Aqua TM de Jean-Marc Ligny

Fatou lève les yeux au ciel, en quête d’un nuage, d’un
répit, d’un miracle. Mais c’est toujours pareil : le ciel est ocre, saturé
de latérite, le soleil voilé cogne à mort. La température doit atteindre
2030, le
réchauffement climatique fait rage, l’Afrique de l’Ouest se désertifie,
l’Europe coule sous les inondations, les Etats-Unis sont ravagés par des
tornades. Les états ont privatisés à tout va et ce sont privés de tout moyen
d’actions sociales : les déshérités sont de plus en plus nombreux et violents,
la population aisée et leurs serfs s’enferment dans des enclaves. A tout cela
s’ajoute le terrorisme high-tech de
Truth est un hacker de haut vol, ayant réussi le casse du siècle : le piratage d’un satellite privé de recherche géologique. Dans son butin se trouve des informations concernant la présence d’une nappe phréatique inattendue au Burkina Faso, plus qu’asséché. Assoiffé de reconnaissance, il met cette image en ligne et en informe le gouvernement concerné.
Le maire tourne son regard vers l’ancien lac en contrebas,
qui étend vers le nord sa morne étendue de sable et d’argile craquelée, langue
de désert ochracée qui vient lécher les faubourgs de
Tandis que la présidente du Burkina Faso obtient d’une ONG européenne et de la Chine le matériel qui doit lui être acheminée par camion. Laurie, sœur de Truth et membre de l’ONG SOS est chargée du convoyage, Rudy réfugié climatique hollandais qui a tout perdu et cherche à fausser compagnie à une organisation néo nazi et peut être aussi à quelques dealers, lui servira de chauffeur.
Une seule réponse sur une centaine d’annonces, c’est significatif : personne ne veut aller dans un pays où les conditions de vie sont infernales. Du coup, Laurie en est venue à se demander ce qui la motive vraiment, elle, au-delà des bonnes raisons qu’elle s’est données. N’est-ce pas une espèce de fascination morbide pour l’agonie : quitter la mort humide pour la mort sèche, mais côtoyer la mort de toute façon ? Ou bien cette immersion volontaire dans l’atroce réalité du monde n’est-elle pas, à l’inverse, une sorte de thérapie psychologique à ce qui commence à toucher tout le monde, même ceux qui se croient à l’abri dans leurs univers virtuels ou leurs enclaves climatisées : côtoyer la mort en permanence, l’attendre chaque jour ?
De son côté, le PDG de la holding détenant le satellite de prospection, entend bien faire valoir ses droits sur cette nappe d’abord légalement puis à coups de barbouzes plus ou moins doués.
- Les gars, vous m’étonnez. Je n’ai pas l’impression d’avoir affaire à des agents de la CIA censés défendre les intérêts des Etats-Unis, mais à des écolos tiers-mondistes. C’est quoi, votre problème ?
- Notre problème, c’est qu’on est sur place, et pas vous.
- Vous devriez venir voir, monsieur Fuller.
- Bordel, non ! Je ne mettrai pas les pieds dans ce nid à poussière, sauf pour y inaugurer ma station de pompage ! Cette nappe m’appartient, il n’est pas question que je négocie quoi que ce soit !
- Arrêter de postillonner, monsieur Fuller, ça fait des taches sur l’écran.
Avec Aqua TM, Jean-Marc Ligny signe un pavé de 730 pages qui se lit très
bien, à la narration bien maîtrisée. Après un début assez désespéré, la
narration distille des bribes d’espoir en dépeignant les modes de vie des
différents peuples du désert. L’ensemble est prenant, l’auteur réussissant à
instiller quelques pointes d’humour à un tableau globalement très noir. Le
trait manque parfois de nuance mais constitue néanmoins un récit très sympathique mêlant mysticisme
et prospective géopolitique sur fond de thriller.
Agricola impromptu
Profitant des vacances, nous avons convié Yann à diner. Une fois les enfants couchés, nous nous sommes lancer dans une partie d'Agricola.
