30 septembre 2009

L’homme des jeux d’Iain M. Banks

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La Culture est une société utopique, l’humanité vie côte à côte des IA de vaisseaux spatiaux immenses et de petits drones spécialisés. Une société puissante, pacifiste, garantissant les libertés individuelles, portée sur les loisirs. Mais la Culture n’est pas la seule puissance galactique de technologie élevée.

Le département Contact cache d’ailleurs à ses concitoyens l’existence de l’empire d’Azad, société militaire agressive, organisé autour du jeu éponyme. L’Azad définit les emplois publics et donne lieu à des enjeux ou des paris annexes sanglants. Un jeu extrêmement complexe dont le champion est sacré empereur.

Nous sommes loin de vivre une époque héroïque, reprit-il à l’intention du drone sans quitter le feu des yeux. L’individu n’a plus cours. Voilà pourquoi la vie nous est à tous si facile. Puisque nous ne comptons pas, nous ne risquons rien. Plus personne ne peut avoir de réel impact sur quoi que ce soit, de nos jours.

Gurgeh est un champion renommé de divers jeux de stratégie au sein de la Culture. Mais les succès n’ont plus la même saveur, d’autant plus qu’il semblerait que sa position soit menacée par une gamine brillante. Manipulé par un drone frustré, il sera mis en relation d’éléments de Contact et découvrira l’existence de l’empire d’Azad et de son jeu. Après quelques tergiversations, il acceptera de se rendre là bas pour concourir à titre officieux au prochain championnat. Le choc des cultures sera rude, si les azadiens sont assez proches de l’humain, il n’en diffère pas moins dans leurs caractéristiques sexuelles mais aussi leur organisation sociale totalement inégalitaire et cruelle.

 - A vous entendre, déclara ce dernier, ce sont de vrais…(Il faillit dire barbares, mais le mot lui parut trop faible.) Animaux, acheva-t-il.

- Hmm, fit le drone. Justement, écoutez-moi bien maintenant. C’est là le terme qu’ils emploient pour définir les espèces qu’ils réduisent en esclavage : des animaux. Bien sûr, ce sont bien des animaux, de la même façon que vous en êtes un et que je suis, moi, une machine. Toutefois, ces créatures sont pleinement conscientes et vivent au sein d’une société au moins aussi élaborée que la nôtre. Peut-être plus en un sens. C’est un pur hasard que nous les ayons trouvés à un moment où leur civilisation nous paraît primitive ; un âge glaciaire de moins sur Eä, et les choses auraient très bien pu se produire dans l’autre sens.

 Gurgeh devient rapidement l’objet de l’hostilité des azadiens dès l’obtention de quelques succès, alors que sa participation ne peut lui valoir que des fonctions honoraires. Les manipulations se multiplient, des pseudo extrémistes menacent sa vie… Survivra-t-il à cette société, jusqu’où ira-t-il dans le jeu et surtout pourquoi Contact l’a-t-il envoyé dans cette galère ?

 - Notre représentant ici – vous ferez sa connaissance ce soir, s’il n’oublie pas de venir – trouva dommage que les orchestres ne puissent jouer l’hymne de la Culture lorsque les nôtres débarquent ici, puisqu’elle n’en a pas non plus. Alors il leur a sifflé le premier air qui lui est passé par la tête, et depuis huit ans ils le jouent dans réceptions et les cérémonies.

- Il m’avait bien semblé reconnaître une de leurs mélodies, admit Gurgeh.

- Le problème, c’est que ce fameux air s’intitule « Suce-moi à fond » ; en connaissez-vous les paroles ?

- Ah ! sourit Gurgeh. C’était cette chanson-là ! Je reconnais que ça pourrait être embêtant.

- Embêtant ! S’ils découvrent le pot aux roses, ils nous déclarerons sans doute la guerre ! Ce genre de bourde est très courant, chez Contact .

Ce premier roman du cycle de la Culture est une réussite. Malgré quelques maladresses, le récit est surprenant, prenant, à la fois grave et drôle. L’intrigue est bien équilibré et on ne passe pas tant de temps que cela autour de l’Azad, l’isolement de Gurgeh et son spleen suite au choc culturel est bien mis en scène. Un excellent moment.

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25 septembre 2009

Puzzles Michèle Wilson

Après quelques années d'interruption, je viens de craquer à nouveau pour les très beaux puzzles Michèle Wilson.
J'ai retrouvé la Dame à l'éventail  dans le portapuzzle, ce dernier ayant été un peu secoué, le croyant vide, j'ai été bon pour prendre dix minutes pour le rendre présentable. Assez difficile pour un puzzle de 80 pièces.

