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Anthologie qui m’a été offerte en début d'année, par Xavier de la librairie Scylla, suite à un achat conséquent de livres parus au Bélial (et que je n’ai toujours pas lu d’ailleurs). SF 99 présente les auteurs francophones "marquants" (d'après Olivier Girard) de 1999 à travers quelques nouvelles. 

L’Amour au temps du silicium de Jean-Jacques Nguyen est remarquablement menée, tant pour ses interrogations sur le transfert de conscience dans des clones, que pour sa présentation d’une société coupée en deux ainsi qu’une petite surprise. Du bon cyberpunk à la sauce hard science. 

Déchiffrer la trame de Jean-Claude Dunyach est aussi courte qu’elle est élégante par contre on reste un peu sur sa fin. Il faudra que je revienne sur cet auteur. 

Amour flou de Marie-Pierre Najman aborde le cyberpunk de manière originale. Un texte plaisant sans plus. 

L’Homme qui fouillait la lumière d’Alain Bergeron est un mini thriller cyberpunk plaisant sans être exceptionnel. 

La Face claire des ténèbres de Thomas Day : Conan Doyle emmené dans monde parallèle steampunk par Watson, fréquente une version sombre de Sherlock Holmes. Des extra terrestres, Jack l’Eventreur et un démon… Bof, bof, le personnage d’Holmes est bien travaillé mais l’intrigue est d’autant plus négligée… Visiblement il s’agit du premier jet de L’instinct de l’équarisseur, apparemment plus recommandable, parce que là on s’ennuie un peu quand même. 

Cap Tchernobyl de Sylvie Denis présente un futur où les machines ont accédés à la conscience et commence à s’émanciper de la tutelle humaine sans pour autant passé par la case révolte violente. C’est le second texte de Sylvie Denis que je lis, le premier étant Les clés du paradis présenté dans le n°52 de Bifrost. Un auteur dont il faut que je lise un roman. 

Les Singes de Robert Wolff, un texte de fantasy sans intérêt de la même clique que la BD 7 Guerrières. 

Honoré a disparu de Roland C. Wagner, un texte amusant qui fait partie des Futurs Mystères de Paris et s’intègre après l’Aube Incertaine que je n’ai pas encore lu (du moins d’après la réédition de l’Atalante qui se trouve dans ma PAL), du coup j’ai un peu coincé sur la fin, d’autant plus qu’elle est assez expédiée. Plaisant sans plus et le sentiment que le personnage de l’Aya Gloria est trop omnipotent. 

Le Vide, le silence et l’obscur de Serge Lehman doit relever du Livre des Ombres, aborder cet univers aussi brutalement est un peu déstabilisant et m’a laissé dubitatif concernant la chute. Ca se lit agréablement mais s’oublie tout aussi vite, pas assez convainquant pour franchir le pas. 

Scintillements d’Ayerdhal est un space opera militariste, revu avec humanisme, présentant la fin d’un conflit plusieurs fois centenaire. L’archétype du militaire borné ne m’a pas semblé dans le ton sans pour autant diminuer la qualité de la nouvelle et sa fin magnifique. Un très bon texte.

Au final un ensemble de texte agréables, des auteurs bien différents et un petit saut en arrière dans le temps amusant via l’éditorial (dire qu’en 99 on parlait déjà de Greg Egan et de R C Wilson).