Profitant des matériaux de constructions disponibles dès le début de la partie, je me suis lancé dans une stratégie four/céramique/poterie qui m'a permis de ne plus avoir de soucis de nourriture, Yann de son côté misant sur le cumul de bois et un nombre exponentiel de personnes, Sophie un fatiguée préfère jouer la prudence.
C'est donc Yann qui l'emporte haut la main mais sur la corde raide question nourriture avec 45 points.
Tandis que je paye mon absence de prise de risque au niveau population avec seulement 32 points.
Une soirée agréable qui confirme les multiples qualités de ce jeu et les nombreuses stratégie possibles.
Sanctuaire de Xavier Dorison et Christophe Bec



1945, les russes s'empare de reliques archéologiques sumériennes dans Berlin.
1957, un sous marin russe disparait en Méditerranée de manière peu orthodoxe.
2029, un sous marin stratégique américains, l'USS Nebraska capte un signal à proximité des côtes syriennes. Craignant un radar qui dévoilerait les manoeuvres US de dissuasion dans la région, une investigation est lancée.
Elle mène l'engin dans une immense grotte sous marine contenant une épave de sous marin russe et un édifice immergé dans le style de Petra en plus inquiétant. L'épave du navire russe révèle qu'il s'agissait d'une mission archéologique...
Alors qu'une première équipe disparait dans l'édifice, plusieurs membres d'équipage deviennent psychotiques et violents... Le commandant prend la tête d'une équipe de sauvetage tandis qu'à bord du Nebraska l'ambiance se détériore. Des membres clés de l'équipage perdent la raison et des dommages irrémédiables sont infligés au navire.
Tandis qu'à bord du Nebraska, les officiers divisés tentent de trouver une solution pour sauver selon les cas leur peau ou l'équipage, l'équipe de sauvetage est confrontée à l'entité cause de le tous leurs maux...
Une histoire angoissante qui n'est pas sans rappeler quelque films (Shining, Event Horizon) pour cette intrigue en deux huis clos et son côté fantastique... Ces trois tomes se lisent très vite, on est captivé par cette histoire très bien ficelée et ses rebondissements. La tension monte peu à peu jusqu'à la conclusion horriblement cynique. Un très bon moment, merci à Nicolas de me l'avoir conseillé.
L.G.M. de Roland C. Wagner

Le 18 juin 1967, à 5h 34 heure de Paris, Arès 1 toucha le sol martien dans la région de Chrysia Planitia, un peu plus brutalement que prévu en raison d’une mauvaise extrapolation de la pression atmosphérique locale. Et sans doute le choc dut-il mettre hors d’usage quelque pièce vitale car la sonde tomba presque aussitôt en panne, non sans avoir transmis auparavant un unique cliché à la Terre – un gros plan d’un Petit Homme vert tirant la langue à l’objectif.
L.G.M.
Little
Le petit home vert.
L’ambassadeur martien sur Terre.
La course à l’espace entre les USA et l’URSS a brusquement changé quand une sonde a mis en évidence la présence de vie intelligente sur Mars. L’URSS arrive première sur place et se libéralise tandis que les USA se crispent de plus en plus et sont menacées de sécession de toute part.
C’est dans cette ambiance que l’ambassadeur martien est ramené par les russes sur le sol terrien. Volontiers irrévérencieux, il ne tarde pas à fausser compagnie aux officiels pour se mêler à une sorte de communauté hippie française qui le vénère.
Goûtant sur place à toute la gamme des plaisirs terrestres,
il est sauvé in extremis, par l’agent français chargé de le retrouver, d’une
tentative d’enlèvement musclée de
Commence alors une épopée rocambolesque, le LGM étant aussi la proie d’une faction obscure du KGB et d’un insaisissable agent multiple, qui se terminera sur Mars sur fond de cataclysme cosmique et de problématique quantique.
« Tu vois, camarade, m’avait-il dit à bord de l’avion peu de temps avant d’atterir à L.A., on peut trouver beaucoup de choses à reprocher aux Soviets, et je suis sûr que ta planète compte quelques dictatures bien plus dures que la démocratie musclée des républicains, mais s’il y a un pays où je ne veux pas mettre les pieds, c’est bien les Etats-Unis. Parce que c’est le genre d’endroit où je risquerais de me retrouver attaché tout vivant le ventre ouvert sur une table d’opération, avec des types en blouse blanche qui me tripoteraient les entrailles !
