélanie Fazi, Ainsi naissent les fantômes se révèle une excellente introduction à l'oeuvre de Lisa Tuttle.
Rêves captifs présente les séquelles d'une victime d'enlèvement de manière implacable et surprenante. L'horreur est palpable et prend à la gorge, une réussite.
L'heure en plus démarre plus sobrement, une mère de famille n'arrive pas à trouver le temps de se consacrer à l'écriture quand une pièce mystérieuse lui apparait. Un lieu correspondant parfaitement à ses goûts où le temps s'écoule très lentement... Une fenêtre sur un autre monde lui permettant de satisfaire à ses ambitions mais le revers de la médaille sera aussi surprenant que cinglant. Un très bon moment.
C'est dans cette pièce, chaque jour, que je transforme ma vie en langage. Les murs sont tapissés de livres rédigés par d'autres, et mes écrits s'accumulent autour de moi sur le bureau : articles incomplets, lettres inachevées, squelette décharné d'un roman, autant de débuts sans fins. La machine à écrire bourdonne tandis que j'associe les mots pour en tester l'effet puis les empile en une tour instable de phrases, de paragraphes, de pages. L'atmosphère de la pièce est lourde, imprégnée de ces mots.
Le Remède relève plutôt de la science fiction, la panacée a été découverte, elle renforce les défenses immunitaires de manière parfaite mais attaque les capacités d'apprentissage des nouveaux nés... Parfait sur la forme mais le fond ne m'a pas totalement convaincu, un bon moment néanmoins car la plume est vraiment belle, de même que les liens entres les deux personnages principaux.
Ma pathologie est sans doute le texte qui va le plus loin dans l'horreur : maternité, alchimie et amour irraisonnée. Un cocktail impitoyable qui marque durablement, un excellent texte.
"Mezzo-Tinto" est à la fois un hommage et un texte classique très efficace sur le thème du mystérieux tableau.
La Fiancée du Dragon est la nouvelle la plus longue du recueil et présente un point vue masculin extérieur. Une jeune américaine et appelée à retourner chez sa tante en Angleterre où elle subodore avoir vécu un traumatisme lié à l'imagerie du dragon. C'est accompagnée du narrateur, premier et récent amant qui devra jouer le rôle de protecteur, qu'elle se rendra sur place pour élucider cette part obscure de son passé. Etrange et bien mené, un très bon moment.
Au final un excellent bon recueil, sans fausse note, qui réussit à surprendre et à glacer.
Ils l'ont lu : Lhisbei, Gromovar.
Causons Metal avec le Traqueur Stellaire et Gromovar
Guillaume44 et Gromovar se sont lancés dans un échange sur le métal... Bien que n'étant pas un grand amateur du genre et ayant été initié tardivement, je participe histoire d'amener un peu d'écho à tout cela.
Au fait qu'est ce que le métal ? La réponse est au bout de ce lien.
Comme je l'ai indiqué, le métal a été une découverte tardive (vers mes 20 ans) grâce à un ami qui se reconnaitra s'il passe.
Dans ce qu'il m'a présenté j'ai eu le coup de foudre pour Megadeth et notamment leur Symphony of Destruction.
La sortie de l'album Youthanasia a d'ailleurs occulté tout autre groupe de métal pendant quelque mois mais j'ai enfin fini par voir la lumière du Black Album de Metallica et notamment Of Wolf and Man.
Actuellement, je n'écoute plus des masses de métal à l'exception d'Iron Maiden et surtout de Dream Theather, ici avec l'excellent Metropolis Part 1.
Voilà question Metal je suis un petit joueur mais j'avais envie de participer à l'échange.
Rêves de Gloire de Roland C. Wagner

La plage était déserte en cette saison. La peinture blanche s'écaillait sur les planches de la buvette fermée. La mer bleu-vert ondulait doucement dans le soleil d'hiver. Quelques barques retournées reposaient sur le sable ; assis sur l'une d'elles, un vieil Arabe au crâne enturbanné de blanc buvait le thé en fumant une cigarette.
Je me suis senti étranger.
Octobre 1960, De Gaulle succombe dans un attentat ce qui finira par donner un autre épilogue à la guerre d'Algérie, la France conservera trois enclave : Bougie, Oran, Alger. Les colons se trouvant ailleurs sur le territoire fondent sur les enclaves ou retournent en métropole. Timothy Leary débarque à Paris, avant de migrer à Biarritz un stock important d'une nouvelle drogue, rapidement baptisée Gloire, dans ses valises. Dans son sillage, un mouvement hippie prend forme : les vautriens. Dans les Aurès, un déserteur français, réputé timbré, prêche la non violence au fil de ses errances. Beria aux commandes de l'URSS se brule les doigts à Budapest et se lance alors dans une course à l'espace acharnée pour redorer le blason du communisme et encore quelques autres points de divergences...
