Batman The Killing Joke par Alan Moore et Brian Bolland

Alors que Batman s'interroge sur ses relations avec le Joker, ce dernier réussit à s'évader de l'asile et entend démontrer par l'exemple qu'il suffit d'une sale journée pour rendre dément un individu stable. A cela sera greffé une série de flashbacks comptant a priori les origines du sinistre bouffon.
Si le scénario de Moore manque un peu d'inspiration, le trait de Bolland confère à l'ensemble un ton horrifique très réussi et efficace.
Un bon moment mais pas un grand scénario de Moore. Dans ses travaux mineurs je lui préfère Captain Britain, nettement plus inspiré.
Agricola

Et voilà ! Le petit dernier de notre ludothèque : Agricola.
Porté par un excellent buzz, moins insistant toutefois que celui ce Caylus, j'ai donc craqué pour ce gros jeu résolument non belliciste.
Un système de programmation impitoyable, la nécessité de se développer dans toutes les catégories (céréales, carottes, moutons, sangliers, vache et habitation), la multitude de stratégie engendrée par les cartes aménagements mineurs et de savoir faire en main ( quatorze parmi plus de 300 cartes répartie en deux niveaux de difficultés et un d'interactivité) en font un jeu qui se renouvelle à chaque partie. Sans omettre le fait que le jeu est aussi bien jouable seul qu'à cinq, des actions redondantes étant disponibles selon le nombre de joueur.
Le contenu de la boite est assez impressionnant mais une fois les règles parcourues, le tout forme un seul bloc logique facile à appréhender. Il n'en reste pas moins qu'il vaut mieux faire quatre tours pour rien (jusqu'à la première récolte) pour se roder avant de se lancer. Le challenge du jeu solo est bien pensé et motivant.
Enfin la durée des parties n'est pas très longue contrairement à ce que je craignais un peu, les quatorze tours passent à la vitesse de l'éclair (surtout quand ça va mal d'ailleurs).
Voilà un jeu qui risque de devenir un classique et éclipsé de vieux succès tel Les Colons de Catane (heu sauf que c'est déjà fait avec Vinci et Caylus concernant les Colons).
Il ne reste plus qu'à attendre que la rentrée soit passée pour se lancer dans la chasse aux volontaires.
Fin de partie en solo pour un résultat médiocre de 32 points.
Génocides de Thomas Disch

