17 juin 2007
Un peu d'ordre et de ménage
Le problème avec ma pile à lire c'est que non seulement elle est encombrante mais qu'en plus je ne sais plus ce qu'il y a dedans. Comme le coin où elle est stockée devenait un nid à poussière j'ai tout déplacé, hop un coup de balai et un petit inventaire histoire de voir ce qui me tente le plus là dedans.
L'ordre de présentation de la pile est établi selon mes priorités actuelles de lecture pour les prochains :
Reaper's Gale de Steven Erikson (lecture en cours, 900 pages en anglais j'en ai jusqu'à la fin du mois pour le lire d'où l'absence momentanée de chronique)
Le Prestige de Christopher Priest
Citoyens clandestins de DOA
Le Chevalier de Gene Wolfe
Le Mage de Gene Wolfe
Le Royaume blessé de Laurent Kloetzer
La forêt des mythagos de Robert Holdstock
Lavondyss de Robert Holdstock
Le Passe broussaille de Robert Holdstock
La Porte d'ivoire de Robert Holdstock
La Pyramide de feu d'Arthur Machen
Deadwood de Pete Dexter
Le voyage de Haviland Tuf de George R.R. Martin
La Planète Géante de Jack Vance
Les années fléaux de Norman Spinrad
Le tableau du maître flamand d'Arturo Perez Reverte
Jack Barron et l'éternité de Norman Spinrad
La Horde du Contrevent d'Alain Damasio
Darwinia de Robert Charles Wilson
Bios de Robert Charles Wilson
La peau du tambour d'Arturo Perez Reverte
Le Dernier Rayon du Soleil de Guy Gavriel Kay
La chair et l'ombre de Robert Holdstock
Le Soleil du Nouveau Monde d'Alexander C. Irvine
L'ombre du bourreau - Intégrale 1 de Gene Wolfe
L'ombre du bourreau - Intégrale 2 de Gene Wolfe
Roméo et Juliette - Le Songe d'une nuit d'été de Shakespeare
Orchéron de Pierre Bordage
The Narrows d'Alexander C. Irvine
La voie du Cygne de Laurent Kloetzer
Réminiscences 2012 de Laurent Kloetzer
Mémoires vagabonde de Laurent Kloetzer
Le marchand de Venise - Comme il vous plaira - Beaucoup de bruit pour rien de Shakespeare
Le périple de Baldassare d'Amin Maalouf
Le Nom de la rose d'Umberto Eco
La Compagnie Noire de Glen Cook
Le Chateau Noir de Glen Cook
La Rose Blanche de Glen Cook
La guerre de sécession de James Mac Pherson
Les Bienveillantes de Jonathan Littell
Alexandre le Grand Histoire et Dictionnaire - Collectif
Les grands empires Histoire et Géopolitique de Philippe Richardot
The Dragon Quartet Volume One de Marjorie B. Kellogg
The Dragon Quartet Volume Two de Marjorie B. Kellogg
Lord Foul's Bane de Stephen R. Donaldson
The Illearth War de Stephen R. Donaldson
The Power That Preserves de Stephen R. Donaldson
Young Miles de Lois Mac Master Bujold
Brothers in Arms de Lois Mac Master Bujold
Histoire des croisades 1095 - 1130 L'anarchie musulmane de René Grousset
Histoire des croisades 1131 - 1187 L'équilibre de René Grousset
Histoire des croisades 1188 - 1291 L'anarchie franque de René Grousset
Tout Corum - Michael Moorcock
Le cycle d'Elric - Michael Moorcock
Anthologie mondiale de la stratégie de Gérard Chaliand
The Fellowship of the Ring de J.R.R. Tolkien
The Two Towers de J.R.R. Tolkien
The Return of the King de J.R.R. Tolkien
Lyonesse - Suldrun's Garden de Jack Vance
Lyonesse - The Green Pearl / Madouc de Jack Vance
The Diamond Throne de David Eddings
The Ruby Knight de David Eddings
The Sapphire Rose de David Eddings
Crossroads od Twilight de Robert Jordan
Knife of Dreams de Robert Jordan
New Spring de Robert Jordan
Je ne retournerai à la librairie Scylla qu'en septembre, j'espère d'ici là que cette pile aura bien diminuée.