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Le Téméraire de Turner par contre m'a bien occupé deux heures avec ses 150 pièces, je l'ai acheté la semaine dernière sur un coup de coeur mais je ne pensais pas qu'il me narguerait aussi longtemps.

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Il ne me reste plus qu'à ressortir une certaine tour de Babel de 1000 pièces inachevée qui dort dans le grand portapuzzle...
Celle là vous ne la verrez pas tout de suite en photo, de même que la gallerie de tableaux de Pannini en 500 pièces.

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23 septembre 2009

Axis de Robert Charles Wilson

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Les trois décennies écoulées depuis la fin du Spin avaient vu la  région sauvage à l’est d’Equatoria se transformer en capharnaüm de villages de pêcheurs, de camps de bûcherons, d’usines primitives, de terres arables dégagées par brûlis, de routes tracées à la hâte, d’une douzaine de petites villes en plein développement et d’une plus grande, par laquelle transitaient la plupart des riches ressources de l’arrière-pays. Breaker Beach, à presque cent milles nautiques au nord de Port Magellan, était sans doute la plus laide des régions occupées par l’homme sur le littoral…

 Axis se déroule environ trente ans après la fin des évènements narrés dans Spin. Lise Adams revient sur Equatoria, la première de la série de planète liée à la Terre, afin de retrouver la trace de son père disparu là bas des années auparavant. son enquête traîne, tandis que sa vie sentimentale est chamboulée, oscillant entre Brian, son ex mari envahissant et Turk, un pilote indépendant … Tout bascule quand une pluie de cendres tombe sur Equatoria.

 « Ce n’est que de la pousiière, répondit Turk. Du moins d’après les astronomes. Les restes d’une vieille comète. »

Mais quelque chose de nouveau avait attiré l’attention de Lise. « Et ça ? » demanda-t-elle en montrant un endroit à l’est, plus bas sur l’horizon, là où le ciel sombre rencontrait les eaux encore plus sombre de l’océan. Elle avait l’impression que quelque chose tombait, là-bas… non des météorites, mais des points brillants qui restaient en l’air comme des fusées éclairantes. Leur lumière se reflétait dans l’océan, le colorant de traînées orange. Elle ne se souvenait pas avoir assisté à quoi que ce soit de ce genre durant son précédent séjour sur Equatoria. « Ca en fait partie ? »

Des cendres qui se révèlent rapidement liées aux Hypothétiques. Au même moment grâce aux contacts de Brian, Lise retrouve la trace d’une ancienne relation de son père, une Quatrième Age putative et donc recherchée. Via une relation de Turk, Lise entre en contact avec cette communauté de clandestin, Diane Dupree semblant en mesure de les mener à la mystérieuse relation de son père. Malheureusement l’aide fournie par Brian a éveillée l’intérêt d’une branche spéciale de son administration, chargée de la traque musclée des Quatrième Age.

Au cours des six mois suivants, Kev et Lyle cessèrent de venir aux services dominicaux, comme si l’église et le cadavre étaient désormais liés, mais Brian eut la réaction inverse. Il crut au pouvoir protecteur de la chapelle, justement parce qu’il avait vu ce qui s’en trouvait au-delà. Il avait vu une mort impie.

Il avait vu la mort, et celle-ci n’aurait pas dû le surprendre : il fut néanmoins scandalisé par ce qui sortit de sa boîte aux lettres vingt ans plus tard, entre les murs sanctifiés de son bureau et les frontières soigneusement définies, bien que de plus en plus fragiles, de sa vie d’adulte.

Wilson reprend donc sa recette habituelle, un évènement extraordinaire, et l’applique cette fois ci à l’univers de Spin. Contrairement au roman précédent, l’échelle de temps est très courte. Les pluies de cendres étant mêlées à une intrigue mettant en scène les Quatrième Age clandestin et la fascination d’une petite faction d’entre eux pour les Hypothétiques.

Un roman prenant mais qui n’a pas la portée de Spin, celui-ci se situant plutôt quelque part entre Ange Mémoire et Blindlake. L’attention portée aux personnages l’emporte toujours sur l’intrigue principale, l’univers n’est pas bouleversée mais des pistes sont lancées quant aux troisième tome : Vortex.

Au final, Axis se révèle une lecture agréable. Pas le meilleur Wilson, mais prenant et jouant avec l’univers de Spin de manière intéressante. Un très bon moment.

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21 septembre 2009

Dust of Dreams de Steven Erikson

 

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There are deadlier things out there. They brought down a K’ell Hunter in a score of heartbeats.