Les tiges géantes de la Plante s’élevaient à perte de vue, leur cime dissimulée par leur propre feuillage. Leur vert tendre, palpitant, vivant était immaculé et la Plante comme n’importe quelle créature dotée de vie refusait de s’accommoder de toute autre existence que la sienne. Il régnait dans la forêt une étrange et malsaine impression de solitude. Une solitude plus profonde que celle de l’adolescent et plus implacable que celle du prisonnier. D’une certaine manière, malgré ce déploiement de verdure et de vitalité, la forêt semblait morte. Peut-être était-ce parce qu’on n’y entendait aucun bruit.
Voici encore une lecture rendue nécessaire par Nébal et urgente par Gramovar (Quoi de neuf sur ma pile).
Un beau matin une pluie de spore s’abat sur la surface de notre planète, une nouvelle espèce d’arbre fait ainsi son apparition…. Des arbres qui se multiplient comme la vermine, atteignent deux cents mètres de haut, éliminent toute concurrence végétale et sont appuyés par des drones qui incinèrent tout ce qui bouge.
L’homme ne règne plus sur la Terre, quelqu’un a pris sa
place et gère ce « champ »de manière parfaitement rationnel.
L’intrigue va se focaliser sur les survivants d’un bled des
Etats-Unis, géré d’une main de fer par un patriarche WASP jusqu’au bout des
ongles. Plusieurs années après le début de l’invasion et l’effondrement des
états, ils résistent toujours bien que de manière singulièrement régressive et
violente. Quand ils ne doivent pas se défendre contre les pillards fuyant les
villes, c’est eux qui les abattent de manière préventive et ce même en
l’absence de danger parce qu’ils n’ont plus assez de bétail pour produire des
saucisses pour tout le monde.
Le récit se focalise donc sur Anderson, patriarche inspiré
par Dieu ; son fils Neil, sans doute bercé trop près du mur ; Buddy
le fils prodigue, parti vivre en ville et revenu la queue entre les jambes au
début de la catastrophe ; et finalement Orville, un ingénieur fuyant
l’incinération de sa ville, apprenti pillard épargné par les Anderson du fait
de ses compétences techniques, bien décidé à se venger de la manière la plus
cruelle possible des assassins de sa compagne.
Le monde pouvait mourir autour de lui. Peu importe : il
était vivant à nouveau. Il y avait eu, un temps, l’ivresse de la puissance. Pas la
puissance froide et contrôlée de l’argent qui avait régné autrefois, mais
celle, plus nouvelle – ou plus vieille – qui résulte de la capacité de perpétuer
l’iniquité.
Alors que tout s’écroulera autour d’eux, ces personnes n’auront de cesse de se déchirer, accélérant leur propre déchéance.
Un récit ironique et apocalyptique vu par le petit bout de la lorgnette, les extra terrestres ne seront que peu évoqués et totalement indifférent à la présence de l’espèce humaine (encore plus que dans Le grand silence de Silverberg) incapable de s’adapter.
Un roman court qui se dévore rapidement avec délectation.
Il découvrit un coin où la pulpe n’avait pas été dérangée et
s’y laissa tomber en arrière. Une fois qu’on s’était habitué au contact un peu
gluant, ce n’était pas trop désagréable : c’était doux, tiède et
confortable. Il aurait voulu de la lumière : le soleil, une lampe,
même la lueur rougeâtre et vacillante de l’incendie d’hier. Quelque chose dans
la situation présente l’effrayait, d’une façon qu’il n’arrivait pas à cerner.
Comme il y réfléchissait au moment de s’assoupir à nouveau, la réponse lui vint
soudain :
Des vers.
Ils étaient des vers à l’intérieur d’un fruit.
Toll the Hounds de Steven Erikson