09 juin 2007
Les îles du Soleil d’Ian R MacLeod

« Je contemple la frise en verre coloré de saint Georges. Ses mains gantées de fer, jointes pour la prière, sont maculées de sang de dragon, je le remarque enfin. Puisqu’on m’a laissé seul, peut-être est-ce ce qu’on attend ; une tentative de suicide. Peut-être est-ce pourquoi on m’a donné les cachets. Peut-être me surveille-t-on pour vérifier que je fais les choses correctement. Mais ne m’aurait-on pas plutôt tué ? Me préfère-t-on mort, vivant, ou empaillé et encadré tel un horrible trophée de chasse, lors de la présentation à John Arthur ? »
la
récession. Les conditions idéales pour l’arrivée au pouvoir
d’un dictateur populiste et xénophobe : John Arthur.
Geoffrey Brook, le narrateur, est un personnage
tourmenté : enseignant à Oxford, il a conscience de n’occuper ce poste que
parce qu’il a connu John Arthur avant la première guerre mondiale. Homosexuel,
il vit dans la terreur d’être mis à jour tout en continuant à nouer des relations.
Atteint d’un cancer, il revient sur son passé et celui de l’empire britannique.
Invité à des commémorations par le dictateur en personne, il décidera d’agir.
Avec un style moins soutenu que pour l’Age des Lumières,
MacLeod nous décrit une fresque sombre à travers la nostalgie des jours heureux
de Geoffrey Brook qui finie par introduire la narration d’évènements clés du
passé par ce narrateur historien.
Discrimination, déportation dans les îles écossaises,
sentiment de revanche au sein du peuple, joug des Chevaliers de saint
Georges : on a l’impression d’être dans l’Allemagne nazie si ce n’est que
cette dernière n’existe pas et qu’un agitateur du nom d’Hitler croupi dans les
geôles du Kaiser Guillaume. En alternant présent, flash-back et narration
succincte d’évènements historiques, le récit est dynamique et l’on comprend
parfaitement la résolution que ce forge Brooke, il n’a plus rien à perdre après
tout.
Plus récit nostalgique que thriller haletant à la Fatherland, l’ambiance n’en est que plus sombre. Une plongée sans concession dans les mécanismes de la montée et l’effondrement du totalitarisme, l’opportunisme, la lâcheté au quotidien… Un excellent texte.
06 juin 2007
Patate Chaude : Neuf fois quatre font huit fois quatre
A la demande de Sachka...
Quatre films que je regarderai encore et encore :
- A la poursuite d'Octobre Rouge
- Le chateau dans le ciel
- Le bon, la brute et le truand
- Snatch
Quatre
endroits où j'ai vécu :
- Meaux (de 0 à 10 ans)
- Vaires sur Marne (de 10 à 13
ans)
- Coulommiers (de 13 à 17 ans)
- Pomponne (de 17 à 24 ans)
Quatre
émissions/séries TV que je regarde :
- Le dessous des cartes
- Kaamelott
- 4400
- Geo - 360°
mais je peux vivre sans aussi
Quatre
lieux où je suis déjà allée en vacances :
- Espagne et Floride avec mes parents
- Thaïlande et Turquie avec mes
parents via leur comité d'entreprise
- Sicile et à La Réunion
avec mon épouse
- et enfin un très rapide séjour
à Bruges suite à une virée à Lille
toujours avec mon épouse
Quatre
trucs que je check chaque fois que je vais sur le net :
- la Vigie (forum de joueurs)
- le cafard cosmique (site et forum)
- le forum de cyberstratege
- mon blog et ceux des gens que
j'apprécie
Quatre
mets que je ne mangerais pour rien au monde :
- tripes (mais pas l'andouille et
l'andouillette bizarrement)
- bestioles vivantes ou crues genre
insectes
- endives cuites
- kiwis
Quatre plats favoris :
- mon hachis parmentier maison
- le sorbet de cassis
- salade d'endives aux noix et au roquefort
- le confit de canard
Quatre
endroits où j'aimerais être en ce moment :
- Dans un parc ombragé au calme en
train de lire un roman
- Chez moi en train d'installer le modem
ADSL
- A la mer
- Pas à Paris
04 juin 2007
Fight Club de Chuck Palahniuk

« Tyler et moi au bord du toit, l’arme dans ma bouche,
je me demande si cette arme est vraiment bien propre. »
D’après la fiche auteur du www.cafardcosmique.com le livre a donné lieu au film de Fincher qui
a fait connaître le livre. L’un et l’autre sont très proches et l’on se demande
en début de lecture si la lecture du livre est essentiel tant l’adaptation
cinématographique parait fidèle.
Oui cette lecture présente un intérêt !