- Sûr, avais-je opiné, et, en prime, tu peux parier qu’ils trouveraient moyen de faire du fric avec ce qu’ils y découvriraient. »
Tout en rendant un hommage appuyé au Martiens, go home ! de Fredric Brown, R.C. Wagner dépeint une uchronie amusante par de cours chapitre de contexte, alternant avec ceux narrant cette course poursuite échevelée. Chaque chapitre est introduit par un extrait de chanson savamment retouchée et les clins d’œil musicaux sont assez nombreux dans le texte.
Tout comme le roman de Brown, celui-ci est plein d’humour mais ne se prive pas néanmoins de jouer avec le concept du Chat de Schrödinger. Un roman assez léger, drôle, pas foncièrement anti-américain ou pro soviétique, malgré les apparences, et bien ficelé. Un bon moment.
La frontière de la vie de Roger Leloup

Yoko est invitée à Rothenburg, suite à un stratagème, par un parent d'Ingrid. Mystérieusement épuisée, cette dernière semble s'étioler et son cousin Rudy, biologiste de formation, craint pour sa vie. Il semblerait en effet qu'Ingrid reçoive des visites à la nuit tombée, un vampire ?
L'intrigue de cet album est bien menée, ce n'est qu'après une enquête assez longue, sur des évènements s'étant produit en 1945, que Yoko découvrira la situation exposée en couverture.
Une histoire prenante, jouant avec les codes gothiques, alternant actions et moment enquêtes. Les personnages présentés sont profondément humains et on évite tout manichéisme. Sans aucun doute l'aventure la plus poignante de la série.
Kane Intégrale 3/3 de Karl Edward Wagner

- Tu as beau avoir dressé l’échiquier pour cette nuit, Sathonys, cracha Kane en réponse, tu ne peux pourtant pas en manipuler toute les pièces. Tu meus les autres hommes comme des pions, mais pas Kane ! Jamais je ne me soumettrai à un destin préétabli, et si je dois tomber, je vendrai cher ma vie et je mourrai en homme libre !
- Tu continues de brandir un poing ensanglanté face au destin, Kane ? Mais telle est ta nature, je suppose, et je te renvoie ton accusation. Avant que vienne l’aube, nous rediscuterons du libre arbitre, et je crois que nous verrons mieux alors si cette arrogance recouvre une vantardise creuse ou une foi désespérée.
Fin de l’intégrale de Kane, c’est avec regret que je tourne la page, le personnage de Karl Edward Wagner faisant désormais peser son ombre sur mes lectures passées et à venir de fantasy.
Ce dernier volume compte quatre novellas très réussies, une demi-douzaine de nouvelles et quelques documents annexes pas inintéressants.
Le vireton de Stundorne se perdit, car seule la peur avait déclenché le tir. « Kane ! » beugla quelqu’un, saisi de panique. Les chasseurs de primes s’égaillèrent en tout sens.
Avec un rugissement de démence furieuse, Kane se jeta à leurs trousses. Sans une pensée pour le danger encouru, il les chassa devant lui. Ces chacals l’avaient trop longtemps harcelé ; désormais, le lion blessé faisait volte-face pour tuer.
Le nid du corbeau conte une histoire de sombre vengeance,
ourdie pendant des années à l’encontre de Kane. La bande du héros s’est faite
taillée en pièces, Kane lui-même est au plus mal quand avec quelques acolytes
ils trouvent refuge dans une auberge délabrée… Las, le délabrement est du à une
précédente visite de Kane dont la maîtresse des lieux se souvient fort bien et
les mercenaires qui les traquent ne semblent pas vouloir tenir des comptes des
légendes locales qui recommandent de ne pas sortir
Le baron s’empressa d’éviter ce regard et réprima un frisson.