Nothing infuriated him more than losing a fight. True, they’d come out the other side, while pretty much all of the assassins had died, so it wasn’t really a defeat, but it felt like one. Since retiring, his handful of Malazan companions had come to feel like family. Not in the way a squad did, since squads existed to fight, to kill, to wage war, and this made the tightness between the soldiers a strange one. Stained with brutality, with the extremes of behaviour that made every moment of life feel like a damned miracle. No, this family wasn’t like that. They’d all calmed down some. Loosened up, left the nasty shit far behind. Or so they’d thought.
Enfin ! Je suis enfin arrive au terme du huitième volume de
la série d’Erikson: Tale of the Malazan book of the Fallen. Même si ce récit
contient encore une fois sa part d’intrigues non résolues et de longueurs (argh
Kruppe est le narrateur), il contient suffisamment de moments poignants et d’intrigues
intéressantes pour mener la lecture à son terme.
L’essentiel de l’action se déroule à Darujhistan, où
convergent une bonne part des protagonistes des sept volumes précédents. Tout
commence par une tentative d’assassinat à l’encontre de quelques anciens
Bridgeburner tandis que Kallor, Karsa, Traveller, Envy, Spite, Cutter,
Scillara, Barathol, Iskaral Pust font route vers la ville où s’y trouvent déjà.
Tant de fortes personnalités au même endroit laisse présager une confrontation.
Pendant ce temps à Black Coral, Anomander Rake contemple l’horizon dans
l’attente d’un évènement prochain, le poids de Dragnipur devenant de plus en
plus dur à supporter depuis qu’il a arrêté de tuer. Dans Dragnipur même, il
semblerait que les enchaînés commencent à flancher faute de renfort, le chaos
s’approchant de plus en plus. Tout cela et bien d’autres choses…
Honnêtement, les intrigues secondaires sont inégales. L’une d’entre elles m’a parue vaine et la seconde barbante. Par ailleurs, Erikson pose les bases de plusieurs intrigues autour de Darujhistan mais ne les exploite pas toutes, il semblerait même d’après ce que j’ai aperçu sur le forum du site « malazan empire » qu’il compte laisser l'une d'elles à Ian Cameron Esslemont. Dommage qu’elle ne s’inscrive donc pas dans l’histoire principale.
L’ensemble est relativement lent du fait du nombre affolant d’intervenant et de l’importance que leur accorde Erikson, le dénouement en souffre d’ailleurs certains protagonistes ne semblant passer qu’en guest star… Quoi qu’il en soit, l’histoire avance à grand pas ce qui sauve le récit, reste à voir où tout cela va nous mener avec les deux derniers tomes à venir…
Un bilan mitigé.
She set
down the next card. High House Shadow, The Rope, Patron of Assassins. Well,
that was not too surprising, given the latest rumors. Yet she sensed the
relationship was more complicated than it at first appeared – yes, the Guild
was active, was snarled in something far bloodier than it had anticipated. Too
bad for the Guild. Still, The Rope never played one game. There were others,
beneath the surface. The obvious was nothing more than a veil.
The third
card clattered on the tabletop, and she found her hand would not rest, flinging
out the next card and yet another. Three tightly bound, then. Three cards,
forming their own woven nest. Obelisk, Soldier of Death, and Crown. These
needed a frame. She set down the sixth card and grunted. Knight of Darkness – a
faint rumble of wooden wheels, a chorus of moans drifting like smoke from the
sword in the Knight’s hands.
Thus, The Rope on one side, The Knight on the other. She saw that her hands were trembling. Three more cards quickly followed – another nest. King of High House Death, King in Chains, and Dessembrae, Lord of Tragedy. Knight of Darkness as the inside frame. She set down the other end and gasped. The card she wished she had never made. The Tyrant. Closing the field. The spiral was done. City and Tyrant at beginning and end.
Samedi 23 Août
N'ayant toujours pas terminé Toll the Hounds de Steven Erikson, faut bien reconnaître qu'il a quelques longueurs... Ayant encore 400 pages à lire sur les 930, j'ai décidé de meubler ce lieu avec les moyens du bord.
Après des épisodes sur ma vie, voici donc les chroniques ludiques !
Yann et Nicolas, nous ont donc fait l'immense plaisir de nous rejoindre pour une après midi de jeu en l'absence de Sibylle, en vacances chez ses grands parents.
Quelques fausses notes ont émaillées cette soirée : l'oubli de sortir du frigo le second jus de fruit frais de Nicolas (retrouvé ce matin) et d'y mettre le coca, l'erreur de plaque de cuisson pour le repas et l'oubli du melon... Mais on a évité l'oubli du dessert grâce à Sophie. Autant dire que j'ai été en dessous de tout et à côté de mes pompes à ce niveau là. On dira que c'est de la faute à Frédéric (dans mes bras au moment où j'écris ses lignes).
Plus sérieusement, nous avons donc joué une partie de Caylus (amené par Yann).
Magnifique jeu de construction médiéval sans hasard et très cérébral, Nicolas pour sa première partie à mis en place une stratégie originale de monopole sur la distribution des ressources, tandis qu'encore une fois je me suis embrouillé et embourbé en fin de partie. Premier Yann (pions noirs), second Nicolas (pions verts), troisième Sophie (pions jaunes) et moi même bon dernier (pions rouges) avec un retard énorme.
Tiens Frédéric vient de s'endormir dans mes bras.
Aussi on se contentera d'une vue de la boite pour les suivants.
Nous avons donc enchaîner avec Les Chevaliers de la Table Ronde, jeu de coopération (un traitre peut cependant être présent) d'ambiance arthurienne. 
Point besoin d'extension ou de règles alternatives pour perdre à quatre, le Dragon nous a vaincu sur un ex aequo, boom deux morts supplémentaires pour un résultat final présentant trois chevaliers au tapis et 7 épées noires contre six blanches sur la Table Ronde.
Un grand merci à Yann pour son don du Chevalier Bedivere.
Après le diner, nous avons terminer la soirée sur Taluva, jeu de placement importé par votre serviteur.