Au fil des ans, la situation politique française vire à la dictature, les vautriens sont rapidement déportés dans l'Algérois... Les années passent, le monde change, la vie suis son cours...
J'ai posé la main à plat sur la pochette. "Je cherche ce disque. Dans le cas de tout petits tirages, le meilleur moyen, c'est de retrouver ceux qui l'ont enregistré, ou pressé."
Il a émis un grognement amusé. "Purée, vous êtes un vrai pro du disque, hein ?
- J'essaye. Une autre anisette ?
- C'est pas de refus."
Je n'avais pas avancé d'un pouce, sauf sur un point : je connaissais désormais le nombre de pochettes imprimées, un bon indice de la rareté du disque. Je comprenais mieux comment il avait pu échapper aux collectionneurs les plus férus de musique vautrienne. Les éventuels pressages d'essai mis de côté, avec cinquante exemplaires, il entrait tout droit dans les dix premiers du hit-parade des quarante-cinq tours algérois introuvables.
C'était la pièce manquante. Le Graal.
Il me fallait ce disque.
De nos jours, un collectionneur de vinyl rare découvre sur internet, un disque de rock psychédélique inconnu. Le groupe Les Glorieux Fellaghas, deux titres Rêves de Gloire et Regarde vers l'orient (une reprise de Regarde vers Lorient). Outre le nom du groupe un rien provocateur pour les années soixante, notre ami découvre une nouvelle particularité à ce disque : il porte la poisse. La mort frappe curieusement tous les propriétaires d'un exemplaire. De quoi attiser la convoitise de notre collectionneur compulsif.
Tandis que je parlais, je mesurais à quel point les mentalités, avaient pu changer depuis les soixante. Les vautriens, les harkis, les Européens du Nord et du Sud, les Algériens eux-mêmes - tous ces gens avaient influencé la vision du monde de la population algéroise. Les influences s'étaient mêlées, l'ambiance générale avait changé, le Zeitgeist n'était décidément plus du tout le même.
La société algéroise s'était ouverte, par la force des choses, et cette ouverture lui avait profité. Mais ici, en France, la société s'était refermée sur elle-même dans une ambiance de méfiance à l'égard de l'étranger, surtout s'il venait de l'autre côté de la Méditerranée, elle s'était enfermée derrière des murs et des barrières mentales, elle s'était appuyée sur la haine et la xénophobie en une tentative désespérée de se perpétuer, ou plutôt de perpétuer une image d'elle-même, une image idéalisée d'une France blanche et chrétienne où régnait l'ordre.
Et, au bout du compte, elle avait échoué.
En alternance à cette chasse au disque rare et létal, les témoignages anonymes, même si on peut reconnaitre quelques intervenants récurents, des années soixante à nos jours se succèdent pour brosser par petite touche la trame historique, de la création des enclaves à nos jours, vu de l'Algérois, avec pour point d'orgue les évènements de 1977.
Les tortionnaires français n'avaient jamais été jugés ni condamnés, et les assassins du FLN étaient devenus des héros de l'Algérie nouvelle.
Tous des ordures.
Tous des pauvres gens.
Et moi, moi qui n'avais rien demandé, j'étais là, avec trois ou quatre millions de personnes, pour ainsi dire entre le marteau et l'enclume.
On fait mieux comme position.
Loin de toute angélisme, le roman étant très sombre, Roland C. Wagner déploie magistralement son uchronie. De nombreux points de vue sont embrassés, du fasciste au hippie vautrien en passant par le soldat de l'ALN et le fellagha des Aurès, la mosaïque de personnages est très fournie. Si le protagoniste (proche de l'auteur ? ) nous embarque dans une histoire du rock virant au thriller, les autres trames en filigranes sont tous aussi passionnantes, tout étant lié : histoire du mouvement vautrien de le la folie des premiers moments au désenchantement, du mouvement révolutionnaire à l'effet de mode ; géopolitique mondiale avec une guerre froide alternative ; hommage à Camus...
Bref, un roman solide, dense, prenant, captivant et très fluide. Un coup de maître, à lire et relire au soleil une anisette en main (j'aurai pas du refuser celle que RCW offrait lors de la dédicace à la librairie Scylla).
