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Extrait de la préface de l’auteur et accessoirement quatrième de couverture :
Aussi, si d’aventure vous allez faire une balade dans le sud-ouest de la Louisiane et que vous tombez sur une station-service délabrée où quelques vieux portant bretelles écoutent du base-ball à la radio en crachant leur jus de chique dans un pot, que vous passez ensuite devant une gargote et que vous apercevez après cela une fenêtre décorée de symboles occultes, un conseil : méfiez-vous et levez le camp au plus vite. Car si ce n’est sans pas doute pas Graal, c’est manifestement un endroit tout aussi bizarre, un de ces endroits où il est préférable de ne pas s’attarder. Ignorer ce conseil, c’est au mieux courir le risque de réaliser combien il demeure fort peu de magie dans ce monde, et combien elle est employée à des fins misérables. Au pire, c’est tomber amoureux. Et il ne faut surtout pas tomber amoureux dans un pareil lieu. Croyez-moi sur parole et lisez donc ce qui est arrivé à Jack Mustaine…

Comment qualifier Louisiana Breakdown ? Etrange ? Envoûtant ?
Jack Mustaine tombe en passe à proximité de la bourgade de Graal. Etrange lieu où le panneau indicateur figure une image d’Epinal. Quel est donc ce dessin une coupe ou deux visages se faisant faces. Découvrir le deuxième, c’est ne plus voir le premier, s’égarer.
Etrange ville où le sheriff arrive avant la dépanneuse et tente de vous racketter avant d’être remis au pas par le notable local, Joe Dill.
Joe Dill, un type qui a une obsession bien particulière concernant le Vietnam, fait figure de norme à Graal où la quasi-totalité de la population se prétend médium.
Dans ce lieu indolent, Jack va faire figure de chien au milieu d’un jeu de quilles… 

Plusieurs fiches ne portaient pas de titre. Intrigué, Mustaine lit une pièce dans la machine et composa BB-174 : « La Frangine de l’Enfer », par Victime. Ses doigts tapotèrent avec impatience le plastique jusqu’à la fin de la chanson Zydeco. Puis le juke-box ronronna, cliqueta, le disque tomba sur la platine et un type se mit à haleter d’une voix glutineuse sur des accords de guitare scandés sans aucun rythme.
Au bout de quelques mesures, quelqu’un débrancha la prise du juke-box. Ses lampes s’éteignirent ; la platine ralentit et la chanson se perdit dans un grognement sourd. Plusieurs danseurs lancèrent des regards clairement antipathiques à Mustaine, qui se sentit encore plus en dehors de son élément.

 

Si en fuyant son passé, Jack échoue à Graal… Vida, dont l’histoire commence à 6h66, se débat pour échapper aux forces qui l’oppressent. Elue Reine du Solstice, hantée par un sorcier vaudou qui souhaite la ramener près de lui. Hallucination, fantasme ou présence surnaturelle ? La population de la ville semble protéger un secret…

Le récit alternera les points de vue de Jack et de Vida. Rationnel, irrationnel les deux se valent.

Envoûtant, très immersif, Louisana Breakdown est un voyage non pas dans le fantastique mais dans l’étrange. Un superbe roman porteur d’une ambiance bien particulière et assez déroutant.