Toute première partie à quatre (les précédentes ayant toujours eu lieu à trois), Yann et moi même avons mal présentés les règles de victoire à Nicolas. Seul Sophie se souvenait des conditions de victoire marginale, ce qui lui a permis de l'emporter. En effet à plus de trois joueurs, il semble impossible de poser la totalité des bâtiments nécessaires à la victoire avant l'épuisement du stock de tuiles.
Ca ira mieux la prochaine fois...
Sophie et moi même avons en tout cas passé une excellente soirée et espérons qu'il en a été de même pour Nicolas et Yann malgré les interruptions dues à la présence exigeante de Frédéric. Notre ludothèque est fournie, j'espère donc avoir l'occasion de chroniquer d'autres rencontres ludiques ici même.
Sur ce je vous laisse car je dois coucher Frédéric qui semble bien endormi. Ca serait bien s'il pouvait dormir une petite heure de plus la nuit car 5 heures du matin c'est encore tôt pour se lever.
Sibylle a 4 ans, elle ne voyagera plus gratuitement dans les trains
Le 18 août dernier, Sibylle a fêté son quatrième anniversaire...
Entre autres cadeaux, elle a eu un puzzle de 60 pièces qu'elle presque réussie toute seule.

Etat de la pile
Etant dans mon Steven Erikson annuel, Toll the Hounds dans le cas présent je ne suis plus en mesure de tenir mon rythme habituel d'environ un livre par semaine. Histoire de meubler je vais donc faire l'état de ma pile à lire mais de manière lapidaire par rapport à la dernière fois vu que cette fois ci tout est bien rangé.

Pour préparer l'arrivée de Frédéric nous avons investi dans quelque meubles ce qui m'a permis de faire main basse au grand désespoir de Sophie sur une petite bibliothèque dont elle comptait se servir.
La bonne nouvelle est qu'il n'y a plus de sac de livres sous le lit et de pile bloquant l'ouverture du placard.
L'avantage de la bibliothèque est que je peux voir en permanence quel sont les grands formats en instance, un bon moyen pour déterrer ceux qui s'y trouvait depuis trop longtemps.

Dix neuf romans ont quittés la liste de l'année dernière et mieux vaut ne pas savoir combien l'ont rejointe.
Toutefois vu l'encombrement, je prends comme bonne résolution de ne pas me déchainer en achat comme en fin d'année dernière (ce qui ne devrait pas être trop dur), je ferai toutefois un saut à Scylla en septembre ou octobre (je vais essayer d'aller à la séance de dédicace de Catherine Dufour) pour faire main basse sur quelques nouveautés de la rentrée ou d'occasions introuvables (Terreur de Dan Simmons, le recueil de nouvelles de Catherine Dufour et Génocides de Thomas Disch dont Nébal et Gramovar ont vantés les mérites notamment). Pas le choix de toute façon, nous manquons de place et les finances risquent de ne pas suivre le rythme.
Il ne me reste plus qu'à retourner lire pour soigner la pathologie qui m'incite à empiler des bouquins.
Radieuse Etoile verte de Lucius Shepard (Bifrost n°51)

