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« Il est deux heures du matin passées ! Quel genre de magasin est ouvert à deux heures du matin ? » Nore gratta une allumette.
Le cimetière poussiéreux de vieux instruments les entourait, menaçant. On aurait dit qu’une crue subite avait surpris une bande d’animaux préhistoriques qui s’étaient ensuite fossilisés. […]
Nore se sentait mal à l’aise. Il avait été musicien la majeure partie de sa vie. Il détestait le spectacle d’instruments morts, et ceux-là l’étaient, morts. Ils n’appartenaient à personne. Personne n’en jouait. C’étaient des corps sans vie, des êtres sans âme. Ce qui les avait habités était parti. Chacun d’eux représentait un musicien dans une mauvaise passe.
 

Un jeune homme débarque à Ankh-MorpokAnkh-MorpokAnkh-MorpokAnkh-Morpok, tente de se lancer dans la musique, met la main sur une étrange guitare dans un magasin tout aussi improbable : une nouvelle ère musicale commence ! Le public est en délire et la guilde des musiciens sur les dents.
Ailleurs la Mort traverse une nouvelle période de dépression et cherche l’oubli. Suzanne, la fille d’Ysabel et Mortimer est recrutée au pied levé par la Mort aux Rats pour assurer l’intérim. 

Deux intrigues pas inintéressantes mais qui peine à démarrer, l’ensemble est souvent drôle mais il manque pendant un bon moment des éléments de sa recette. Le final sauve toutefois ce roman.
Un épisode du Disque Monde en demi-teinte, la parodie de l’hystérie provoquée par le rock est amusante mais l’ensemble est trop léger pour marquer durablement. Pas désagréable mais vite oublié. 

La Mort se pencha encore jusqu’à descendre son crâne au niveau du visage de la jeune fille.
« MAIS  LA PLUPART DES GENS NE SONT PAS BIEN MALINS ET GÂCHENT LEUR VIE. TU NE T’EN ES PAS APERÇUE ? TU N’AS PAS REGARDE UNE VILLE DU HAUT DE TON CHEVAL EN TE DISANT QU’ELLE RESSEMBLE A UNE FOURMILIÈRE GROUILLANTE D’INDIVIDUS AVEUGLES QUI CROIENT A LA RÉALITÉ DE  LEUR PETIT MONDE RIDICULE ? TU VOIS LES FENÊTRES ÉCLAIRÉES ET TU AIMERAIS PENSER QUE DES TAS D’HISTOIRES PASSIONNANTES SE DÉROULENT PAR DERRIÈRE, MAIS TU SAIS EN RÉALITÉ QU’ELLES N’ABRITENT QUE DES ESPRITS OBTUS, BORNES, DE VULGAIRES CONSOMMATEURS QUI SE REMPLISSENT LA PANSE, QUI PRENNENT LEURS INSTINCTS POUR DES ÉMOTIONS ET SE FIGURENT QUE LEURS EXISTENCES DÉRISOIRES COMPTENT DAVANTAGE QUE LE MURMURE DU VENT. »