Axis de Robert Charles Wilson

Les trois décennies écoulées depuis la fin du Spin avaient vu la région sauvage à l’est d’Equatoria se transformer en capharnaüm de villages de pêcheurs, de camps de bûcherons, d’usines primitives, de terres arables dégagées par brûlis, de routes tracées à la hâte, d’une douzaine de petites villes en plein développement et d’une plus grande, par laquelle transitaient la plupart des riches ressources de l’arrière-pays. Breaker Beach, à presque cent milles nautiques au nord de Port Magellan, était sans doute la plus laide des régions occupées par l’homme sur le littoral…
Mais quelque chose de nouveau avait attiré l’attention de Lise. « Et ça ? » demanda-t-elle en montrant un endroit à l’est, plus bas sur l’horizon, là où le ciel sombre rencontrait les eaux encore plus sombre de l’océan. Elle avait l’impression que quelque chose tombait, là-bas… non des météorites, mais des points brillants qui restaient en l’air comme des fusées éclairantes. Leur lumière se reflétait dans l’océan, le colorant de traînées orange. Elle ne se souvenait pas avoir assisté à quoi que ce soit de ce genre durant son précédent séjour sur Equatoria. « Ca en fait partie ? »
Il avait vu la mort, et celle-ci n’aurait pas dû le surprendre : il fut néanmoins scandalisé par ce qui sortit de sa boîte aux lettres vingt ans plus tard, entre les murs sanctifiés de son bureau et les frontières soigneusement définies, bien que de plus en plus fragiles, de sa vie d’adulte.
Un roman prenant mais qui n’a pas la portée de Spin, celui-ci se situant plutôt quelque part entre Ange Mémoire et Blindlake. L’attention portée aux personnages l’emporte toujours sur l’intrigue principale, l’univers n’est pas bouleversée mais des pistes sont lancées quant aux troisième tome : Vortex.
Au final, Axis se révèle une lecture agréable. Pas le meilleur Wilson, mais prenant et jouant avec l’univers de Spin de manière intéressante. Un très bon moment.
Commentaires sur Axis de Robert Charles Wilson
J'espérais que ça continue à aller crescendo, question qualité, mais si c'est un "très bon moment", c'est déjà beaucoup. Je le lirai, évidemment.
Un jour.
Complètement d'accord. C'est très en dessous de Spin. Pas mauvais mais Spin était tellement bien.
Coucou
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J'ai pas lu ce billet de peur de me spoiler, mais ayant lu Spin (et les Chronolithes) sur tes conseils et ayant adoré, je me laisserai sûrement tenter ! Je viens de finir Darwinia, ça tombe bien.
Enfin là j'essaie de lire du ER Burroughs après avoir visité l'expo Tarzan au musée du quai Branly, bien sympa, et surtout après l'avoir vu cité de nombreuses fois par Wilson parmi les auteurs ayant écrit sur Mars. Mais c'est daté, pas facile de rentrer dedans. ![]()
Il vient de rejoindre ma pile, bon pied bon oeil.
Je ne spoile pas ! Rondudiu !
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As tu aimé Darwinia ?
Sinon si tu te diriges vers ER Burroughs, je ne peux que te conseiller Leigh Brackett. Elle a un pouvoir d'évocation indéniable, ses nouvelles se rapproche de Bradbury et ses personnages féminins sont très marquants.
Voir ma chronique du Grand livre de Mars du 22/07/09. ![]()
Il rejoindra une future PAL c'est une certitude. Merci pour cette chronique.
Moi, il y a belle lurette que tu m'as filé le virus Wilson. Encore une fois, il me faudra attendre la sortie en poche. Mais j'en ai encore plein d'autres à lire. Darwinia, Bios, Les Chronolithes ...
Jette toi dessus ! Il est vraiment bien celui là !
Arg. Je me suis juré de les lire dans l'ordre. So.
Eh bien ce sera à tester. Une sortie à noter, merci pour ce billet !
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