Ils l'ont lu : Traqueur Stellaire, Philippe Boulier
Nausicaä de la vallée du vent (tome 3) de Hayao Miyazaki

Kushana a fini par dompter Kurotowa et découvre de fait l'ampleur du complot contre elle et les soldats lui étant loyaux, le dieu guerrier passe en second plan. Accompagnée de Nausicaä elle file vers le front principal retrouver l'armée qui lui est fidèle avant qu'elle ne soit sacrifiée pour contenir la contre offensive Dork. En chemin, elles découvriront les effets d'une nouvelle tactique nihiliste dork. Par ailleurs le dévouement de Nausicaä accroit son charisme jusqu'à égaler celui de Kushana parmi les tolmèques.
Grâce au vénérable bonze dork du clan de Mani, Yupa, Asbel et la jeune Kecha ont pu survivre à leur action décisive chez les maîtres vers au service des dorks et surtout échapper aux griffes psychiques du frère cadet de l'empereur. Celui a désormais conscience de l'existence de Nausicaä et semble prêt à tout pour éteindre l'hérésie de "l'être vêtue de bleu" chez son peuple. Alors que les trois fuyards se retrouvent dans une situation désespérée, ils seront sauvé par le mystérieux peuple de la forêt, une communauté vivant en symbiose dans la forêt toxique et inquiéte des manoeuvres des dorks.
Ce tome est donc l'occasion pour Kushana d'entrer en rebellion ouverte contre ses frères et son père tandis que Nausicaä découvrira l'horreur de la guerre dans laquelle son bon coeur et la dirigeante tolmèque l'entrainent...
Un épisode exaltant, sombre et très violent du fait de la succession d'affrontement entre les dorks et les tolmèques, la réalité de la guerre et ses causes frappent de plein fouet Nausicaä qui restent malgré tout égale à elle même. Kushana apparait toujours plus complexe et humaine, entraînée dans un conflit par devoir elle ne le poursuit que pour préserver les siens et mettre à terme à la corruption qui ronge sa famille. Enfin les dirigeants dorks apparaissent au grand jour, tant leur inflexibilité que leur résolution les rends inhumains malgré le doute et le désarroi que leurs actions provoquent au sein de leur propre population.
Plus cette histoire avance plus elle s'assombrit et ce malgré la touche d'espoir qu'apporte Nausicaä autour d'elle. On se demande comment tout cela va se terminer.
Une relecture effectuée avec plaisir dans le cadre du Challenge Fins du Monde de Tigger Lilly.

Nausicaä de la vallée du vent (tome 2) de Hayao Miyazaki

Asbel et Nausicaä ont été recueillis par une tribu Dorks, l'occasion de constaté la situation désespérée dans laquelle elle a placée l'invasion tolmèque mais aussi la risposte brutale, radicale et impitoyablle conçue par l'Empereur Dork. Kushana trahie par sa propre famille sera la première à en faire les frais tandis que les royaumes frontaliers, comme la Vallée du Vent apparaissent menaçés.
Sauvée in extremis par Kurotowa, Kushana va abandonner la voie de la fidélité envers les siens et se radicaliser.
Tandis que Nausicaä fera tout son possible pour apaiser la colère des omus, imprudemment déchainée par les Dorks et tentera de ramener la concorde entre toutes les forces en présence.
Yupa de son côté enquête sur ce qui se trame dans l'ombre et découvrira les causes de la prochaine apocalypse. Il retrouvera en chemin Asbel et quelque dorks bien décidés à ce que l'histoire ne se répète pas.
Ce tome 2 beaucoup plus sombre que le précédent est captivant, l'évolution des personnages est bien rendue surtout celles d'Asbel et de Kushana. De nouveaux intervenants entre en jeu tant positif comme le vénérable dork du clan de Mani que sombre comme le frère cadet de l'empereur dork. L'univers est détaillé, on en apprend beaucoup sur les conflagrations qui ont secoués les royaumes frontaliers, sur les maîtres ver et un peu sur les dorks. Une oeuvre dense parfaitement maîtrisée et un univers très sombre où les apocalypse semblent devoir se répéter jusqu'à l'extinction de l'humanité.
Une relecture effectuée avec plaisir dans le cadre du Challenge Fins du Monde de Tigger Lilly.

Jardins virtuels de Sylvie Denis

Ce recueil dormait dans ma pile à lire depuis pas mal de temps, toujours remis à plus tard par l'actualité alors que j'avais été séduit par les nouvelles lues dans Bifrost et le recueil SF99. La séance de dédicace de vendredi dernier m'a motivé pour le sortir de l'étagère et je ne le regrette pas.
A noter que ces textes ont été remaniés lors de cette réédition en 2003.
