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Voilà une anthologie alléchante, alignant pas mal d’auteurs connus. Voyons en détail ce qu’il en est.

Jean-Philippe Jaworski ouvre le bal avec Montefellone, nouvelle incursion dans l’univers de Janua Vera et Gagner la guerre au cours du premier conflit annonçant la fin du royaume de Léomance. Le siège délicat de la cité de Montefellone par les forces loyalistes. Un récit apre et amer, toute la brutalité et l’horreur de la guerre étant narrée efficacement. Sans aucun doute le texte le plus réussi de cette anthologie.

Avec La damoiselle et le roitelet, Rachel Tanner livre une uchronie légère sur le thème de Jeanne d’Arc. Un récit bien mené et agréable mais se terminant peut être un peu trop aimablement, un défaut mineur malgré tout.

Dans la main de l’orage de Claire et Robert Delmas m’a laissé un peu dubitatifs, les auteurs jouent avec le mythe arthurien enfin surtout l’après Arthur mais ne parviennent pas à convaincre avec un texte un peu trop elliptique.

Sacre de Maïa Mazaurette narre un épisode mouvementé du jeune et futur Louis IX. Un texte bien mené plein de surprises et élégamment ironique.

L’impassible armada de Lionel Davoust est un texte maritime étrange aux confins du monde. Un conflit à mort entre deux flottes captives des glaces et qui ne semble pouvoir trouver de solution qu’avec l’élection d’une figure royale. Un récit étrange, très sombre et très ironique dans sa conclusion.

Avec Le prince des pucelles, Catherine Dufour met à mal, une fois encore nombre de contes de fées classiques de manière amusante, très sombre et, ici aussi, très ironique. L’auteur démontre ici quand elle n’a toujours pas terminée avec les contes de fées et leurs stéréotypes.Une réussite.

La reine sans nom de Thomas Day prend la forme d’une légende orientale qui tranche avec les autres textes. Un fantôme émerge de son tombeau à la recherche de son identité. Un récit tout en finesse mais respectant parfaitement le thème de l’anthologie.

Armand Cabasson nous plonge dans les étendues russes au moment de l’invasion mongole avec Serpent-Bélier. Un prince tente de rallier les tribus nomades et les lithuaniens non christianisés aux forces du grand prince de sa cité. Un récit violent sur la tolérance très réussi.

Avec Au cœur de l’Aaran, Pierre Bordage livre un texte certes tragique mais assez faible. Je n’ai pas accroché.

Au plus élevé trône du monde permet à Johan Heliot de sauver d’Artagnan de la mort pour lui faire rencontrer Cyrano de Bergerac sur la lune. Un texte amusant dans la veine de la bande dessinée De capes et de crocs. Efficace et plaisant.

Le crépuscule de l’Ours de Julien d’Hem met en scène les doutes d’un capitaine mercenaire au soir de sa carrière. Un texte sans grande surprise.

L’orage de Laurent Kloetzer est une histoire labyrinthique et onirique. Un exercice qui tombe un peu à plat malheureusement. 

Une anthologie très sympathique, la plupart des textes étant prenant, seul trois d’entre eux ne m’ont pas convaincus.

L'avis de Gromovar