img062

Teresa Ann Simons est agent du FBI, son époux aussi. Appelé sur une affaire de forcené au Texas où il enquêtait, il devient la dernière victime du fou meurtrier. Pour faire son deuil, Teresa bénéficie d’un congé pour se remettre. Au cours de celui-ci, elle apprend qu’un autre forcené a sévit le jour même de la mort de son mari à Bulverton, en Angleterre.

Fascinée par ce fait, elle se rend sur place et commence à reconstituer les faits. Elle apprend ainsi que l’assassin, Grove, a utilisé des services de réalité virtuelle, les extrêmes, le jour même de son périple mortel.

Les extrêmes ne lui sont pas inconnus, vu que le FBI utilise des reconstitutions de massacre « commerciale » pour entraîner son personnel. C’est à partir de là que tout dérape, Teresa est submergée par les possibilités offertes et tentent de trouver la limite de ses réalités virtuelles. A force de s’y immerger, elle en vient à confondre souvenirs réels et expériences tirées des extrêmes.

Sa dépression la fait elle hallucinée ou a-t-elle des souvenirs d’un extrême qu’elle n’a pas encore testé ? Est elle responsable de l’efficacité meurtrière de Grove ? A quoi sont dues les incohérences dans son parcours ? Pourquoi as-t-on retrouvé dans la voiture de Grove un double de ses armes ? Pourquoi cela est il arrivé le même jour que le massacre du Texas ? Y a t il un lien entre les deux évènements ? 

Christopher Priest joue ici avec le concept de réalité et la pertinence des souvenirs. Les ExEx sont plus vrais que nature, on y fait plus attention aux détails au point de se demander quel est le véritable monde. Sa plume est toujours aussi efficace et on est rapidement aussi perdu que Teresa.  Le thème semble assez sinistre mais il y a suffisamment d’alternance avec des expériences plus légères pour que le tout passe bien. Un très bon roman, légèrement moins brillant que La Séparation mais qui mérite tout de même le détour.