La forêt d’Iscambe de Christian Charrière

C’était ce que Tanguy reprochait principalement à la forêt d’Iscambe : tel un feu mystérieux qui couve, elle entretenait en lui un sentiment vague d’insécurité. Dans les moments les plus heureux de sa vie, quand il sentait vibrer l’accord entre lui et le monde, il apercevait tout au fond du sous-bois intérieur, hors de portée et protégée par l’épais feuillage, une petite flamme sautillante et moqueuse.
L’homme a déclenché l’apocalypse et a ravagé la planète, les survivants se sont organisés en communauté restreinte dans un monde totalement changé l’axe de rotation de la Terre ayant été bouleversé.
Tandis que de Marseille relativement épargnée s’étend une dictature bureaucratique belliciste et déshumanisante. Dans la Vallée d’Emeraude, en bordure de la gigantesque forêt d’Iscambe, les habitants ont réussis à conserver leur indépendance grâce à la direction avisée de Tanguy, ex membre d’une secte marseillaise interdite par le pouvoir.
Tout bascule quand deux pèlerins de cette secte arrivent au
sein de
S’en suis des aventures en deux temps, d’un côté Le Fondeur et Evariste qui erreront tous en philosophant et It’van de l’autre qui se mêlera d’un conflit opposant termites et fourmis géantes.
- Par le joyau dans le lotus ! insistait le vieil
homme. Comment peux-tu déraisonner ainsi ? Ne vois-tu pas que cet
établissement appartenait à
Avec un sourire méprisant, Evariste désignait le symbole plusieurs fois répété sur les idoles métalliques, coquillages rayonnant, semblable à un soleil englouti au fond des mers.
- A
Et c’est là que là que le bat blesse. Ces aventures sont farcies de philosophie de bazar et si la création d’un panthéon à partir des marques de station service en ruines croisées le long de la remontée de l’A6 est amusante au début, l’effet de répétition me l’a rendue particulièrement pénible. On rencontre le même effet dans les aventures d’It’van, tout étant sous entendu par la nécessité d’unir les forces de l’en haut avec l’en bas pour parvenir à l’harmonie. Les moments de bravoure comme la psychanalyse du roi des termites et la résolution de son complexe d’Œdipe en perdent de leurs saveurs. Le coup de grâce en ce qui me concerne étant le style et le langage soutenu de l’ensemble qui donne un texte assez dense.
Le texte relève finalement plus du conte absurde à
Il en a parlé : Nébal