Vaule ! Quelle sorte d’homme était cette créature ? Soit, c’était un
mercenaire, un tueur à gages. On trouve rarement de délicats poètes parmi ce
genre d’individus. Pourtant, à voir sa démarche, Kane se différenciait
clairement de
Seconde novella, Réflexions pour l’hiver de mon âme, complète le roman La Croisade des Ténèbres (Kane 1) et lance une nouvelle aventure. Kane revenue pour régler ses comptes avec un certain prophète se trouve pourchassé par les séides de ce dernier jusque dans des contrées australes isolées. Recueilli par une famille noble qui hiverne dans un domaine de chasse, il sera confronté à la tempête puis au siège mené par une meute de loups enragés et devra affronter le loup garou qui se trouve parmi ses bienfaiteurs. Une magnifique intrigue en huit clos, la narration étant suffisamment habile pour brouiller les pistes avec bonheur.
Et Kane resta seul avec les loups.
Une demi-douzaine de tueurs gris tournait avec méfiance autour de leur proie. Certains, blessés, saignaient, mais ils ne manifestaient pas la moindre inclination à abandonner ce dernier homme. Leur soif de sang totalement déchaînée, ils focalisaient leurs pensées sauvages sur un but inexorable : entraîner l’humain à terre et plonger le museau dans son sang. Kane leur rendit un regard mauvais, les lèvres retroussées par un rictus, ses yeux d’assassin brasillant comme une flamme infernale. Insatiable, sa propre soif de carnage et de destruction brûlait d’une ardeur incandescente dans sa forme éclaboussée de sang. L’espace de plusieurs battements de cœur, les tueurs s’entreregardèrent.
Dernière novella de fantasy, La froide lumière, propose la traque, d’un Kane passablement déprimé par son existence sans fin, par une bande de croisés décidés à éradique le mal sur leur passage. Une traque impitoyable où les fanatiques défenseurs du bien autoproclamés se révèlent bien plus cruels et sadiques que Kane dans la plupart de ses aventures. Une aventure très sympathique qui a le mérite de présenter une nouvelle facette de Kane.
Mirage est une histoire de vampire, cherchant dans son inspiration dans les romans gothiques, plus proche de Bram Stocker que d’Anne Rice. Bien menée à un petit détail près, mais qui je le reconnais définit la nature de Kane, cette nouvelle se lit très agréablement.
En tant que capitaine d’une troupe de mercenaires, Kane était entré au service d’Andalar un peu moins d’un an plus tôt. Ses succès au combat l’avaient porté à l’attention du roi, et son élévation au rang de général des armées de la ville-état n’avait pas tardé. Les guerres frontalières d’Andalar conclues victorieusement, Kane avait mis la faveur du roi à profit pour accéder à une charge élevée au sein de la cour royale. Une prescription judicieuse de certains élixirs ésotériques connus de Kane avait rendu au vieux roi vigueur et virilité, garantissant l’ascendant politique de Kane sur Luisteren. Ensuite, il ne s’était agi que d’habileté politique : une fois les rivaux principaux de Kane démasqués (par Kane) comme des conspirateurs contre le roi, l’ascension de Kane au poste de Grand Ministre de la ville-état devint aussi inévitable que le décès imminent du roi.
L’autre est un récit cynique, mettant Kane aux prises de l’obscurantisme de tout un peuple. Une nouvelle où l’arrogance de Kane lui coûtera beaucoup. Un récit efficace et bien ficelé.
Arrive ensuite la transition entre période moderne et fantasy des aventures de Kane, en effet dans la touche gothique, l’anti héros, invoque l’Elric de Moorcock pour faire main basse sur des ressources technologiques non humaines en rapport avec l’espace temps. Une confrontation amusante sans plus, même si Wagner maîtrise assez bien la nature du champion éternel.
Viennent donc ensuite les deux nouvelles modernes, Lacunes et Dans les tréfonds de l’entrepôt Acme, où Kane en pourvoyeur de drogues ou d’instruments exotiques jouent avec des artistes en mal d’inspiration. Des nouvelles amusantes, au caractère pornographique certain.