Dedans, dehors présente un futur dystopique où la technologie est mise à profit par des groupes religieux extrèmiste prospère pour mettre leur petit monde en coupe réglée. Une gamine adoptée lors d'un pseudo programme d'aide aux déshérités va tenter de briser le carcan qui peu à peu se referme sur elle. Un texte à la fois sombre et porteur d'espoir. Prix Rosny aîné 2000.
A l'époque, on croyait avoir trouvé la solution idéale, le moyen de réconcilier définitivement les tenants du "travail d'utilité publique" et les défenseurs de la sécurité. On venait de s'apercevoir qu'il était bien plus intéressant - performant, économique - de développer des connexions homme-machine que de travailler sur des machines autonomes. Plus efficaces de prendre un prisonnier, de le brancher sur le système de contrôle vidéo de la prison, de le nourrir par des tubes, que d'entretenir un couteux système de surveillance automatisée. Plus efficace et beaucoup plus sûr, puisqu'on peut fragmenter les postes de travail de façon que personne ne puisse contrôler l'intégralité du système et, par exemple, n'essaie de faire évader quelqu'un.
Quant à s'évader soi-même...
Que pouvez-vous bien faire pour vous libérer quand toutes vos connexions nerveuses ont été neutralisées et remplacées par des connexions-machines ?
L'Anniversaire de Caroline est dans la même veine que Dedans, dehors, on suis la vie d'une voleuse et hacker condamner à une longue peine en tant que partie du système de sécurité de sa prison. Une peine cruelle et irréversible dont elle prendra son partie de manière surprenante. Prix Solaris 1988.
In memoriam : Discoveryland. Les ruines de Mickey Village, une jeune fille hantée par l'imagerie de Peter Pan, des dissidents cherchant à rallier Mars. Un cocktail étrange qui fonctionne, un bon moment.
Fonte des glaces, narre l'échec d'une utopique tentative d'apporter de l'eau à une Afrique desséchée. Le poids de cette expérience marquera à jamais un adolescent embringué dans cette aventure par le militantisme de ses parents. Un texte élégiaque assez marquant.
- Il n'y a pas de chemin, dit Thibault.
La neige avait recommencé à tomber. Bientôt, elle effacerait aussi bien les traces de pas du tigre que la tombe de son père.
- Pardon ?
- La neige a effacé nos traces. Il n'y a pas de route. Il n'y en a pour personne. Pas plus pour les hommes que pour les machines intelligentes.
Cap Tchernobyl, un père agonisant décide de traverser la Sibérie avec son fils pour voir les derniers tigres blancs croisent la route d'un robot envisageant de déserter le service de l'humanité. Cette version remaniée que j'avais déjà lu dans SF99 s'avère excellente avec une fin qui me parait beaucoup plus positive. Un excellent texte.
La ballade du singe seul, un très bon texte post-apocalyptique bien construit avec un clin d'oeil à Voltaire.
Si Thébaldus rêve... (nouvelle inédite) Une jeune fille tente de se faire admettre dans une cité utopique, centre d'un programme de reality-show focalisé sur la création artistique. Des autres candidats au mystérieux concepteur du site, elle ira de surprise en surprise avant de trouver sa propre voie. Une vision du futur, dépeignant un monde en décomposition assez glaçant.
Elisabeth for ever aborde le clonage sous un angle assez original et dérangeant mais pas totalement convainquant.
De Dimbour à Lapêtre aborde le thème du clonage encore sous un nouvel angle, plus positif cette fois ci. Un texte qui m'a évoqué un peu des nouvelles de Greg Egan.
Carnaval à Lapêtre se focalise sur le thème des modifications de l'humain (déjà présent dans la nouvelle précédente) mais cette fois ci dans l'optique de la perpétuation de traditions brutales et sexistes. Le tout ayant pour toile de fond un carnaval très sensuel dans une station orbitale et un amant éconduit manipulateur. Très efficace et plaisant.
Magma-plasma met en scène une équipe de chasseurs de primes sur le retour, la meneuse du groupe traversant une phase de dépression. Un texte énergique mais qui part un peu dans tous les sens. Plaisant sans plus.
Paradigme Party reprend les protagonistes de Magma-plasma pour une enquête sur les pratiques d'un trio d'IA en matière de ressources humaines. Un récit astucieux et bien mené, offrant une belle conclusion à Magma-Plasma, un très bon moment.
Nirvana, mode d'emploi narre de manière touchante l'histoire d'une obsession pour un film de Space Opera sur fond de maladie s'attaquant à la mémoire. Un récit en deux temps qui clôture agréablement ce recueil.