Une chronique rapide pour présenter la novella présentée dans le cadre du numéro spécial Lucius Shepard de Bifrost.
Elevé dans le cirque de la Radieuse Etoile verte, le jeune Philip reçoit un message de sa mère (via une puce pornographique) lui indiquait qu’il a été placé pour échapper à son meurtrier de père qui en a après son héritage. Elevé dans un esprit de vengeance par Vang Ky, un ami de sa mère, Philip aura le choix d’accomplir cette vengeance et de prendre possession de son héritage ou de vivre modestement mais en sécurité.
Un Vietnam futuriste en toile de fond, où l’on peut transférer sa personnalité dans des programmes informatiques paradisiaques pour éviter la mort. Un étrange vétéran de la guerre du Vietnam plus que centenaire remâchant sans cesse la même histoire, Lucius Shepard compose une histoire pleine de faux semblants et de désenchantements. Un ensemble très plaisant.
Les continents perdus
Thomas Day présente ici une anthologie sur le voyage, au
travers de quatre novellas et une nouvelle, assez dépaysantes. Au programme
quelques noms assez prestigieux : Lucius Shepard, Ian R. Mac Leod et
Walter Jon Williams, dans un exercice assez inhabituel pour ce dernier et
deux auteurs qui m’étaient totalement inconnus Michael Bishop et Geoff Ryman
dont les textes sont très marquants.
Walter Jon Williams ouvre le bal avec Le Prométhée invalide,
une uchronie légère mettant en scène le couple Shelley et leur rencontre avec
lord Byron, aristocrate valide et militaire auréolé de gloire. De leurs
rencontres naîtra le Frankenstein de Mary Shelley dans une version quelque peu
différente.
Le récit commence de manière assez verbeuse avec l’affrontement
entre la future madame Shelley, en apôtre des idées progressistes, et lord
Byron résolument conservateur, sur le site même de Waterloo. Les idées pleuvent
ainsi que les références à Jane Austen, sans être désagréable cette partie m’a
parue assez hermétique si l’on ne dispose pas des références culturelles de
l’époque, ce qui est mon cas.
La suite est beaucoup plus plaisante avec l’évolution de
Byron, en quête perpétuelle d’une gloire vaine, l’implication des Shelley dans
ses folies et le récit qui en naîtra finalement.
Dans l’ensemble la narration est très fluide et la condition
féminine de l’époque très bien rendue. Un récit très intéressant et bien mené.
Avec Tirkiluk, Ian R. Mac Leod nous mène sur une île de
l’arctique en 1942 dans un poste météorologique. Le protagoniste recueille une jeune esquimau rejetée par les
siens et se retrouve piégé par la mythologie indigène. Hallucinations ou récit
purement fantastique, la réponse n’est pas aisée dans cette histoire
crépusculaire fascinante.
Viennent ensuite les textes plus imposants et marquants avec
en premier lieu Apartheid, Supercordes et Mordecai Thubana de Michael Bishop.
Une plongée dans l’Apartheid de la fin des années quatre vingt, une
présentation d’une théorie du tout destiné à lié mécanique quantique et gravité
et l’analogie entre les deux. Un afrikaner suite à un accident de la route avec
un éléphant mystérieux est embarqué dans un autobus reliant matin et soirs les
guetto noirs à Pretoria. Il y fera la connaissance de Mordecai Thubana, un
couvreur fasciné par la physique et rêvant d’apporter sa pierre à l’édifice,
avant d’être le témoin intangible de l’oppression aveugle mise en œuvre par le
pouvoir en place.
Un texte dur,
marquant et très intéressant. Un premier contact avec Michael Bishop qui
donne envie de plonger sur ses œuvres traduites, ce que je ne manquerai
d’ailleurs pas de faire.
Lucius Shepard, avec Le train noir, entraîne des vagabonds
du rail dans le Delà grâce à de mystérieux trains organiques. Un monde
fantastique où l’on peut se purger de tout ce qui empoisonne l’âme pour se
reconstruire, une contrée mortelle qu’on n’a pas envie de quitter.
Contrairement à ses prédécesseurs, Billy Aller-Simple, se lancera dans
l’exploration de cette contrée, bien décidé à en savoir plus. Un récit étrange,
très prenant, une magnifique allégorie.
Geoff Ryman conclu le recueil avec Le pays invaincu, une
évocation du conflit et du génocide Cambodgien. Le pays n’est jamais nommé
(sauf dans la préface de Thomas Day) et l’environnement résolument science
fictif : la bio ingénierie permettant de créer des maisons vivantes
domestiquées, le commerce courant d’organes, la gestation d’armes biologiques
auprès de mères porteuses. Le récit présente la vie d’une femme dans un pays
ravagé où les libérateurs se révèleront pires que les occupants. Un récit
marquant où l’horreur quotidienne côtoie l’humanisme et l’espoir.
Une bonne novella de Walter Jon Williams et quatre excellents textes, cette anthologie est incontestablement une réussite que je n’oublierai pas de sitôt.