Tout d’abord, juste un spectre, est la dernière novella tant
de l’ouvrage que de la saga de Kane. Dans le Londres moderne, un écrivain d’horreur
est aux prises avec l’inhabituel contrôle qu’il a sur
Le trésor de Lynortis qui suis est le premier texte de
l’auteur, prélude à
C’est avec regret que j’ai refermé ce dernier volume. En matière de fantasy, de sword and sorcery et d’heroic fantasy, Kane apparaît comme un géant, enfin un anti héros, moteur de ses propres aventures ! Ce troisième tome est toutefois à réserver aux inconditionnels du personnage. Pour faire connaissance je ne peux que conseiller les deux premiers volumes de cette intégrale et particulièrement le second pour un nombre de texte plus importants et des ambiances très variées.
Il m'a donné envie de le lire : Nébal
Le tour de valse de Pellejero et Lapière

Plongée dans l'URSS des années 50 avec une femme qui tente de retrouver son mari à l'ouverture brusque des goulags suite à la mort de Staline. A coup de réminiscences nous auront droit à la vie de Kalia à travers les tourments de la seconde guerre mondiale et la paranoïa staliniste qui pèse sur le pays.
Un récit fort sur une période sombre tout en restant teinté d'espoir. Bonne pioche merci à Yann pour le prêt.
La tour de Babel de Bruegel l'Ancien
Et voici enfin après quelques années d'oubli, en puzzle de pièces Michèle Wilson : La tour de Babel de Bruegel l'Ancien, enfin mille... plutôt neuf cent quatre vingt dix neuf vu que j'ai du en paumer une. Ca m'apprendra à négliger et stocker de manière légère un puzzle.
Un bon challenge mais par manque de temps et de moyens, je pense m'orienter vers des puzzles moins difficile. Quoi que La galerie de tableau de Pannini, en stock, devrait me tenir occuper un bon moment.
Le sommet des dieux Tome 5 de Taniguchi et Yumemakura

Le moment est venu de conclure cette histoire, Fukamachi assiste au départ d'Habu pour la dernière partie de l'ascension de l'Everest tandis que lui même doit redescendre par ses propres moyens.
Le récit suivra Habu jusqu'au sommet mais ne révélera rien quant à sa descente. Ang Tshering et Fukamachi l'attendront en vain.
De retour au Japon, Fukamachi luttera pour défendre la mémoire d'Habu et de ses exploits tout en sauvant sa propre réputation entachée par cette dernière ascension illégale. Alors qu'il réussi à se reconstruire une vie, il reste hanté par le souvenir d'Habu et de l'Everest.
Son obsession finit par devoir s'exprimer... A son tour Fukamachi décide de défier l'Everest, en solitaire et sans oxygène mais par le versant tibétain plus facile et le seul qui lui soit encore permis.
Une magnifique conclusion à cette série, focalisée sur l'évolution de Fukamachi, elle offre dans ces dernières pages la révélation concernant l'ascension de Mallory mais aussi sur le destin d'Habu. Le sommet des dieux est une superbe série fleuve, véritable hommage à la montagne et à l'alpinisme. Un excellent moment.
Le sommet des dieux Tome 4 de Taniguchi et Yumemakura

Entre Fukamachi et Habu la confiance s'est finalement installée. La résolution du journaliste s'étant affirmée, il est bien décidée à suivre Habu lors de sa tentative d'ascension de l'Everest en solitaire, en hivernale, sans oxygène par la face sud-ouest. Si Habu est bien décidé d'aller jusqu'au bout, Fukamachi de son côté ne tentera que d'aller le plus loin possible et de prendre des clichés de l'exploit d'Habu, ne bénéficiant pas des dix années d'expérience que ce dernier à accumulé au Népal.
Le moment est aussi venu pour Habu de révéler comment il a obtenu le vieil appareil photo et si ce dernier est bien celui de Mallory, avait il réussi sa tentative d'escalade ?
Commence alors le récit de l'ascension, Habu distance rapidement Fukamachi et l'on suis ce dernier en train de tout tenter pour dépasser les 7000 mètres....
Après quelques rebondissements, ce tome s'interrompt avant la phase finale de cette ascension sur un possible revirement d'Habu.
Un tome bien construit varié, qui conclut les intrigues secondaires, avant de présenter de grand moments de dépassement de soi et d'humanité. A suivre !




