Au final un recueil science fiction de très bonne facture que j'aurai du lire plus tôt.
Soirée test Palais Royal

Groquik ayant amené Palais Royal nous nous sommes lançés dans une partie test.
Le matériel représentant la cour de Louis XV est assez agréable. D'un côté le jardin où conspire les courtisans, de l'autre le palais succession où les serviteurs s'afférent entre le bureau du Roi, celui du cardinal et la cour de la Pompadour.
Chaque noble est représenté par un coût, une valeur en point et un eventuel bonus (généralement quand sa valeur en point est faible : augmentation du pool de serviteurs, bonus en ressources ou en possibilité de déplacement). Le coût peut comporter jusqu'à trois éléments : des sceaux du roi, de la Pompadour et de l'or. Moins un noble à de voisin dans le jardin (au fur et à mesure qu'il se dépeuple) et plus ses prétentions financières décroissent.
Les emplacements libérés par l'obtention des nobles présents sur les bords (la répartition est aléatoire) peuvent être occupés par un serviteur du joueur ayant acquis le noble s'y trouvant et permettent de rafler des points en cas de majorité.
Le palais est représenté par neuf tuiles, chacune ayant un effet de l'obtention de ressources à l'introduction ou le déplacement des serviteurs (obtenir un sceau ou l'acquisition d'un noble provoque la sortie du palais pour les serviteurs impliqués d'où la nécessité de les faire entrer à nouveau).
Obtenir la majorité sur une tuile du palais permet d'obtenir un bonus sur l'action concerné, seul bémol les tours des joueurs n'étant pas simultané (un joueur effectue tous ses actions possibles avant de passer la main) les interactions sont faibles. C'est à la fois agréable et frustrant, pas trop de crasses possibles mais pas trop de moyens de ralentir un joueur très bien organisé.
La partie a été assez agréable, Darth So So après un rush impressionnant sur l'or c'est consacré à la chasse aux courtisans ayant la plus forte valeur, de mon côté je me suis consacré aux nobles procurant des bonus pour obtenir des économies de serviteurs tandis que Groquik effectuait le siège du cardinal (tranche les égalités) et avançait plus vite grâce aux bonus de majorité sur les tuiles d'action.
Résultat des courses Groquik 76 points, Efelle 71 et Darth So So 62 pénalisée par son faible investissement dans le jardin.
Un jeu de programmation et de majorité très fluide, des mécanismes simple à appréhender mais difficile à maîtriser. On se retrouve vite en pénurie de serviteurs ou dans l'impossibilité de tous les déplacer ou faire revenir dans le palais. Un jeu agréable, posé mais ne permettant pas énormément d'interaction entre joueurs. Il faudra qu'on y rejoue pour creuser tout cela.
Dédicace Roland C Wagner et Sylvie Denis à Scylla
Roland C. Wagner et Sylvie Denis étaient présent en fin d'après midi à la Librairie Scylla (Paris 12eme) à l'occasion de la sortie récente de Rêves de gloire. Une bonne occasion de faire dédicacer divers livres de ces deux auteurs, déjà en ma possession : Le Serpent d'Angoisse, L'odyssée de l'espèce et Jardins virtuels (en cours de lecture).
En plus de dédicacer Rêves de gloire, Roland C. Wagner proposait une anisette histoire sans doute de commercer l'immersion dans son uchronie méditerranéenne. Je me suis contenté d'un verre de soda.
Côté achat, j'ai récupéré les livres de la dédicace de Mélanie Fazi du 29 avril (où je n'ai pas pu aller), à savoir Notre Dame des Ecailles et Ainsi naissent les fantômes de Lisa Tuttle.
Enfin profitant de l'occasion, j'ai fait connaissance avec le camarade blogueur Anudar qui avait fait le déplacement. Pas mal de discussion avec cet inconditionnel de Dune et détracteur de Kevin J Anderson (on le comprend mais il ne serait pas le plus virulent).
Bref une bon moment même si j'ai eu de léger problèmes de trains au retour.
Côté achat j'ai été plutôt raisonnable avec seulement :
- Rêves de gloire de Roland C. Wagner
- Notre Dame aux écailles de Mélanie Fazi
- Ainsi naissent les fantômes de Lisa Tuttle
- Rouge gueule de bois de Léo Henry
- L'archipel du rêve de Christopher Priest
- Les extraordinaires aventures de Kavalier & Clay de Michael Chabon
Ce billet a été rédigé suite à la suggestion d'Anudar dans le métro, j'attends donc son propre billet de pied ferme !













