img478

 

 

C’est l’une des bases de mon métier : une coïncidence, ça ne veut rien dire ; deux coïncidences, ce n’est qu’une coïncidence ; trois coïncidences, c’est le début des emmerdes.

Alix S. Grey, le S c’est pour sexy, est détective privé en Islande. Mais une Islande post effondrement annexée par les restes des USA et où les autochtones ont été parqués au loin pour que puisse être rebâtie une cité conforme à l’american way of life.

Tout bascule quand un client putatif vient faire une attaque dans son bureau, sa fille lui envoie une carte lui demandant de ne pas la retrouver, qu’un autre membre de la famille l’invite à une soirée branchée et que les deux petits derniers viennent jouer aux barbouzes…

Ce n’est plus une ardoise qu’il y a entre ces types et moi, c’est la toiture complète.

En essayant de comprendre de quoi il en retourne Alix se retrouve engluer dans un thriller technologique et un conflit familial larvé au sein de la tribu la plus aisée de la planète. Une fois l’intrigue lancée tout va à la surenchère dans un univers qui parait de plus en plus irréel.

Une fois que ma fidèle mémoire biologique m’a communiqué toutes ces données brutales, je me sens traversée d’un frisson de dégoût intense et généreux ; un peu comme si je faisais un shampoing à la Méduse. Et comme je ne peux m’empêcher d’ouvrir ma grande gueule, même abîmée, je résume à mes compagnons l’état de service de mes neurones.

 

« On n’est pas dans la merde. »

Après quoi je m’aperçois qu’eux, ils y sont depuis toujours.

Un court roman bien mené, avec un style familier savoureux qui n’est pas sans rappeler les dialogues à la Audiard. Etrange décalage entre la violence des faits et l’humour latent du texte, qui trouve son explication dans le twist final. Un texte très plaisant et une bonne surprise.