Retour à Lether où les Bonehunters tournent quelque peu en rond. Pendant ce temps, leurs alliés ont leurs premiers contacts dans le royaume Bolkando. Un peu plus au nord les Barghast se demandent ce qu’ils font là et se cherchent un ennemi, intérieur ou extérieur peu importe du moment qu’on a l’ivresse. Sans oublier dans les désolations un petit groupe mêlant humain et K’Chain Che Malle à la recherche d’un commandement militaire, deux étranges groupes de réfugiés et des alliances d’anciennes divinités et d’ascendant sur le retour. Ah et aussi l’odyssée des Shake à l’extrémité occidentale du continent…

Tout cela donne un récit lent au possible, Erikson s’échinant à donner une voix à nombre de personnages insignifiants (Shurq Ellalle et Hellian par exemple). Les cent premières pages sont abominablement longues, mettant en scène, alternativement chaque groupe.

Vient ensuite une lecture du jeu des dragons qui relance quelque peu l’intérêt du fait qu’il donne lieu à quelques explications ou supputations…

Le gros de l’intrigue aura lieu toutefois dans les terres désolées où les malazéens et leurs alliés s’avancent vers le lieu du prochain enchaînement du Crippled God sur lequel on en apprend un petit peu plus. Evènement qui s’annonce chaotique, certaines entités ayant décidées d’en changer les règles, ce qui explique d’ailleurs l’agitation de l’intéressé, sensible depuis Memories of Ice.

La plus grande conjonction de l’époque semble devoir avoir lieu bientôt et tout le gotha de l’univers d’Erikson est invité. Accessoirement les évènements narrés dans Toll the Hounds ont lieu en simultané et leurs conséquences prennent corps dans les étendues cités plus haut.

Un récit qui n’échappe pas aux temps morts assez nombreux et aux évènements abscons, même si des évènements similaires évoqués dans les tomes précédents trouvent ici leur conclusion. Une narration assez lente donc qui finit par s’accélérer tragiquement vers la fin.

Quoi qu’il en soit la magie d’Erikson commence à s’effilocher sérieusement, certaines astuces narratives semblant assez artificielles et donnant lieu à des deus ex machina en série.

Jusqu’à Memories of Ice, Erikson s’en sortait plutôt bien en matière de dark fantasy mais la trame commence à être usée. La saga aurait mérité moins de volumes et des tomes plus courts.

Une série finalement assez moyenne du fait de son essoufflement.


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13 septembre 2009

Mini rencontre ludique samedi 12 septembre

Lancée 36 heures à l'avance, cette soirée visait à sortir Agricola, inemployé depuis un certain temps. Les joyeux agriculteurs étant : Laurent, Yann, Sophie et moi même.
Une partie bien sympathique où chacun employa une stratégie différente.
Sophie termine avec 26 points, pénalisée par le faible nombre d'aménagements et de savoir faire qu'elle a utilisée.
sophie

Laurent pour sa première partie sur le jeu avec les cartes, s'en sors honorablement avec 28 points. Son inexpérience ne lui ayant pas permis de faire rapidement le tri dans ses cartes et de déterminer celles à privilégier.

laurent

Yann déploie une stratégie d'occupation totale de sa cour, ne négligeant rien et de fabrication massive de pain. Malheureusement une confusion entre fourneau et four l'a empêché de poser la boulangerie rapidement. Il termine second avec 37 points...

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De mon côté, j'ai tout misé sur le bonimenteur, le fléau et le restaurateur. Des céréales acquises rapidement, un four utilisable souvent grâce au fléau et un accès facilité à la maison en pierre me permette de multiplier ma petite famille et de me concentrer sur les aménagements. A noter que je n'ai eu finalement accès à la maison en pierre qu'à l'avant dernier tour et le puits au dernier. Résultat des courses 41 points, malgré une cour de ferme bien vide...
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Yann, Laurent et moi même avons ensuite terminé la soirée avec Mykerinos (amené par Laurent). Jeu de majorité impitoyable où mon noviciat a été remarqué. L'ambiance fouille archéologique n'apparait que dès qu'il est question du musée par contre.
Laurent premier avec 67 points, suivi de Yann avec 60 et moi même bon dernier avec 30 points. Jeu souple et rapide. Il faudra y revenir !

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Excellente soirée et je crois que je vais ressortir Agricola pour quelques défis en solitaire cette après midi et peut être même dans les soirées à venir.

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03 septembre 2009

Hellboy : Le troisième souhait de Mike Mignola

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Hellboy ne fait plus partie du BPRD, il se cherche... L'occasion pour lui d'expérimenter deux aventures mystiques qui s'enchaînent au départ d'un rêve africain. Deux aventures maritimes, la première reprenant la part la plus noir d'un conte d'Andersen. Le second tourne autour d'histoires de marin et propose une autre version de la génèse de l'univers d'Hellboy. Le tout est très plaisant, mes préventions vis à vis de Mignola ont disparues...

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