Rapidement le livre diverge du roman tant dans sa
construction, le narrateur multipliant les flashs back et les associations
d’idées que pour la cohérence du récit. Le roman est plus cynique, ironique,
trash, violent mais surtout plus cohérent : la fin est différente, moins
hollywoodienne et plus inquiétante mais
reprenons depuis le début au cas où vous n’auriez pas vu le film.
Le narrateur (on ne connaîtra pas son nom), un technicien en
rappel pour une firme automobile est mal dans sa peau et souffre d’insomnie.
Les neuroleptiques lui étant refusé par un médecin, il trouve le réconfort
en fréquentant des groupes de soutien pour malades incurables. Il y rencontrera
Marla, tout comme lui touriste du morbide paumée vivant d’expédiant… La
présence de l’un gênant la présence de l’autre, ils se partageront les réunions
et garderont le contact pour maintenir le statu quo.
Entre alors en scène Tyler Durden, philosophe de bazar lors
de vacances. Suite à la destruction de son appartement, le narrateur rejoindra
ce dernier. Au cours d’une discussion autour d’une bière, ils réaliseront leur
haine commune du système et mettront en place un nouveau mode de vie nihiliste
et violent basé sur des combats de rue. C’est quand on touche le fond que l’on
est vraiment libre. Tout un programme !
De combat en actions subversives, les adeptes de ce système
vont se multiplier tandis que Tyler nouera des liens avec Marla au grand
désarroi du narrateur. Tyler théorise tout de la symbolique de l’auto
destruction, à l’imposition à la population de figures détruites des membres du
Fight Club, de l’insertion d’image pornographique dans les films grands publics
en passant par l’introduction de déjections dans les repas servis au
restaurant.
« Je suis de l’ordure, a dit Tyler. Je suis de l’ordure, je suis de la merde, je suis cinglé à vos yeux et aux yeux de tout ce putain de monde, a dit Tyler au président du syndicat. Vous vous fichez bien de l’endroit où je vis, des sentiments que j’éprouve, de ce que je mange ou de la manière dont je nourris mes mômes ou dont je paie le médecin si je tombe malade, et oui, je suis stupide, je m’ennuie, je suis faible, mais je suis encore sous votre responsabilité. »
Bien vite avec la multiplication des Fight Clubs et la mise en fonction de cellules quasi terroristes, le narrateur va se trouver dépassé et encombré par son ami mentor tandis que ce dernier lui rendrait bien la réciproque. Commence alors une lutte pour la primauté, l’un voulant détruire l’œuvre de l’autre mais cela est il encore possible ?
Trash et jubilatoire, Fight Club ne laisse pas indifférent tant la critique de notre société y est acide. Tout y passe du système qui broie les individus, la douce torpeur qui engourdie suite à trop de conforts ou l’inutilité de notre mode de consommation. Tout cela narré dans un style très particulier mais pas désagréable. A lire !
01 juin 2007
L’enjomineur – 1794 de Pierre Bordage

Les intrigues se dénouent et nombre de personnages
secondaires oubliés refont surface…
Emile hésite entre le cauchemar sanglant de Mithra et le
paisible monde invisible tandis que Cornuaud et sa sorcière africaines, las des
carnages, s’humanisent peu à peu…
De Paris, le récit se portera rapidement en Vendée où la
répression anti-royaliste fait rage.
Emile et Cornuaud croiseront les connaissances de l’autre
puis finiront par se rencontrer une dernière fois…
L’auteur renoue avec la fureur meurtrière de 1792 en
décrivant la répression aveugle menée par les troupes républicaines en Vendée,
toutefois le récit reste emprunt d’espoir notamment dans l’évolution de la
psychologie des personnages : le temps du fanatisme est terminé et celui
des désillusions arrive. Plus que celle de Cornuaud, l’évolution d’Emile est
assez intéressante et pleine de rebondissement même si ses propres aventures
sont quelques peu répétitives dans leur structure, cela tenant sans doute à la
nature non belliqueuse du personnage.
Le cycle de l’Enjomineur se termine donc ici sur une note
humaniste, la révolution française et la révolte vendéenne auront été conté
sans manichéisme : les manœuvres des deux camps étant présentés sans fard.
La narration n’est pas sans rappeler celle des « Chemins de Damas »
avec l’apparition de plus en plus fréquente de grain de sable dans les rouages
des machines à massacrer au fur et à mesure que la lassitude et les
désillusions apparaissent et que la compassion revient.
Une trilogie pleine de fureur se terminant de manière quelque peu rapide
et téléphonée pour Emile mais rehaussée par l’histoire de Cornuaud. Un bon
moment pour les amateurs de Bordage.