15 mars 2007
L’ombre du bourreau de Gene Wolfe
Contrairement à ce que pourrait penser l’image, je n’ai lu
et ne chroniquerai que le premier volume éponyme de ce cycle. J’ai suivi en
cela le conseil du libraire de Scylla qui a été jusqu’à me prêter une version
poche d’occasion plutôt que de me vendre les deux intégrales…
Severian a été élevé depuis sa prime enfance au sein de la
guilde des bourreaux et en ne sortant
que très peu de la Citadelle de l’immense cité de Nessus. Le monde de Teur où
évolue le héros narrateur semble se passer dans un futur très lointain où les
habitants auraient quasiment régressé jusqu’au moyen age tandis que persisterai
ici et là quelques machines d’un passé interstellaire plus glorieux.
Arrivé à de très hautes fonctions, Severian couche ses
mémoires sur le papier et nous conte sa vie. De son enfance au sein de la
guilde on ne saura au final que très peu
de choses, Wolfe préférant, à travers la prose de Severian, s’étendre sur cette Citadelle symbole d’un pouvoir
despotique lointain et la ville de Nessus elle-même.
Severian franchit les différentes étapes qui doivent l’amener
au statut de compagnon de plein droit mais finit par commettre une faute et est
condamné à l’exil. S’en suis alors les péripéties de sa première journée dans l’étrange
Nessus…
La narration en elle-même est entrecoupée de réflexion plus
ou moins philosophique de la part de Severian et la trame est assez lâche. Wolfe
semble plus intéressé par la présentation de son univers que par une véritable
intrigue. Quoi qu’il en soit son style est très agréable et les trois cent
cinquante pages de ce roman sont vite lu (cinq jours dans mon cas).
Un style agréable et un univers baroque sont ils suffisants
pour faire un bon roman ? J’avoue n’avoir pas encore tranché
définitivement la question mais la fin quelque peu abrupte de ce premier volume
ne m’incite pas à acquérir l’intégrale.
Par ailleurs le fil rouge de cette histoire est assez ténu
aussi je ne conseillerai ce livre qu’aux amateurs de tourisme fantastique
exotique.
